Dix jours de plus, presqu’un mois. Et ce con qui tape derrière moi avec son marteau. Je savais qu’il y aurait des travaux, il n’empêche. Alors je monte le son. Tant que le téléphone ne sonne pas. En fait, pourvu que le téléphone ne sonne pas. Ce n’est pas croyable de taper comme ça avec un marteau. A force, il va bien s’en mettre un coup sur les doigts. Non, ça n’arrive pas, moi oui, eux non.
Alors ça énerve. Voilà, je suis énervé. Un peu comme contre le système judiciaire qui laisse en liberté ce type qui ne pointe plus dans son commissariat, un peu contre le système généralisé de truandes qui ferme les yeux sur les malversations médicamenteuses, un peu contre notre gouvernement qui se joue de la Tunisie avec une maladresse qui n’a plus rien d’honnête. Après, il ne faudrait ne pas s’énerver. Putain, voilà qu’il retape.
C’est un peu vain, j’envoie des lettres à la Lyonnaise des Eaux pour leur expliquer que gros comme ils sont, on n’est pas des tanches non plus. Voilà une question de principes.
Et puis, il y a le Pôle Emploi et ça me lasse. Quatre centres qui me voient défiler, pour un seul dossier, pas de communication, oh surtout pas. Il est question de batailles de statistiques, de rendements au chômeur.
En vous souhaitant.
A force de s’énerver, on se retrouve devant Lhermitte et le petit écran à regarder Doc Martin. Un peu décalée (la série), un peu décérébré (moi), je souris et rigole. Ce ne sont pas les dialogues du Père-Noël mais ça me suffit. Quelquefois, ça suffit.
Voilà qu’il scie. ou alors il tente d’arracher je ne sais quoi de la paroi en bois. Je lui en foutrai des coups de tournevis dans l’œil.
J’ai même l’impression qu’ils sont plusieurs derrière la cloison. Oui, ce doit être ça, on ne peut pas taper et scier en même temps. ou il faudrait être très fort. Ou inconscient. Ou alors, je manque d’imagination.
Déjà un mois en 2011. Vous avez vu ce temps. Je n’attends plus la neige mais je ne veux pas de cette brouillasse humide qui te rentre sous la peau. J’en ai marre d’avoir froid aux pieds et au pif. Il y a ces candidats, 1 sur 5, peut-être 1 sur 4 qui prennent rendez-vous et qui ne viennent pas, sans prévenir. Des jeunes d’aujourd’hui, comme je dirai, vieux con élevé à la mode d’autrefois. Je vois toutes les choses qui se sont perdues en chemin depuis les années 80. On n’y peut plus rien, c’est tout un abracadabrantesque patchwork de mauvaises habitudes qui se sont installées. Employeur, je suis le mauvais, l’exploitant.
Il tape, il tape sur je ne sais quoi mais je lui mettrai bien les bambous à travers la tronche.
Ouais, il bosse, lui aussi. Il n’empêche.
En vous souhaitant.