<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912</id><updated>2012-01-01T10:35:22.947-08:00</updated><category term='1982-1986'/><category term='1971-1977'/><category term='1978-1981'/><category term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><category term='Digressions'/><category term='Perte de temps'/><category term='Hume heure qui passe'/><category term='Bloggons'/><category term='En direct'/><title type='text'>L'incroyable intolérance de l'ours brun des cavernes</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://l-ours.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>146</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2675271224736347560</id><published>2012-01-01T10:35:00.001-08:00</published><updated>2012-01-01T10:35:22.980-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Entre veille et réveil</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Nous n’avons pas vraiment fêté le réveillon du nouvel an, pourtant, j’y pense déjà comme un bon souvenir. Certes, nous avions laissé nos enfants avec ma sœur et sa famille et ma mère et nous n’étions que deux, mais il n’y a pas de bonne formule. Il fallait que la recette corresponde au menu nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je ne me voyais pas faire face au décompte de la fin du 31, avec tout ce que cela suppose dans les premières secondes de l’an suivant. Les souhaits de 2012 pourraient être nombreux, sincères, nous pourrions nous dire que la santé, c’est important, nous serions comme tout le monde à respecter ce drôle de rite qui finalement, ne change pas grand chose à l’univers qui nous entoure et à notre vie quotidienne.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ou alors, ces vœux constitueraient le signe de la vidange psychologique que nous nous imposons pour continuer à avancer et à espérer que, bientôt, demain, tout ira bien mieux, puisque ce n’est pas le même chiffre noté en bout de date pendant les 365 prochains jours. Nous sommes bien imprégnés de la coutume et je crois que nous y croyons. Quelque part, au fond de nous, inconsciemment.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’aurai pu, j’aurai dû peut-être, achever cette année en famille. Mais la famille a été amputée d’un membre depuis six mois. Pour moi, il s’agissait d’une jambe, la plus forte, celle sur laquelle, sans le savoir, sans vraiment m’en rendre compte, je m’appuyais tous les jours de ma vie depuis 40 ans. La coupure a été assez nette, rapide, brutale, soudaine mais la cicatrisation est lente. Je ressens une plaie, par endroit, encore à vif qui nécessite des pansements, mais aucune médication. Parfois, je me rends compte qu’il me faut cette douleur, qu’elle m’est nécessaire pour vivre, ou survivre. C’est peut-être pour cela que j’écoute certaines chansons plus que de raison, ces airs et ces paroles, je les écoutais déjà au début de l’été dernier.&lt;br&gt;Je claudique, je&amp;nbsp; boite, j’oscille avec maladresse sur mon déséquilibre récent.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;La reconstruction physique et psychologique passera par mon adaptation à supporter le manque, l’absence. Je n’essaie même pas de me trouver une prothèse, non, je veux apprendre à marcher de ce nouveau pas. Je vais essayer de renforcer mes autres piliers. J’ai de la chance, j’en ai autour de moi, deux, trois, qui soutiennent, qui tiennent, qui partagent. Je devrai aussi créer un balancier pour que mon poids ne soit pas uniquement lourd et deviennent insupportable et, au contraire, je devrai être capable de porter les autres pour que l’édifice soit solide et que rien ne se brise.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors nous avons réveillonné à deux, nous n’avons pas échangé de longs mots dont la valeur n’aurait pas été exacte. Vers minuit, nous avons entendu, ailleurs, des pétards, des cris, des mugissements de trompettes, sans doute des vuvuzelas ressorties pour l’occasion; le chien est venu nous surveiller et se rassurer à l’entrée de la chambre; dehors il faisait doux pour la saison, dans la maison aussi.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Des tas de gens ont fait la fête, se sont embrassés, comme nous n’avions déjà fait, comme nous le feront probablement, parce que, nous ne sommes pas, enfin, ce sera possible.&lt;br&gt;Il parait que c’est différent, le vide, au bout d’un an. Mon pote, celui qui avait perdu son père un an avant, me l’a expliqué. Mais bon, il n’en parle pas trop, peut-être que non. Je ne connais pas le nombre de mois suffisants pour oublier en continuant d’y penser.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je n’ai pas envie de trop souhaiter la bonne année, ça sonnerait faux, peut-être. Un peu parce que je sais que ça ne sert à rien, que ça n’évite rien, mais je le ferai probablement car c’est ainsi que c’est souvent mieux. D’ailleurs, je me surprends à le faire dés le premier jour, sincèrement. D’ailleurs, les autres ne m’ont rien fait, il méritent des souhaits, des vœux et pour peu que l’on y croit…&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Si je me relis, peut-être trouverais-je dans ces lignes une résolution à la con. J’espère qu’il existe des résolutions tenables.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2675271224736347560?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2675271224736347560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2675271224736347560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2012/01/entre-veille-et-reveil.html' title='Entre veille et réveil'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2958525445430254594</id><published>2011-12-26T10:08:00.001-08:00</published><updated>2011-12-26T10:09:32.288-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>L’éclusier</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;J’avais demandé à mon père (je l’avais plutôt poussé à, façon insistante à la limite de la pénibilité déclarée) d’écrire ses mémoires. J’avais pris conscience que je ne connaitrais pas tout, qu’il y aurait des vides persistants dans la vie de mes parents. Plus encore, je voulais connaitre son enfance, avec ses huit frères et sœur. Je souhaitais lire les relations familiales, le décès accidentel de Bernard, l’oncle dont je porte de prénom en troisième place, les accords et désaccords, éventuellement comment il connut l’amour, et puis ma mère.&lt;br&gt;Je l’ai souvent questionné, &lt;em&gt;alors, où tu en es?, t’as commencé? t’avances&lt;/em&gt;? j’avais des réponses évasives malgré le fait que je savais qu’il avait débuté quelque chose.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai discuté ce weekend avec le frère numéro six dans l’ordre chronologique, celui qui reste le plus proche et qui appelle ma mère tous les jours depuis le 28 juin. J’ai la même impression, évasive, mesurée qui me dit en filigrane&lt;em&gt; tu sais nos vies ne sont pas très intéressantes, nous n’avons rien fait de si extraordinaires qui mérite d’être conté&lt;/em&gt;. Le grand-père était pareil, il n’a jamais rien dit de sa résistance de 1944. Il faut que je trouve par hasard un article sur Wikipedia. Il y a une mixture magique, mélange de timidité, de modestie et d’humilité dans ces comportements. Ils ne se mettent pas en avant.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai l’idée absurde de vouloir mieux connaitre le vingtième siècle par des livres et des illustrations afin d’imaginer que j’obtiendrai des informations sur la jeunesse de mon père et sur sa vie d’adulte. Je crois que c’est absurde mais je gagnerai probablement un peu de culture générale et plus d’idées reçues interprétées par d’autres que moi.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Bien plus démonstratives que ces photos et articles entassées à mon chevet, il y a ces quatre pages enregistrées sur le disque dur. Depuis cet été, je n’ai pas encore eu le courage de les lire. J’ai fait mine d’utiliser les diagonales pour apprendre, mais c’est inutile. Je commence, espère et bloque les freins à la septième ligne lorsque mon père s’interroge sur les raisons de ma demande. Il pensait que cela nous éviterait de ressentir le vide dont il avait pris conscience à la mort de son propre père puis au décès de sa mère. Systématiquement, je ne vois plus la ligne suivante. Il ne se doutait pas que sa réflexion me mettrait dans un terrible abyme, en écho du sien. Il ne songeait pas que sa souffrance d’alors me serait démultiplier aujourd’hui en passant d’une génération à l’autre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’imaginerai sans doute ses aventures plus que je ne les découvrirai. C’est ainsi.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Hier, c’était Noël. Bientôt, je dirai au revoir à cette année, en espérant que le temps fasse son œuvre. Je m’accroche sans me suspendre et, par instants trop longs, en ce moment, je me dis que je n’y arrive pas.&lt;br&gt;Je repense à cet article scientifiquement vulgarisé qui expliquaient les pleurs comme l’expression du surplus émotif et me dis que je dois de cette manière me purger régulièrement pour éviter le débordement en ouvrant des écluses. Je me persuade qu’une fois le niveau abaissé, je serai apaisé pour jours ou semaines.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Enfin, on verra bien demain.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;C’est étrange, face aux malheurs du Monde. C’est incohérent.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Sans que ce soit une quelconque solution en quoi que ce soit, je n’ai pas envie du 31, de minuit et des embrassades. Car je sais de façon inévitable que cette transition rituelle sera anormale. Si j’ai un peu de chance ou un soupçon de volonté qui sera interprété par un sale caractère redondant ou un caprice de quarantenaire immature, je serais parti vers vingt-trois heures.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je crois que je dois rentrer, on m’attend.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2958525445430254594?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2958525445430254594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2958525445430254594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/12/leclusier.html' title='L’éclusier'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2892656381030230463</id><published>2011-11-25T06:56:00.001-08:00</published><updated>2011-11-25T06:56:40.246-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Voies sécantes et parallèles</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Encore une date du jour d’après passée. Hier, il aurait eu 73 et j’y ai pensé moins de cinq minutes après avoir posé un pied à terre.&lt;br&gt;Ma mère lui a offert de belles fleurs et a fait le tour de toutes les connaissances du coin. C’est que le temps passant, il ne s’agit plus de retenir le nom des rues et des avenues des villes mais connaitre l’allée du cimetière et compter les tombes à partir du début pour rencontrer les gens. D’un sens, c’est plus simple, c’est très écologique, le carburant est économisé, il n’y a qu’une seule véritable adresse. Aussi, c’est plus sain, rien à craindre des ondes téléphoniques émises à travers les portables, la ligne matérielle a été coupée.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Vraisemblablement, ma situation a changé. Je m’accommoderais du gouffre de l’absence. Ce serait donc vrai, comme quoi, la vie continue, que le temps bla bla. Disons que l’effet est différent, bien plus sournois, lorsque l’activité au travail est ralentie, quand je pense souffler.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai terminé un très bon livre, &lt;em&gt;Une vie française&lt;/em&gt; de Jean-Paul Dubois (Prix Fémina 2004) m’ayant permis de m’évader tout au long d’une autre existence. Au milieu de l’ouvrage, en deux simples pages, le décès du père résonnait en écho dans ma tête. Je parallélise tout ce qui m’entoure avec l’évènement du début d’été. C’est ainsi et je n’y vois pas de mal.&lt;br&gt;Une question se pose, quant à savoir si je m’oriente dans la bonne direction et que je ne m’accroche pas trop au passé, comme si désormais, ce qui était devant était moins important que ce qui a été vécu.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors, je donne moins d’importance à certains soucis du quotidien laborieux (je ne sais que ce n’est pas volontaire), je me dis qu’il faut profiter en desserrant par moment le frein à main. Ce n’est pas dans ma Nature. La période est curieuse. Je pressens que la crise n’est que le début des catastrophes qui nous attendent; j’ai tendance à croire que les vies seront différentes dans deux ans, parce qu’il se passera quelque chose qui nivèlera les valeurs, les positions et la situation globale.&lt;br&gt;Peut-être bien, que sous un certain regard, la fin du Monde de décembre 2012 sera réelle, la fin des quotidiens vers d’autres obligations.&lt;br&gt;Ou alors tout continuera, parce que c’est ainsi et que l’échelle de référence est disproportionnée par rapport à nos petits problèmes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Mes enfants grandissent, je le vois mais ne le regarde pas. Peut-être qu’ils ont l’un et l’autre déjà passé la moitié du temps de cohabitation avec leurs parents. L’un a 11 et aura 22, l’autre a 9 et aura 18.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Curieusement, je m’attache à 2008 comme point de départ entre “tout va bien” et “l’inquiétude de la catastrophe qui arriverait”. J’ai dû bifurquer à un certain carrefour comme il en existe dans toutes les existences et prendre une direction différente des années précédentes.&lt;br&gt;Depuis, conscient, je tente de resserrer les fils pour revenir les rails. C’est idiot de penser réussir car on ne maitrise pas le véhicule.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Applications géométrique et rationnelle des vies.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2892656381030230463?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2892656381030230463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2892656381030230463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/11/voies-secantes-et-paralleles.html' title='Voies sécantes et parallèles'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1223163868894663505</id><published>2011-11-11T09:10:00.001-08:00</published><updated>2011-11-11T09:10:36.087-08:00</updated><title type='text'>En vies</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je ne sais plus vraiment combien de temps ça fait. Enfin, je sais qu’il y a eu un changement de saison et d’heure. Je ne compte plus en fait.&lt;br&gt;Bientôt, cela aurait été son anniversaire. Il y a peu, c’étaient les premiers anniversaires sans lui. Effectivement, tout a changé. Il va y avoir des tas de premières fois sans. J’attends donc de ne plus penser ainsi mais cela viendra sans que je m’en aperçoive. C’est devenu si différent pour ma mère, en surmultiplié.&lt;br&gt;Cette semaine, un de ses amis est parti aussi. Je n’en ai rien ressenti.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai l’humeur vagabonde et je ne m’attache plus aux mêmes choses qu’avant, comme si, probablement, il y a eu un avant et un après. Je combats une tension constante, interne qui s’extériorise du côté des cervicales et de l’estomac.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Souvent, je me dis que les autres ne peuvent pas comprendre. Encore moins qu’auparavant, c’est dire. Certains tentent le coup quand même, mais tombent à côté, mais je ne dis rien, je dis que ça va et nous changeons de sujet parce que je perçois que ce n’est pas la bonne aide.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;L’autre soir, j’ai passé deux coups de fil. Et puis, mes potes n’étaient pas à l’écoute à ce moment là. Je ne peux pas leur reprocher, ils sont dans leurs histoires, un petit peu dans leurs bulles, comme je flotte dans la mienne. Ce doit être rare d’être en communion d’état d’esprit ainsi.&lt;br&gt;Ils ont bien essayé d’être présents mais bon. J’aurais voulu qu’ils soient téléportés à mes côtés en un instant juste pour une soirée, mais ça ne se passe pas comme ça, la vie.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je recherche mes envies, je sais que je ne peux pas me relâcher, surtout à cause du boulot, qu’il ne faut pas lâcher, ce serait trop bête. D’autant qu’avec le bordel ambiant, les mois passent et je n’aime pas absolument pas ce que j’aperçois tout au bout. La pente est savonneuse et il faudra bien ramener un salaire à un moment donné. Dire que nous souhaitions créer et sécuriser notre propre emploi.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je n’ai plus les moyens (je me les astreints) de mes ambitions de vie alors je dois revoir tous les référentiels. Parce que je suis impatient.&lt;br&gt;Et puis … merde alors.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;A un moment, tout se re-stabilisera. Ou il y aura d’autres basculements. Je compte les piliers qui me soutiennent. Dans un an, plus, je ne souhaiterai pas me relire. Ou alors, j’essaierai de trouver dans ces phrases d’autres prémices.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y a des moments plus que d’autres pour lesquels j’aimerai jeter un coup d’œil à demain.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1223163868894663505?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1223163868894663505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1223163868894663505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/11/en-vies.html' title='En vies'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6907911525315001047</id><published>2011-09-27T08:38:00.001-07:00</published><updated>2011-09-27T08:38:13.782-07:00</updated><title type='text'>Après, un pas</title><content type='html'>&lt;p&gt;Ce seront des banalités.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Demain, ce fera trois mois, je n’arrive pas à comprendre si c’est long ou c’est court, si je dois penser déjà ou enfin.&lt;br&gt;Heureusement, il y a quelque chose qui pousse au cul, qui oblige à avancer. C’est peut-être l’envie de se dire qu’il n’aurait pas voulu que je reste comme un con.&lt;br&gt;Il m’est arrivé d’y penser, de songer qu’il partirait un jour, parce que c’est la force des choses, la logique généalogique. J’imaginais comme ce serait difficile et je changeais de sujet de pensées. En fait, l’épreuve est au delà de tout.&lt;br&gt;Je me dis que j’ai été –je suis- trop gâté. Comme un gosse, je me retrouve, comme si je n’avais pas quarante berges.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je lutte, c’est étrange. Je navigue dans une bulle. Il me reste tant à faire.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6907911525315001047?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6907911525315001047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6907911525315001047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/09/apres-un-pas.html' title='Après, un pas'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-471522398378309705</id><published>2011-08-09T08:28:00.001-07:00</published><updated>2011-08-09T08:28:56.502-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>“ … “</title><content type='html'>&lt;p&gt;Vide.&lt;br&gt;Absence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis ce putain de 30 juin, toutes mes pensées et tous mes écrits vont vers mon père.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Simplement.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-471522398378309705?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/471522398378309705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/471522398378309705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/08/blog-post.html' title='“ … “'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-3518534310850267045</id><published>2011-06-28T01:34:00.001-07:00</published><updated>2011-06-28T01:34:36.789-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Voyages</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Peut-être est-ce de l’ordre du phantasme (bien que celui-ci fut assouvi une fois déjà en tant que tel) ou d’une vie précédente. De l’école primaire et l’Histoire contée de l’Antiquité, j’étais intéressé. Curieux comme on peut l’être, enfant, face à la possibilité d’un dinosaure, ou d’un Colisée, d’aqueducs, des ruines de Pompéi. Ma phase préhistorique passait tandis que je découvrais les squelettes et l’évolution tardive de l’homme. Ma phase antique n’est toujours pas achevée. je reste admiratif de cette époque, pourtant violente, pourtant si éloignée d’aujourd’hui.&lt;br&gt;Il reste les ruines, les colonnes, les temples, les arènes, les statues, les gravures et autres. De quoi imaginer, s’étonner et difficilement admettre que la philosophie est née de la Grèce d’alors et que les grandes formes politiques, que les organisations civiles sortent de Rome.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Depuis trois ans, je lis les histoires de Rome, le comment du pourquoi, le fonctionnement, les règles, les successions… Les noms entrent et sortent de ma mémoire comme si je n’étais plus capable de retenir une fois le livre fermé. Après Max Gallo, Colleen McCullough, à gauche et à droite, quelques milliers de pages romancées ou documentées à outrance, et je continue. Je m’en prends aux classiques, comme &lt;em&gt;Les mémoires d’Hadrien&lt;/em&gt; de Yourcenar. Impressionnant ouvrage qui me donne toujours envie de plus, de comprendre et de maitriser cette Histoire. Certain de ne pas avoir l’envie d’y avoir vécu, je ne sais toujours pas pourquoi je me plonge à l’intérieur.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;De mon année de redoublement de seconde, je ne retiens que deux choses. Grâce à cette année-là, un lien s’est formé avec Lio. Nous avions beau nous suivre parallèlement depuis le primaire, il aura fallu ce long carrefour pour nous accrocher.&lt;br&gt;Le second évènement fut le voyage à Rome de ce printemps mille neuf cent quatre-vingt - je ne sais plus. Le professeur de latin était jeune, passionné et s’engageait à nous apprendre sa langue morte. La classe était un regroupement de ces élèves pour lesquels les parents avaient décidé que le latin, c’était bien, c’était mieux, c’était un bon moyen de tomber dans l’excellence sélectionnée. A 14, 15 ou 16 ans, décide t-on seul de faire latin ou grec?&lt;br&gt;C’est ainsi qu’un voyage à Rome s’organisait avec un lycée d’une ville voisine. Train vers la capitale italienne et pour le retour, je ne sais même plus dans quoi et comment nous dormions là-bas. Je sais qu’il y avait plusieurs restaurant, des sandwichs, des promenades idylliques sous un doux soleil. Nous avons visité tant de monuments antiques, des jardins, des villas, jusqu’à des catacombes fermées au public. Je n’avais pas réalisé alors. Faut-il donc que je sois marqué inconsciemment.&lt;br&gt;A moins qu’il ne s’agisse de Sandrine, dont l’image d’une course encaleçonée dans la coursive surchauffée du train du retour me marquera, je pense, jusqu’au bout de mes rides.&lt;br&gt;Sandrine était de notre lycée, était sortie plus tard avec un gars aux cheveux longs qui écoutait ACDC et autre Metallica. Un gars qui s’appelait Stéphane, qui était un copain et qui a fini par la larguer face à une incompréhension ébahie de nous autres. Sandrine était sans doute l’exemplarité des statues romaines que nous avions vues des heures durant. En plus d’être de ces filles qu’on aborde pas car&lt;em&gt; on sait que ce n’est pas pour nous&lt;/em&gt;, elle était gentille et extrêmement sympathique à côtoyer. Être proche d’elle suffisait à bien des bonheurs, un peu comme si seulement la connaitre nous élevait dans la hiérarchie de respectabilité du lycée. Il y avait ceux qui discutaient avec Sandrine, qui lui faisaient la bise et ceux qui regardaient, de loin, envieux.&lt;br&gt;Est-ce parce que Sandrine, sorte d’icone moderne à nos yeux, était à Rome pendant ces dix jours que je garde pour la ville ce sentiment de dolce vita, de romantisme, de ville dans laquelle j’aimerai vivre, pour le climat, pour les fleurs, pour l’accent italien, la gastronomie simple et raffinée et pour toutes ses vieilles pierres?&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les impressions douces que m’inspire Rome sont curieuses et agréables. Je regarde un livre, des images de la ville éternelle et cela m’apaise, comme lorsque je feuillette de nouveau mes anciens albums photos. Difficile à exprimer, à classer avec des mots.&lt;br&gt;Alors depuis le lycée, j’ai réussi à y retourner, une fois, un peu dans un contexte idéal, trois jours à la destination surprise pour ma femme, sans enfants. Une musique dans les oreilles lorsque le taxi nous a déposé à Roissy, cela s’imposait et Daho nous emmenait avec lui dans son &lt;em&gt;Week-end à Rome&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;J’étais pourtant en fait assez inquiet d’y aller de nouveau.&lt;br&gt;Les images qui me venaient, qui s’étaient formées et déformées en vingt ans n’allaient-elles pas entrainer une déception. Sandrine n’était plus là, je crois qu’elle s’est aussi mariée depuis et qu’elle ne saura jamais ce qu’elle nous inspirait. Ou, le savait-elle peut-être, mais elle n’en jouait pas. Un garçon de 16 ou 17 ans est tellement ballot. Avec ce recul, je ne crois pas qu’il s’agisse d’amour adolescent, c’était elle, très idéalisée, mais qui le méritait. Il est difficile de vraiment désirer l’inaccessible.&lt;br&gt;Je voulais retourner en Italie avec ma femme pour lui faire partager un bien intérieur. Nous avons couru début novembre sous un chanceux soleil printanier, nous avons marché, marché, visité, traversé, vu tout ce qu’il était possible de voir en deux jours pleins. Nous avons essayé de profiter et avons sans doute réussi puisque je n’ai que de bons souvenirs de cet intermède, et, l’envie d’y retourner plus calmement, plus longtemps pour respirer les hauteurs du Palatin, se mélanger aux ambiances nocturnes des places, s’assoir plus souvent dans les jardins, et terrasses, prendre le temps d’apprendre encore, de regarder ces modes italiennes, pour se rafraichir aux fontaines et à l’ombre des pins parasol, traverser les couloirs décorés des villas, s’étonner dans les musées, effleurer les formes des statues blanchies, écouter le bruissement de la ville et s’agacer des scooters qui klaxonnent, s’amuser des autres touristes qui ne font que visiter.&lt;br&gt;Qu’il est difficile d’expliquer, de décrire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Un jour, nous y retournerons, avec ou sans les enfants. Je suis partagé à l’idée de leur faire découvrir cette … passion finalement ou d’y aller égoïstement à deux, juste pour nous. Il faudra que cela dure au moins une semaine, que je ne sois pas trop vieux.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" src="http://olharfeliz.typepad.com/photos/uncategorized/pergola_latinoalentejane.jpg" width="267" height="200"&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-3518534310850267045?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3518534310850267045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3518534310850267045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/voyages.html' title='Voyages'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4438803889277237926</id><published>2011-06-24T09:09:00.001-07:00</published><updated>2011-06-24T09:09:22.311-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Changement de face</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le projet, qui n’en n’est plus un, mais pas encore une réalisation, avance, par à-coups, étrangement cyclique. Nous tentons de tasser les amplitudes pour rendre les mauvaises semaines moins désagréables et les bonnes semaines plus relatives. Les clients vont. Nous avons sous-traité l’une d’entre eux, malhonnête et manipulatrice, à un Tribunal.&lt;br&gt;Nous avons tourné la page aujourd’hui d’une opportunité de rachat d’un concurrent. Un truc étrange que nous n’avions pas demandé. Une occasion instructive pour laquelle nous ne souhaitions pas prendre de risques et qui ne se fera pas. Nous restons écureuils avec nos noisettes en réserve.&lt;br&gt;Bientôt nous passerons une audition pour un agrément supplémentaire. Nous avons travaillé pour, comme le reste, avec transparence et honnêteté, donc sans regret.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Demain, quelques semaines, nous serons en vacances par alternance en croisant les doigts pour tout se déroule, pour que tout soit au mieux en l’absence de l’autre. En fait, nous avons, indépendamment l’un de l’autre le sentiment que le ciel nous tombe sur la tête lorsque l’autre s’octroie quelques jours à gauche ou à droite. Et puis septembre arrivera, j’espère dans les clous. Et puis octobre, date anniversaire.&lt;br&gt;Je crois qu’en octobre, nous pourrons peut-être nous projeter à l’année suivante, à un premier bilan de l’année N. Et puis, raisonnablement il y aura l’année N+1.&lt;br&gt;Mais entre temps, il y aura eu tant d’épisodes à faire passer, à régler.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les semaines et mois passent sans que nous puissions réellement les compter. Nous constatons que ce ne sont plus les mêmes saisons car au dehors, les jupes et les robes sont sorties, car au dedans, nous ne subissons plus le froid du vieux bâtiment.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il y a, je crois, cette envie de souffler, un peu, beaucoup. Mais ça ne tourne pas tout seul. La différence entre la vie d’avant et aujourd’hui est qu’il n’y a plus vraiment de vacances. J’essayerai d’y croire un peu mais j’aurai la tête parasitée. C’est ainsi, car je sais que le téléphone peut sonner, qu’une difficulté peut se présenter pour laquelle toutes les forces et avis sont requis.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors je rêve un peu de l’avenir lorsque nous pourrons vraiment nous appuyer sur d’autres avec d’autres pensées. Je suis difficile et impatient. Ou alors tout sera différent mais j’essaye de ne pas y songer.&lt;br&gt;Alors, j’essaye de maitriser ces tensions, ce stress inhérent et apprendre, toujours à apprendre à relativiser, séparer les problèmes, les gérer un à un.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Et puis, il y a ces photos dans lesquelles j’aimerai avoir le temps et la volonté de replonger. Je souhaiterai avoir le temps et l’envie de faire ce bilan. Réalise t-on un bilan lorsqu’on a l’impression d’avoir achever quelque chose, une période, un cycle? J’imagine que je suis dans le cycle, non avant, non après. D’un sens, je ne pense plus au temps. Ou à peine. Ou en faisant semblant.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Sur internet, je suis tombé cette semaine sur des concerts enregistrées à l’époque des K7 et du walkman. Du mp3 comme doses du plaisir de se souvenir. Dans un coin d’un vieux carton déménagé trois fois, je dois avoir mes propres exemplaires de ces soirées. Anciennes K7 dont l’état … mais peut-être que je pourrais en faire quelque chose. J’enregistrais à bout de bras et en chantant bas, ou alors micro déporté sur une casquette. Croisement de doigts pour que la K7 n’arrivent pas au bout pendant un titre, j’anticipais, retournais pendant les applaudissements.&lt;br&gt;A la sortie comme à l’entrée du concert, l’appareil était dans les chaussettes, à cause de la fouille partielle. Allez faire tenir un vieux walkman à K7 dans une chaussette. C’était avant.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Rien que pour cela, ce fut une bonne semaine.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4438803889277237926?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4438803889277237926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4438803889277237926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/changement-de-face.html' title='Changement de face'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4488699253191294129</id><published>2011-06-21T08:54:00.001-07:00</published><updated>2011-06-21T08:54:35.838-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>My-stique–Mi-Raison</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il s’agirait de trouver une explication à tout au lieu de laisser vivre les évènements. &lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je ne sais plus quel âge j’avais lorsqu’une personne m’expliquait qu’il ne fallait pas faire à autrui ce que je ne voulais pas qu’on me fasse. J’étais gamin, sûr. C’était mon père, ma mère, une séance de catéchisme obligatoire, un dessin animé, Casimir, une chanson, une expérience, la vie peut-être ?&lt;br&gt;Précepte estimé épatant que je tente, tant bien que mal, de transmettre aux enfants, quelquefois aux adultes, lorsque l’occasion est présentée. J’ose penser qu’il s’agit, pour tout bon humain à peu près normalement constitué, la solution d’une existence.&lt;br&gt;Parfois, c’est idiot, j’essaye de l’expliquer au garçon lorsqu’il tape un gros arbre avec un bâton, juste comme ça, à la fille quand elle fait mine de faire voler le cochon d’Inde à l’estomac blindé.&lt;br&gt;&lt;em&gt;Et si on te faisait ça, à toi, aimerais-tu?&lt;br&gt;&lt;/em&gt;Je suis rabat-joie pénible, moralisateur. J’ose imaginer que le Monde serait plus tranquille et les relations globalement plus respectables.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Inconsciemment, non, plutôt consciemment, je m’interroge sur le fait même de ce principe. Et s’il était lié à cette autre règle presqu’espérée qui dit qu’il y aurait un équilibre dans nos vies, une balance de nos actes qui se veut toujours horizontale, à la fin. Crois-je en cette justice divine parce que je ne suis pas si malheureux que ça? Ou ai-je provoqué cet état. Que dirait celui qui n’est pas né en France mais à Kaboul ou aux portes du Sahara. Je n’y pense pas, cela réduirait la théorie à zéro. Ou alors, il faudrait trouver d’autres raisons à tout.&lt;br&gt;Mon idée passe sur mon histoire. Et si m’être montré irrespectueux de mes parents, avoir fait trop crier ma mère, avait eu comme conséquence cette série de mauvaises notes.&lt;br&gt;Et si je n’ai jamais réussi à embrasser cette fille parce que je me moquais trop de cet autre gars. Et si ce contrat étonnant contrebalançait ces problèmes avec ce salarié, et si tout le beau temps rêvé pour ce weekend précis apportait par la suite un mois de juin pluvieux.&lt;br&gt;Et si un vœu avait une contrepartie. Et si ces trop nombreuses années de célibat m’avaient permis de trouver la femme de ma vie. Et si la naissance délicate mais heureuse de ma fille était le passage obligé de ce matin de novembre sans voiture et aux feux verts inexplicables. Ou l’inverse.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans ces doutes et ces périodes d’interrogations trop présentes, j’applique, j’espère, je crois, j'e m’accroche. Il est vrai que tout passe, que je me dois de rechercher ce qui est mieux là où il y a moins bien. Est-ce ça l’optimisme ? Comment peut-on doser ses chances, à partir de quel niveau, la boule roule dans l’autre sens. Quel est le point d’équilibre.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Dans ces idées, je tente d’être décideur de la suite. Je remplis ou je vide la fiole, j’essaye de limiter les trop grandes amplitudes. je me pose ces questions parce que, peut-être, j’ai plus de chance que ces personnes qui continuent de se demander, jour après jour, ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter ça. Le ‘ça’ se mérite t-il parfois, avec ou sans justice.&lt;br&gt;J’essaye de comprendre afin de savoir comment faire, comment maitriser ce qui suivra.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai l’impression que ce sont des questions de &lt;em&gt;riches&lt;/em&gt;. Que cela dépend du référentiel de chacun.&lt;br&gt;Et puis, un autre temps passe. Je vois cet autre concept moins torturé qui voudrait qu’il n’y a pas forcément une raison à tout, que les évènements ne sont pas forcément tous imbriqués ou dépendants d’un fil à l’autre.&lt;br&gt;Ce serait une anarchie de faits, qui ni ne s’additionnent ni se soustraient, juste, qui sont, et qui n’ont d’autre mérite que d’exister.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’aime interprété mystiquement la vie sans pour autant être persuadé que la mienne aura un sens.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4488699253191294129?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4488699253191294129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4488699253191294129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/my-stiquemi-raison.html' title='My-stique–Mi-Raison'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-309960739166489070</id><published>2011-06-21T07:41:00.001-07:00</published><updated>2011-06-21T07:41:14.257-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Circonstances atténuées</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je pense qu’il y aura des circonstances atténuantes. &lt;br&gt;Une première (ne les classons pas, ce n’est pas La première): l’absence de surveillant, donc, le problème des effectifs de l’Education Nationale, dont le budget, donc la politique, donc, c’est la droite (ça aurait pu être la gauche, ça sera la gauche).&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Une deuxième. Le pédopsychiatre l’a bien dit: à 15 ans, c’est l’adolescence, les hormones, la révolte en puissance et les réactions exacerbées par la chimie du corps humain. Si j’avais su que j’étais alors un meurtrier en puissance pendant ma classe de troisième, que n’aurait-je pas fait.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Une troisième, avec la télévision et les jeux vidéo qui abreuvent nos jeunes de violences et de sexe. C’est bien évident, le règlement de compte punitif est désacralisé et accessible à tous grâce au laisser-aller des médias.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Une quatrième avec ces filles qui se conduisent de plus en plus connement qu’on dirait des garçons. Alors bien entendu, dans le doute, on peut leur taper dessus pour le principe de parité.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Une cinquième, celle de la défense de la sœur parce que l’autre, elle lui a mal parlé. Cela partait d’un bon sentiment, voire une noblesse de cœur, si ce n’est un esprit familial si décrié aujourd’hui.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Nous pourrions en trouver tant des circonstances atténuantes, des justifications. &lt;br&gt;Et puis, un con dira que c’est la faute à pas de chance, que la chute est la cause du décès, plutôt que la dixième mandale dans la gueule, le saut pieds joints sur le thorax ou le quinzième coup de pompe. Le môme dira qu’il ne voulait pas ça et qu’il ne s’attendait pas à ça.&lt;br&gt;Le maire modifiera le muret ou le trottoir à cet endroit pour éviter qu’un autre collégien chute dessus et se fasse bobo.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je ne sais pas comment s’appelle la jeune fille ni ce qu’elle aura fait ou non, parce que rien ne le mérite, perdue pour ses parents et ses amis. Je ne sais pas comment s’appelle l’agresseur, uniquement déjà perdu pour la Société.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;“On” dit que c’est de pire en pire, que c’est la faute de l’époque.&lt;br&gt;Je vois la faute du gars, un peu celle des parents, un bout d’autres facteurs environnementaux.&lt;br&gt;Mais il ne faut pas lui enlever, à ce con, sa responsabilité, sous divers prétextes fallacieux. &lt;br&gt;Il a perdu le droit de se défendre, à peine devrait-il lui rester celui d’être défendu.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-309960739166489070?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/309960739166489070'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/309960739166489070'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/circonstances-attenuees.html' title='Circonstances atténuées'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-309450724054406725</id><published>2011-06-14T09:11:00.001-07:00</published><updated>2011-06-14T09:15:51.275-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Passages</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le week-end est passé comme une flèche. Il y avait initialement moins de vingt personnes sur le papier puis ensuite quarante à boire et rigoler. Et j’ai été surpris, réellement. C’est assez curieux car j’ai eu la confirmation que je n’aimais pas les surprises. C’est à ce moment là que je me suis également dit que je n’en avais pas eu beaucoup auparavant.&lt;br&gt;J’aime anticiper, prévoir, organiser. Le fait que cela se déroule dans mon dos me picote les omoplates, ça doit venir de l’enfance ou d’autres surprises précédentes que j’associe en général à de mauvaises situations. La surprise me déstabilise plus encore lorsqu’elle est bonne. Orgueil mal placé ou incapacité chronique de simplement se satisfaire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors il n’en manquait réellement que deux qui étaient loin, de Nantes et Toulouse, et sont tout excusés (et puis je les avais vus le week-end précédent). Pour tous les autres et tout bien considéré, je n’aurai pas fait mieux pour remplir le sous-sol. Ma femme ne s’était pas trompée car je dois me persuadé que sur certains aspects, elle me connait.&lt;br&gt;De sa part, j’avais bien ressenti quelques étrangetés, un ou deux mensonges mais je n’avais pas imaginé tout le monde dans une même salle.&lt;br&gt;Je ne sais pas ce qui l’a décidé de se lancer dans ce regroupement festif voilà un mois. Je n’avais pas envie de fêter quoi que ce soit, toujours sur le principe de la note précédente.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Bref, je fus heureux de les revoir, peu importe l’occasion.&lt;br&gt;Nous avons bu, beaucoup. Je ne savais pas où m’assoir à table, je n’étais pas au milieu : c’était les anciens. Ils n’étaient pas isolés au bout mais au milieu du brouhaha. D’un côté, il y avait la partie fac avec laquelle je passais le repas, de l’autre côté, il s’agissait des années lycées et plus vieilles encore. Finalement, peu à peu, il y a eu des transitions de part et d’autre de la famille et du troisième âge. Il y eu des mélanges, des apartés, des retrouvailles.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ma femme n’était pas à côté de moi, je ne sais même pas pourquoi non plus. Je n’avais pas été souriant la veille, comme une intuition d’un week-end agité. En fait, j’ai fait la gueule. Pas contre elle, je ne sais même pas contre qui. Le vendredi n’était pas génial, je travaillais le samedi matin, un déplacement inutile, puis d’un seul coup, cette envie d’un calme absolu.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Cela arrive de plus en plus fréquemment, ce ras le bol de tout, cet énervement latent, cette irritabilité. Parce qu’il y a le travail, pas encore suffisant, pas encore rassurant, pas encore aussi bon qu’il devra l’être dans un an. Mais à part ça, de quoi se plaindre si ce n’est des sujets sociaux et des faits divers. Mais ça ne devrait pas compter.&lt;br&gt;Je n’ai pas eu d’instants sereins pendant lesquels je me regonfle inconsciemment, ces moments de pensées inutiles et faciles. Direz-vous: ‘&lt;em&gt;imbécile, ressource-toi auprès de ta famille’&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;Alors samedi après-midi, je passais le temps au jardinage en me disant que l’occupation un tant soit peu physique, déridera mes neurones. Je gagnais une migraine qui ne passait pas vraiment, à peine anesthésiée par les effluves (divers verres) de champagne et de vin du lendemain.&lt;br&gt;Le dimanche était déjà là et j’étais perdu dans mes habitudes.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Les invités prévus sont là. Et puis, plus tard, ceux que j’aperçois à l’entrée. Ils sont nombreux et inattendus. Je comprends tout de même vite et la journée est passée.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;48 heures après, je sais que je n’en ai pas profité comme j’aurai dû. Il y avait une tension constante, une soupape verrouillée en haut de mon crâne et l’envie de les voir tous et de ne voir personne en même temps, l’envie de rire avec eux mais avec une retenue inadaptée. Je voyais toutes ces personnes, organisées, qui savaient ce qu’elles devaient faire, qui se pressaient de la cuisine au garage, du jardin au salon, qui surveillaient les gamins qui courraient, qui remplissaient les verres vides.&lt;br&gt;J’essayais d’aider car après tout, jusque là, je n’avais rien fait. J’avais un petit peu honte. Je ne croisais presque pas ma femme. &lt;br&gt;Et un ou deux qui me disaient de sourire plus. Cela s’est donc vu que je n’étais pas souriant. &lt;em&gt;Je rigolais, c’était intérieur, j’étais éclater de rire de l’intérieur&lt;/em&gt;. Curieusement, la boutade n’a jamais été aussi vraie: à l’intérieur j’étais content, à l’extérieur, je devais avoir l’air soit sévère, soit absent, comme ces cons, comme moi, qui ne savent pas se détendre au bon moment. Ceux qui l’ont vu, deviné, je ne peux les tromper, il y avait ma mère dans le lot. D’autres l’ont aperçu peut-être mais n’ont pas osé.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;J’ai l’impression de ne pas avoir remercier ma femme depuis deux jours. Je n’arrive même pas à être seul avec elle. Avec un peu de chance, elle trainera par là, ça ne serait pas très glorieux d’ailleurs de communiquer par blog. Dans tout ce texte, je ne pense pas à mes quarante ans, ce serait un raccourci trop simple, une explication trop facile. Aussi parce que le bilan des années passées, je l’ai débuté après mes trente ans, je sais où je souhaite aller et cela ne me fait pas vraiment peur.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Il est de ces moments, en ce moment, où je n’ai plus de certitudes. Un peu paumé, aux repères insuffisants, lorsque la famille ne suffit pas, que les amis sont un palliatif, bien agréable, mais…&lt;br&gt;Je déglutis ma salive parce que je sais qu’à l’instant t, je ne suis pas dans la plus grande forme psychologique et que l’écran se brouille. J’écoute Phil Collins parce que mon pote Lio a remis plusieurs titres à travers des haut-parleurs dix jours auparavant et que j’avais oublié ces airs.&lt;br&gt;Je lui avais dit que comme tous les ans, nous n’avions pas vraiment eu le temps de discuter, entre deux occupations, entre deux repas arrosés, entre deux rigolades grassement nécessaires. Il m’a répondu que, si, le premier soir, au bord de la piscine. Il a raison, mais seulement à moitié. L’autre moitié m’appartient et m’a empêché de livrer ces choses qu’on garde pour soi en attendant qu’elles passent. Je sais que lui aussi, a son coffre plein de ces histoires et sentiments, qu’on ne partage que par chance.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Le week-end d’il y a dix jours, entre potes est passé comme une flèche aussi. Il fut bon et je fus heureux de rentrer pour retrouver ma femme et les enfants.&lt;br&gt;Ce week-end d’avant-hier est passé et fut bon également.&lt;br&gt;Je pourrais reprendre le déroulement de ces jours et m’en réjouir. J’ai pris des photos pour cela. Les sentiments et les états d’âme diffusent avec le temps, les photos me transmettront que ce qui devra persister.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Alors bon, ça va passer, tout passe, tout.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Nous sommes mardi. Encore une journée, peut-être deux, et tout reprendra sa place, sans doute.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-309450724054406725?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/309450724054406725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/309450724054406725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/passages.html' title='Passages'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-9222333532405173336</id><published>2011-06-07T09:28:00.001-07:00</published><updated>2011-06-14T02:48:16.648-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>L’âge des autres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Assez curieusement, c’est passé. J’ai tout fait pour ne pas m’y concentrer. Je m’étais engagé dans les soucis du boulot. Serait-ce plus simple à gérer ? A moins que cet état de tension des semaines de mai ne soit une conséquence de la date qui approchait.&lt;br /&gt;Partir en long week-end avec les potes, à peine fêter ça. En fait, je crois que j’essaye d’éviter de le fêter.&lt;br /&gt;Il va falloir le faire dimanche. Mais dimanche, ce sera aussi l’anniversaire du fils. 11 ans, c’est quand même plus important que 40. Oui, sans doute.&lt;br /&gt;A s’entendre ressasser le changement de dizaine, il va falloir le croire. C’est ça, en fait, ce sont les autres qui te le disent. Toi, tu sais que ce n’est rien qu’une journée entre autres, un truc purement comptable ou arithmétique. S’il n’y avait pas les autres pour te répéter que tu prends de l’âge, tu ne t’en apercevrais même pas.&lt;br /&gt;Peut-être quelquefois à cause d’une ou deux douleurs étranges, ou de la pousse soudaine de cheveux blancs dans la nuit de janvier 1991 à mai 2011, ou encore de ces traits plissés au coin des yeux qui expriment de plus en plus le soleil ou le sourire, voire aussi à l’état d’avancement de ton bide (mais ça ce n’est pas un signe de l’âge, c’est à cause du mariage, il ne faut pas mélanger). &lt;br /&gt;Non, sans les autres, je ne me serais aperçu de rien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je rigole toujours aussi bêtement. J’ai des enflammades immatures, des caprices de gosses, j’ai toujours besoin de mes parents, et de potes avec qui faire des concours de rots. J’ai quasiment les mêmes loisirs qu’à 20 ans, oui, sauf un qui se joue désormais plus facilement sur le canapé. Certes, je me surprends de temps en temps à réagir avec une sagesse tout à fait répréhensible, si ce n’est avec calme. Je perds un peu d’inconscience et de spontanéité en même temps que des cheveux (mais ne serait-ce pas lié alors?).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On a 40 parce que les autres (quel enfer) vous le disent. Ils sont chiants ceux là. Ceux qui y sont passés et qui sont bien contents de ne plus être seuls, ceux là même que vous aviez moqués (serait-ce de bonne guerre alors?). Et ceux qui les voient poindre et qui essayent de les rejeter au loin en fustigeant les nouveaux quadra.&lt;br /&gt;Ah oui, j’ai lu ça hier. Je viens de comprendre que je n’étais plus catalogué comme trentenaire mais comme quadragénaire. Je n’aime pas ces étiquettes toutes faites. C’est un raccourci, rien d’autre. Alors on aurait l’âge de ses artères. En fait, 40, c’est pénible aussi parce que ça s’éloigne de 30 et se rapproche de 50. Enfin, comptablement. Je ne me sens pas concerné, je n’étais pas très bon en mathématiques (sauf pour les enfants, pour eux, je leur répète que lorsqu’ils auront eu la même note que papa au bac, ils pourront commencer à discuter).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bon c’est décidé, j’y passe incognito. Ce dimanche, je vais nier toute preuve d’un quelconque anniversaire. Il ne faudrait pas que les parents apportent leur livret de famille. Encore que bien lancé dans le barbecue, ce serait ni vu ni connu le livret. Je commencerai à rétorquer avec une profonde (et expérimentée) mauvaise foi que “&lt;em&gt;quoi ! hein! vous n’allez pas voler la vedette à mon fils quand même! Mais quelle famille et amis indignes! Pour la peine je préfère fuir afin de ne pas gâcher la fête pour le fils&lt;/em&gt;”. Voilà, ça me parait bien ça comme argumentation. Et puis j’irais dans la forêt discuter avec les écureuils.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et si un de ces cons de rongeurs me cause d’un quelconque âge, je lui broierais les noisettes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-9222333532405173336?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9222333532405173336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9222333532405173336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/06/lage-des-autres.html' title='L’âge des autres'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5059842021522934090</id><published>2011-05-24T07:18:00.001-07:00</published><updated>2011-05-24T07:18:50.616-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Kisses</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le besoin épisodique d’écrire est moins présent en ce moment. Est-ce du fait des actualités cinématographiques depuis le début de l’année, de la météo estivales depuis deux mois, de l’impression du “jusque là, ça va” entrecoupé de “je touche du bois”.&lt;br&gt;Les révolutions qui se déroulent un peu plus bas sur la mappemonde, le Japon, les crises européennes de croissance, le Médiator, la campagne électorale française commencée trop tôt, le volcan cousin de celui de l’an passé, l’autre tremblement de terre en Espagne, le nucléaire oui non mais on ne peut pas faire sans, les faux débats, les écarts de langage politique du Guéant, Dupont de Ligonnès, les quotas du foot, les radars sans panneaux, le spectre de l’année 1976, DSK, putain, ah oui, DSK. Et toutes les infos se succèdent, de l’une à l’autre, faisant oublier la précédente, toujours plus vite, et omettant les battements de cœur d’à côté.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Tout est présenté à l’américaine, autour du sensationnel et du logo d’émissions spéciales. Nos dix années de retard habituelles sur les mauvais aspects américains se réduisent toujours. Et je m’en fout. C’est peut-être ainsi que je n’ai plus rien à dire. Il y a tant de gens qui disent pour tant d’autres qui ne font plus que de regarder, de fermer les yeux, d’acquiescer. Par défaut.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Pourtant il y en a à dire.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Je m’inquiète maladroitement et excessivement pour mon fils qui ne sera pas un littéraire. Parce que mes exigences sont devenues trop éloignées de celles de la Société. &lt;br&gt;La Poste est localement en grève depuis quinze jours et nous ne recevons plus les règlements des clients, et la trésorerie des comptes descend sans que nous puissions y faire quelque chose.&lt;br&gt;Un redressement fiscal suite à une absence de conseil de la banque et ma trop grande confiance (qui pourrait s’assimiler à de la fainéantise).&lt;br&gt;Cette cliente bientôt ex-bourgeoise en plein marasme, ne discutant plus que par avocat interposé avec son mari et qui ne peut plus nous payer.&lt;br&gt;DSK, je reviens dessus tant je ne veux plus rien en entendre, car à cause de ses frasques dont je me fous de savoir qui a menti, personne de saura que dans une cave d’une cité du 9-3, une gamine de primaire a été violée par un déjà trop con d’à peine quelques années de plus qu’elle.&lt;br&gt;Et puis je pense souvent au 40 ans qui approche désormais trop vite, que je vais supporter car je n’ai pas le choix, que je m’amuse devant tous de dire que ça ne change rien.&lt;br&gt;Alors il y a eu une soirée avec deux potes ce week-end, face à une table de ping-pong et des verres de sky-coke sur la musique de Kisses, &lt;em&gt;Bermuda&lt;/em&gt;. La soirée d’avant-garde avant les retrouvailles annuelles entre très vieux amis.&lt;br&gt;On dit que la vie équilibre tout. Je ne sais pas si le plus et le moins se donnent la main à la fin, en se disant, tout ça pour rien. On vient de m’annoncer un cancer du sein à la femme de mon pote du primaire. Je ne la connais pas tant que ça. moins que le père de mon autre pote du collège, parti l’an passé. C’est un&amp;nbsp; peu aussi l’idée que je me fais de la quarantaine. Il y aura de plus en plus de mauvaises nouvelles tout autour. De ces nouvelles dont on se croit avec chance, protégés en courant les filles du lycée quand on a 17 ans.&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;Ce week-end, on m’a aussi offert une banane anti-stress à l’air douteux.&lt;/p&gt; &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px auto; padding-left: 0px; width: 254px; padding-right: 0px; display: block; float: none; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:0d4a624c-0af6-49d2-a53c-6c5ec4444a1a" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="b9de8dc6-11ed-481b-992c-5a81ba6a812e" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=0MT63uaNMqA&amp;amp;feature=related" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/Tdu-SQfiygI/AAAAAAAAAQg/f_JJLlCmzPk/video66d8a616dd1b%5B9%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('b9de8dc6-11ed-481b-992c-5a81ba6a812e'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;254\&amp;quot; height=\&amp;quot;142\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/0MT63uaNMqA?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/0MT63uaNMqA?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;254\&amp;quot; height=\&amp;quot;142\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="width:254px;clear:both;font-size:.8em"&gt;Kisses–Bermuda&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5059842021522934090?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5059842021522934090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5059842021522934090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/05/kisses.html' title='Kisses'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/Tdu-SQfiygI/AAAAAAAAAQg/f_JJLlCmzPk/s72-c/video66d8a616dd1b%5B9%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7352634403562960783</id><published>2011-03-26T07:02:00.001-07:00</published><updated>2011-03-26T07:02:41.621-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Une chance sur deux</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Plongée dans une banlieue qui n’est plus celle du 9-3, mais il y a bien d’autres banlieues qui se ressemblent et qui drainent les mêmes gens. Je ne peux pas dire que j’avais oublié, j’y travaillais voilà moins d’un an, j’y ai vécu jusqu’au service sous le drapeau. Alors pourquoi est-ce que j’en ressors étonné.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je me suis dit, que s’est-il passé, qu’a-t-il bien pu arriver depuis vingt ans? En quoi la Société s’est-elle transformée? En une sorte de mélange, de dépouillement des comportements, d’habitudes à accepter sa condition, c’est cela, il y a des sortes d’habitudes à devenir ce qu’on devient. La révolte devient inutile puisqu’on nous explique que les solutions, ils y réfléchissent entre deux élections, entre deux décisions et contre ordres. Comment faire avec cette soixantaine de personnes passée devant notre stand du forum de l’emploi. Que faire avec les 9/10ème de ces CVs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Que faire avec ce gars, venu avec ces potes et son survêtement gris, l’œil torve du mec qui n’a pas eu le courage de venir le matin, parce que le matin, il faut se lever. Que faire de ce gars qui prend la plaquette, qui ne se rend pas compte des heures passées pour réaliser une plaquette, pour y réfléchir, pour décider, pour ensuite faire imprimer et donc fournir du travail à une autre structure qui a des salariés, qui produit. Et ce gars, entre deux hésitations car il vient de prendre contact, un peu comme une rencontre du troisième type, un contact avec un monde inconnu, étranger, peut-être dangereux, agressif, un univers dont il ne sait rien, dont il ne fait qu’imaginer des concepts échangés dans son quartier, dans sa classe s’il y va encore, dont il ne sait que des préjugés. Ce gars, il hésite, tourne en rond sur 30 cm², son petit espace qu’il pense contrôler parce qu’il n’a que ça, il fait mine de s’intéresser, de faire ce qu’on lui a expliqué.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Alors on lui a dit, peut-être une prof, un parent encore présent, impliqué, peut-être une personne derrière un bureau avec des grandes phrases, on lui a dit qu’il devait se prendre en main, chercher un travail, se rendre à la grande salle des fêtes où se trouvait une réunion d’entreprises qui cherchaient des gens à embaucher. Il vient vers 14 h, parce que ses copains, eux aussi, tout aussi perdus, inadaptés à l’évènement et parce qu’il devra expliquer qu’il est venu. Il ne croit en rien, et surement pas au job qu’il pourrait obtenir. Il n’a d’ailleurs pas envie. Comment fabrique t-on cette envie, cette volonté?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Il est là devant moi, ces deux complices de déchéances françaises discutent. Je viens de terminer avec une jeune fille avec laquelle j’échangeais et je parlais d’avenir. Je me tourne vers lui, presque disponible, à lui demander si je peux répondre à ses questions. Je sais déjà dans mon fort intérieur que je l’ai catalogué, rangé dans une case, avant même qu’il ouvre la bouche. Je sais en le regardant que je ne lui donnerai aucune chance, car il est en jogging, parce qu’il a cette attitude détestable, qu’il ne comprend rien à ce qu’il lui arrive et que je n’ai ni le temps ni la volonté de lui faire une autre leçon, qu’il aura sans doute entendu mille fois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Il me tend la plaquette dont je suis toujours assez fier, représentant ce qui devra me nourrir et aider ma famille à faire comme si je ne m’étais pas lancé dans ce projet ambitieux. Il me dit avec cet accent de cité “ça consiste à quoi votre truc”. Il a dans le regard une pointe d’irrespect, de négligence mais il ne peut plus contrôler ça. Il doit pourtant savoir qu’en disant ‘truc’, il ne pourra s’attendre à une réponse satisfaisante. &lt;br&gt;En une seconde, j’hésite puis me dis que je n’attends qu’une seule chose : qu’il se barre avec sa gueule de branleur, ses deux acolytes formatés chômeurs de longue durée, outils politiques des prochaines élections. Alors je réponds comme s’il n’avait pas dit ‘truc’, comme si, après tout, il pouvait être intéressé, comme si je lui donnais une chance. Je lui offre deux minutes d’explications, les activités, les profils recherchés. Je n’attendais pas de réaction, il dit ok, repose la plaquette et s’en va, avec déhanchement, se pourrir auprès d’autres stand, comme s’il réalisait sa mission.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Le mec, je ne le plains plus. Car je sais qu’il aura reçu des aides, de bien des personnes, qu’il n’aura pas saisi les bonnes mains, par facilité, par erreur. Sauf que ses erreurs pardonnent moins que d’autres. En fait, je m’en fous de lui, j'e n’ai plus de compassion. Je lutterai bien contre les institutions, contre, toujours, le Pôle Emploi aussi peu accessible et fonctionnel sauf après 16h et surtout pas le vendredi (si, entre 10h30 et 12h15) aux entreprises.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Et puis, il y a eu une jeune fille, 19 ans, sans doute voisine du gars, à un immeuble près, ou alors d’un étage différent. Je la vois et suis persuadé qu’elle galère, ça se voit sur les visages ces choses là. Jai la même explication de deux minutes que pour le gars. Elle réagit, pose des questions et le dialogue s’installe, je lui demande son CV. Elle me tend deux CVs pour deux activités, elle me tend deux lettres de motivation, deux lettres manuscrites, écrites au stylo à plume, bleu. Les deux lettres sont déjà à mon nom, au nom de l’entreprise. Elle s’était préparée, avait anticipée sa venue, fait l’effort d’écrire, de perdre peut-être vingt minutes, peut-être plus, s’est documentée. Elle m’explique sa situation, sœur d’une multitude de frères et sœurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je comprends que l’Education Nationale et la Société n’ont pas su l’orienter, que la voie qui parle de gestion, comme le bac G de mon siècle, est toujours une voie poubelle qui ne sert pas à&amp;nbsp; grand chose, si ce n’est se débarrasser une année ou deux de ces élèves, pas assez bons, pas assez murs, pas assez quelque chose. Devant cette jeune fille, intimidée, je m’en voulais de ne pouvoir lui offrir une chance; elle n’a pas le permis ni de voiture, proposait de se déplacer, qu’en transport, car on pouvait aller partout ainsi. Elle a raison mais ce n’est pas si simple. A la fin de cet entretien éclair, je l’ai félicité plusieurs fois pour les lettres, son attitude, j’espère qu’elle aura compris qu’elle devait continuer ainsi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Rentré à l’agence et parmi la multitude de papiers, je ressortais son dossier. Je croise les doigts pour que l’occasion se présente, pour nous puissions trouver une mission, simplement pour une ligne dans son CV. Je continue de penser que le mérite existe.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7352634403562960783?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7352634403562960783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7352634403562960783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/03/une-chance-sur-deux.html' title='Une chance sur deux'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5937083803600599176</id><published>2011-03-04T07:21:00.001-08:00</published><updated>2011-03-04T07:21:24.011-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Signes qui ne trompent pas</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Pendant que le JT de TF1 revient sur un sujet aussi insipide que l’opposition Sciences et Astrologie, je me dis que, peut-être ne suis-je pas un Gémeau (à cause du déplacement des planètes depuis 2000 ans, et tout, et tout). Je n’aurais donc pas ces deux facettes dans mon caractère qui s’expriment aux aléas de mes environnements. Un peu comme les statistiques, on peut dire tout et son contraire à un profil astrologique. J’en ai fait, amusant divertissement d’une adolescence où je cherchais des réponses, donc je le sais.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Il n’empêche, je me suis attaché à mon signe. Je ne sais pas si je lui ressemble mais je m’y justifie. Bref, ce n’est pas la première, ni la dernière, mais par période, j’étonne.&lt;br&gt;J’ai trop appris à être lisse. C’est terrible d’être lisse, c’est un peu lorsque quelqu’un dit de nous que nous sommes gentils. Gentil mon cul.&lt;br&gt;En ce moment, en cours de zone de turbulences, conséquences ou suites logiques des dernières années professionnelles, âge aidant, je m’insurge.&lt;br&gt;Comme quoi, la sagesse, c’est un concept purement philosophique.&lt;br&gt;Alors ce sont des réactions légères, presqu’académiques, si peu révolutionnaires, comme des courriers qui partent à&amp;nbsp; des grosses sociétés n’ayant plus rien d’humaines ni de commerciales, ce sont des mèls appuyés à des institutions improductives, ce sera un non vote pour les cantonales et sans doute un vote blanc affublé d’un commentaire écrit sur mon bulletin pour les futures élections présidentielles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Petit révolté de banlieue, soumis à un confort contradictoire, je me laisse aller une absence de contrôle à mes mots. C’en est étonnant, alors la question qui en découle pour ceux qui assistent à mes crises est toujours la même: &lt;em&gt;qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas&lt;/em&gt;. Avec une pointe de compassion, voire une inquiétude.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;C’est une sorte de trop plein qui s’exprime contre l’augmentation du prix du baril, contre les faits divers, toujours les mêmes qui se succèdent, contre ceux qui se disent nous représenter, contre l’interlocutrice du pôle Emploi, contre ce putain d’étal de supermarché qui propose des produits de nécessité quasi périmés à prix de luxe pendant que le producteur ne comprend toujours pas comme finir sa fin de mois, contre ce con qui ne met jamais son clignotant avant de tourner et de piler juste devant, contre la froideur de l’hiver qui ne finit pas alors qu’on nous rabâche le réchauffement climatique, contre les débats sur la laïcité totalement stériles, contre justement la véritable stérilité qui touchent des proches, contre les manipulations pharmaceutico-politique qui existent depuis des années et que les journalistes découvrent, contre ce mal de tête qui ne passe pas, contre les faux semblants de nous tous, contre mon sale caractère d’inadapté à la satisfaction, contre mes absences de courage, contre ces connes cinquantenaires, contre ce garage qui se fout de ma gueule avec ses tarifs, contre ce pote qui me dit qu’il va me fixer une date et qui ne la fixe jamais, contre ce que je deviens dans ces moments là, lorsque je me cache derrière cette fausse double face.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Dans mes caprices irresponsables, je voudrais être dans cette caverne, seul, pour faire de mes journées uniquement ce que je veux, avoir aussi à ma disposition, les autres, uniquement lorsque j’en exprime le besoin. Je ne sais même pas si c’est une question de temps. Je tourne la tête, mes cervicales s’entrechoquent, les cartilages craquent, et ces douleurs qui ne passent pas. Beaucoup me le font sentir, du haut de leurs soucis et de leurs &lt;em&gt;vrais&lt;/em&gt; problèmes, je n’ai pas à me plaindre. Il disent donc sans mot que je ne saurais ouvrir les yeux sur mes chances. Ils me persuadent, ils doivent avoir raison. Puis-je leur dire que je suis Gémeau, un peu torturé, un peu biface comme un coquillage, est-ce qu’ils comprendront?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5937083803600599176?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5937083803600599176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5937083803600599176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/03/signes-qui-ne-trompent-pas.html' title='Signes qui ne trompent pas'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4711826488588326777</id><published>2011-03-03T08:00:00.001-08:00</published><updated>2011-03-03T08:00:30.492-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Comme un écho</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Nous n’avons compris qu’à la fin du film les raisons du titre. &lt;em&gt;Les petits mouchoirs&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; Je m’attendais à plus de rires, peut-être en attendais-je trop, ou bien un épisode différent et moderne des Bronzés. Il s’agit pourtant d’un très bon film, dont j’attends sans doute déjà un nouveau visionnage. Il est de ces histoires un peu classique, remplies de sentiments connus, qui n’ont que peu de prétentions, mais qui touchent la cible.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Ces quarantenaires de moyenne me renvoient certaines images personnelles. Il y a dans mes propres histoires, moins de Cap Ferret mais plus de Normandie profonde, moins de promenades en bateau mais plus de camping, moins de chambres individuelles mais plus de séjours entassés, moins de soleil mais plus d’air, et tant de contextes différents.&lt;br&gt;J’ai terminé le montage du film de l’an dernier. Nous nous étions retrouvés, comme d’habitude mais ce ne fut pas comme toujours. Il y a eu ces 700 kilomètres qui entouraient l’enterrement du père de celui qui n’est pas venu. Ce n’est pas dans le film. Nous y sommes allés à deux, aller et retour, avec des discussions inhabituelles. Sens Paris, église, yeux rouge et l’après finalement &lt;em&gt;agréable&lt;/em&gt;. Sens Mayenne et le mal de crâne qui ne me lâcherait plus et revenus comme hors du temps vers 22 heures tandis que les autres en étaient à l’apéritif, ou à peine.&lt;br&gt;Ce n’est pas dans le film. On passe du jeudi soir au vendredi nuit, il n’y a pas de vendredi. J’ai attrapé la crève pour une discussion cul sur gazon de la veille. Je n’étais pas dedans, je ne profitais pas, je pensais à l’enterrement et je repensais que c’était le premier parent de tous mes proches amis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Entre la naissance de mes enfants et la perte du dernier de mes grands-parents, je découvrais avec un certain effroi assez froid que la vie suivait son cours, un peu logique, irrémédiablement. Bien des choses dont on ne pense pas car elles arrivent bien assez tôt. D’ailleurs, je préfère ne plus en parler pour cette fois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je visionne les moments ayant été glacés par la caméra. Je les retrouve, j’ai découvert aussi des instants inconnus lorsqu’un autre prenait l’appareil et filait immortaliser ses choix. J’ai envie, subitement que le week-end soit demain alors qu’il ne sera qu’à l’Ascension. Désormais, je vois arriver, approcher les mois, les semaines avec une inquiétude tout à fait sourde, parce que ces trois dernières années, il y eu deux réunions incomplètes numériquement. Par la faute de personne, un peu celle de pas de chance, parce qu’il fallait que l’impondérable tombe pendant ces quelques jours là. 365 jours par an et il fallait que des inévitables se déroulent plutôt quand il ne le fallait surtout pas. Je ne relativise plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je me souviendrai de tout ça, de l’intensité de ces moments particuliers.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Et puis, le premier jour du week-end de l’an passé, j’arrivais le second, bien avance tout de même sur le troupeau. Arno m’annonçait avec fierté et grande excitation avoir trouvé la chanson pour cette édition. Elle passait déjà à la radio alors qu’habituellement, il me trouvait des pépites étonnantes qui seraient des tubes alternatifs de dans six mois. Gaétan Roussel que je connaissais de Louise Attaque envahissait les ondes avec sa reprise &lt;em&gt;Help Myself&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;Lorsque je cherchais le générique de fin à incruster au diaporamas et à la dernière scène, j’étais sans idée, puis je repensais à cet air là, bien aidé par l’actualité des Victoires de la Musique.&lt;br&gt;J’essaye de rythmer la fin, je cale le démarrage, &lt;em&gt;the end&lt;/em&gt;. Et finalement, je réécoute la chanson.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="2" face="Calibri"&gt;Nous ne faisons que passer (Time to get away, gotta help myself !)&lt;br&gt;Dans l'ombre et la lumière (Soon !... Help myself !)&lt;br&gt;Nous ne faisons que traverser (Time to get away, gotta help myself !)&lt;br&gt;Des océans des déserts (Soon !... Help myself !)&lt;br&gt;Sans prendre le temps de s'arrêter...&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je viens juste de comprendre. Il y avait le message dans le refrain commercial que je n’entendais pas l’an passé. Il le ressentait. Je viens juste de comprendre ce qui l’avait touché. Comme un écho.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4711826488588326777?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4711826488588326777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4711826488588326777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/03/comme-un-echo.html' title='Comme un écho'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2620131686535331167</id><published>2011-02-19T01:45:00.001-08:00</published><updated>2011-02-19T01:45:52.710-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>En retenue</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Comment dire, comment résumer. Il pourrait être question de loi des séries, voire de Loi de Murphy. Quel con ce Murphy, avec ce nom de cabot. Ce sont des semaines comme il y en aura d’autres. Merde, il y en aura d’autres. Bah oui, ce doit être cyclique, l’affaire de la lune, cette imbécile de lune qui était pleine cette semaine. Vous y croyez, vous, aux effets des astres, enfin, ce n’en est même pas un, ce bout de pierre même pas taillée sur les marées et les humeurs.&lt;br&gt;J’essaye de relativiser, je vous jure, je le tente, cet exploit. Nous avons connu une suite de désagréments, de mauvaises nouvelles, d’incidents en quelques jours, ce type d’évènements improbables, de combinaisons de faits qui se regroupent en quelques heures.&lt;br&gt;Nous avons reculé d’un seul coup. Nous venons d’accumuler des problèmes que nous réussirons peut-être à évacuer durant les trois prochaines semaines.&lt;br&gt;Nous –je- sommes trop souples, avec les clients, les salariés. J’y mets de la compassion, de l’humanité, sans retour. Je regrette petit à petit cette attitude compréhensive. Elle fonctionne face à des gens intelligents, honnêtes, intègres. Et je suis roulé dans la farine avec cette autre population.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je les connais pourtant, ceux qui sont adeptes de l’esclavage moderne, ceux blindés de pognon qui considèrent un service comme un dû, ces femmes de maris bien sélectionnés car elles se font entretenir au dessus de leurs rêves de jeunes filles, ces capricieux(ses), ces gens imbus d’eux-mêmes, surement remplis de frustrations qui se permettent de rejeter à la gueule des humains leurs aigreurs, ces personnes qui ne savent plus se satisfaire, faire confiance, ces imbéciles malheureux d’impolitesse, et tous ceux qui croient tout connaitre du haut de leurs navrantes existences.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Alors je juge. Parce que je suis un peu con aussi. Je n’apprends plus à gérer mes obligations, j’assume pour ceux qui ne le font plus. Un jour, il le faudra, je ne me retiendrai pas. Cela ne me soulagera même pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Ce sont des problèmes d’entreprises, de ceux qui essayent de gérer, un peu contre tous, de ceux qui osent encore avoir des utopies, de ceux qui s’épuisent après simplement quelques mois face à la l’état de la société, ou la société d’Etat, de ceux qui sont assez débiles pour maintenir une politique sociale. Je vous le dis, le monde ne devient pas très reluisant. Plus je côtoie, plus je ne voudrais être que tranquille dans un coin paumé loin de tout.&lt;br&gt;Alors oui, la santé, la famille, je ne devrais pas me plaindre. Pourquoi ne pas se plaindre après tout. Ce sont des problèmes de riches qui risquent à court terme de devenir des problèmes de nouveaux pauvres. Car il est question de temps.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Et puis, il pleut. Là aussi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Et cette idiote presque sexagénaire sans emploi à qui je tend une main et qui me la rend dans la gueule sous ces petits airs de mémé en ne se présentant pas lors de sa prestation sans même prévenir, et cette autre dame de cinquante ans qui ne trouvait pas de boulot, qui arrivait au bout d’un rouleau, à qui nous avons remis le pied à l’étrier et qui nous lâche parce le travail, finalement, elle voudrait autre chose. Je sais bien qu’elle rentrera dans une nouvelle galère. Est-ce qu’elle s’en doute?&lt;br&gt;Et le Pôle Emploi, aussi inefficace de l’œil de l’employeur que de celui du chômeur, qui ne répond pas au téléphone le vendredi, sans doute pour préparer le weekend, sans doute pour affiner leur prochaine campagne de publicité mensongère. Non, vous n’êtes pas disponibles, non vous n’apportez pas de solution.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Bien énervé, fatigué dès la tombée de la nuit, quand la tension de la journée retombe un peu, agacé de perdre mes nuits dans mes problèmes après un simple cycle de sommeil de 2, 3 heures. Je reste devant l’écran, inutilement, sans vraiment savoir comment nous allons régler nos difficultés lundi.&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Je reste en jogging, avec mon vieux tee-short de 98 qui porte une coupe du monde, ma paire de chaussettes blanches dont une a un trou au talon. Je serai impossible, je vais lire &lt;em&gt;un Roman français&lt;/em&gt; de Beigbeder. Je le sais, en ce moment, je ne débranche pas, je ne passe pas à autre chose.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Et cette conne de lune qui redeviendra pleine dans un mois.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2620131686535331167?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2620131686535331167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2620131686535331167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/02/en-retenue.html' title='En retenue'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-946950554707340219</id><published>2011-02-07T08:59:00.001-08:00</published><updated>2011-02-07T08:59:51.691-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Pièces vides</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Coïncidences de lectures, si étonnantes, si souvent; je finissais le premier tome de Max Gallo de sa série 39-45, &lt;em&gt;Les Patriotes,&lt;/em&gt; et je lisais &lt;em&gt;Indignez-vous&lt;/em&gt; de Stéphane Hessel. J’apprends, d’un côté comme de l’autre. Les raccourcis des livres d’histoires scolaires sont si simplistes et si faux. Il ne faut plus s’étonner que l’on oublie, de génération en génération.&lt;br&gt;Alors Monsieur Hessel tente d’attirer notre attention, avec un peu d’utopie, sur l’attentisme qui nous guette. Les pages du petit volume font leur effet, pour peu que nous fassions l’effort de se laisser entrainer. Puis le livre se ferme. Et je ne suis pas plus avancé, si ce n’est un piqure de rappel et des principes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Du nombre de soirées passées à changer le monde et notre petit quotidien, je me dis que nous n’avançons pas.&lt;br&gt;Par la fenêtre, tandis que février prend un air de minuscule printemps, intermède ensoleillé et températures surcotées, j’aperçois les gamines qui sortent du collège, bras cassés, sac de marque qui pend au coude, pour faire comme maman, hype et déjà démodées. Est-ce que vraiment, quelque chose changera.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;En attendant, je constate, subis l’organisation du pôle Emploi qui n’a jamais aussi mal porté son nom. Et je n’ai pas besoin d’emploi. Je plains les autres. Je dois, par obligation des méandres administratifs être en relation avec trois centres différents mais une seule conseillère qui ne sait rien des autres unités, deux unités de traitement de paperasse distantes de 300 km.&lt;br&gt;Je reçois, comble de l’ironie, huit mois après mon inscription au chômage, un courrier m’invitant à contacter l’antenne associative de mon village qui pourrait m’aider à trouver un emploi. Le courrier vient d’un des trois centres et donc me confirme qu’il n’existe aucune communication, ni plus de réactivité entre tous ces bâtiments neufs payés par nos impôts.&lt;br&gt;Cerise sur le gâteau, je suis contacté par des branches de boites d’intérim à qui Pôle Emploi soustraite ces dossiers de placement de chômeurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Nicolas s’est mis à dos la Justice. Le dossier de Laetitia est surexposé, utilisé, “démagogisé” alors que le corps n’est toujours pas entier. L’autre ordure, petit apprenti Dexter est toujours vivant. Mam n’en peut plus de dire des conneries et se fait lâcher par ses amis de trente ans.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;&lt;font size="3"&gt;Dimanche 6 février, Gary Moore est mort, dans son sommeil et sa chambre d’hôtel espagnole. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 251px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:ec7a4414-9a47-4145-a1c2-01fc25b9790f" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="9abe9ad2-08e6-4c57-90ad-6b81884f69d8" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=v81daBThOos" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TVAk51PnYvI/AAAAAAAAAQM/nuPUlqJoNZ8/video6317bee91f04%5B17%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('9abe9ad2-08e6-4c57-90ad-6b81884f69d8'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;251\&amp;quot; height=\&amp;quot;187\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/v81daBThOos?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/v81daBThOos?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;251\&amp;quot; height=\&amp;quot;187\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="width:251px;clear:both;font-size:.8em"&gt;Gary Moore–Empty Rooms–Live 1987&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;Riffs de guitares, mélodies, blues, et il se barre à 58 ans. J’ai laissé passer de longues années avant de retrouver, réécouter &lt;em&gt;Empty Rooms&lt;/em&gt;. J’avais le live&lt;em&gt; We want Moore&lt;/em&gt; de 84 et passais l’air en boucle. J’en ai toujours les frissons, parce que la chanson correspond toujours à quelque chose de l’intérieur. Ou à l’intérieur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;J’écris en suite, à la volée, sans réfléchir et je m’aperçois du lien entre tout ça.&lt;br&gt;Plus aujourd’hui qu’avant, enfant, adolescent, adulte avec cette idée qu’il y a ces pièces vides. Traduction littérale finalement pas si éloignée des paroles. J’adore ces endroits en dehors de tout qui n’appartiennent qu’à nous. Je ferme les yeux. Je ne sais plus ce que j’y cherche et ne souhaite pas réellement trouver.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;Je ferme la porte.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3"&gt;Je pars en &lt;em&gt;air guitar.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px auto; padding-left: 0px; width: 252px; padding-right: 0px; display: block; float: none; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:12894575-a65a-4029-8ebf-15231ad85bf9" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="0889707e-e356-4127-b128-b3d1b81b1253" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=GHSfaEHgUPE" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TVAk6a_sYjI/AAAAAAAAAQU/Rn6-LfY_urQ/video0f70d3da50ba%5B55%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('0889707e-e356-4127-b128-b3d1b81b1253'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;252\&amp;quot; height=\&amp;quot;188\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/GHSfaEHgUPE?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/GHSfaEHgUPE?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;252\&amp;quot; height=\&amp;quot;188\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="width:252px;clear:both;font-size:.8em"&gt;Gary Moore–Empty Rooms–1983&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-946950554707340219?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/946950554707340219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/946950554707340219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/02/pieces-vides.html' title='Pièces vides'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TVAk51PnYvI/AAAAAAAAAQM/nuPUlqJoNZ8/s72-c/video6317bee91f04%5B17%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-544299982857794546</id><published>2011-01-27T08:43:00.001-08:00</published><updated>2011-01-27T08:44:31.267-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>A l’intérieur</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;&lt;font size="3"&gt;“&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="3"&gt;Je sais comment tu fonctionnes mais c'est pas mal aussi de causer quand ça ne va pas. Tu le sais. C'est un peu le danger de cette putain de société qui se veut de plus en plus individualiste. Même nous. On reste comme des cons dans notre coin soit, sans vouloir déranger l'autre, soit parce qu'on pense que ça ne changera rien.&lt;br&gt;Ces deux dernières années, je me suis plus souvent tu que de l'ouvrir alors que ça n'allait pas forcément super bien côté boulot. Alors j’ai pris sur moi, dans moi dirai-je. Va savoir si ça a eu de l’effet, je perds mes cheveux, j'ai mal au bide et je ne me sens pas mieux.&lt;br&gt;Quelquefois, en causant, c'est une manière d'évacuer. &lt;br&gt;Je n'en reviens pas de ce film que je ressens de plus en plus d'actualité :&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2" face="Cambria"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/font&gt;&lt;font size="2" face="Cambria"&gt;Si au moins, on pouvait en vouloir à quelqu'un. Si même, on&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part.&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais qu'est-ce qu'on nous a laissés ? Les lendemains qui chantent ?&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le grand marché européen ? On a que dalle. On n'a plus qu'à être&lt;br&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; amoureux, comme des cons et ça, c'est pire que tout.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;font face="Calibri"&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="3"&gt;T’imagines, il est sorti en 1989, “Un monde sans pitié”. Hippolyte Girardot avait encore des cheveux, et du haut de nos dix-huit berges, nous n’étions pas les rois du Monde mais on s’en foutait. On se faisait des promesses sur nous, entre nous et c’était bien. Enfin, ce qui était sûr, c’est qu’on se parlait, on ne faisait que ça. Je ne crois pas qu’on parlait d’avenir, le futur viendrait bien assez tôt. Mais on partageait nos problèmes.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="3"&gt;Alors aujourd’hui, même entre nous, putain, on se met des barrières à la con. Pour des raisons à la con, et pire, du genre, on ne veut pas déranger. Je sais bien, autant que toi que tout le monde a ses problèmes. On en a tous des tonnes, des trucs de quoi se plaindre. Ce n’est pas un concours, on n’a tué personne, c’est peut-être pas grave mais c’est important quand même.&lt;br&gt;On fait tous semblants mon poto. Tous, semblants.&lt;br&gt;T'as vu Rico? Luc? Marco? ton frère? On fait tous semblants.&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;font size="3"&gt;&lt;em&gt;Et pendant ce temps, avec tout ça, les années passent.&lt;br&gt;Dans Le cœur des hommes, y'a la question:&lt;/em&gt; &lt;/font&gt;&lt;font size="3" face="Cambria"&gt;Qu'est-ce qu'on ferait si on était moins cons?&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="3"&gt;Putain, j'ai toujours pas la réponse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Alors quand tu me dis que tu ne veux pas m'emmerder avec tes conneries. Je suis aussi un peu triste car, sans être forcément capable de t'aider, je me dis que je n'arrive même pas à être une putain d'oreille dans laquelle tu parlerais. Juste une putain d'oreille. je parle pas de solution, je parle d'oreille. Un truc physique qui reçoit un son. Enfin des ondes.&lt;br&gt;Dans ces weekends trop courts et trop longs à la fois, on ne prend pas le temps de la fin de soirée à philosopher. Il y a eu ces heures le cul au frais devant la ferme avec Marco, c'était bien. C'était un moment important. il n'a peut-être pas servi à grand chose mais c'était un moment bien dont je me souviens. Ces moments là, ben, ça fait longtemps, non qu'on ne les a pas eus ?&lt;br&gt;Un soir, enfin, non, c’était déjà la fin de la nuit, c’est vrai qu’on profite de ces moments là, jusqu’au bout. Ce serait dommage les gâcher en dormant. Bref, c’était voilà 3 ans, environ, je ne sais plus, on avait parlé sur le canapé lit aux ressorts devenus improbables. On s’était fini avec quel alcool, va savoir. Mais là aussi, au milieu des autres, deux qui ronflaient, quatre qui étaient encore face à l’écran, un ou deux qui étaient physiquement présents, mais seulement physiquement. Avachis, embrumés, vaporeux et si limpides dans nos histoires.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;br&gt;&lt;font size="3"&gt;A chaque fois, je me dis qu'il faut qu'il y ait cette adéquation, cette coïncidence de vie qui fait que deux mecs ou plus se trouvent au même endroit et au bon moment pour causer avec la bonne ouverture d'esprit.&lt;br&gt;On se voit une ou deux fois par an, on se marre, on picole, on se marre encore, on parle même politique, un peu taf mais j'ai l'impression qu'on ne parle plus de nos vies, de nos peurs, qu'on ne se confronte pas nos vies. C'est dommage.&lt;br&gt;T'as vu, j'ai envie d'être une oreille et puis c'est moi qui parle. Finalement, je ne suis peut-être pas une bonne oreille. Alors si tu ne me choisis pas comme oreille, choisis en une bordel, ton frère, un autre.&lt;br&gt;Plus que nos putains de boulots, plus que les weekends annuels, c'est ça qui me manque.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voilà.&lt;br&gt;Tu sais que je suis là.”&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TUGgxFM58yI/AAAAAAAAAQA/NMWf1pkW1oo/s1600-h/ciel%5B14%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" title="ciel" alt="ciel" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TUGgxoimTeI/AAAAAAAAAQE/f05FQPD9BiY/ciel_thumb%5B12%5D.jpg?imgmax=800" width="227" height="350"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-544299982857794546?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/544299982857794546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/544299982857794546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/01/linterieur.html' title='A l’intérieur'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TUGgxoimTeI/AAAAAAAAAQE/f05FQPD9BiY/s72-c/ciel_thumb%5B12%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4853214398686035553</id><published>2011-01-25T07:09:00.001-08:00</published><updated>2011-01-25T07:09:45.998-08:00</updated><title type='text'>Devenir marteau</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Dix jours de plus, presqu’un mois. Et ce con qui tape derrière moi avec son marteau. Je savais qu’il y aurait des travaux, il n’empêche. Alors je monte le son. Tant que le téléphone ne sonne pas. En fait, pourvu que le téléphone ne sonne pas. Ce n’est pas croyable de taper comme ça avec un marteau. A force, il va bien s’en mettre un coup sur les doigts. Non, ça n’arrive pas, moi oui, eux non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Alors ça énerve. Voilà, je suis énervé. Un peu comme contre le système judiciaire qui laisse en liberté ce type qui ne pointe plus dans son commissariat, un peu contre le système généralisé de truandes qui ferme les yeux sur les malversations médicamenteuses, un peu contre notre gouvernement qui se joue de la Tunisie avec une maladresse qui n’a plus rien d’honnête. Après, il ne faudrait ne pas s’énerver. Putain, voilà qu’il retape.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;C’est un peu vain, j’envoie des lettres à la Lyonnaise des Eaux pour leur expliquer que gros comme ils sont, on n’est pas des tanches non plus. Voilà une question de principes.&lt;br&gt;Et puis, il y a le Pôle Emploi et ça me lasse. Quatre centres qui me voient défiler, pour un seul dossier, pas de communication, oh surtout pas. Il est question de batailles de statistiques, de rendements au chômeur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;En vous souhaitant.&lt;br&gt;A force de s’énerver, on se retrouve devant Lhermitte et le petit écran à regarder Doc Martin. Un peu décalée (la série), un peu décérébré (moi), je souris et rigole. Ce ne sont pas les dialogues du Père-Noël mais ça me suffit. Quelquefois, ça suffit.&lt;br&gt;Voilà qu’il scie. ou alors il tente d’arracher je ne sais quoi de la paroi en bois. Je lui en foutrai des coups de tournevis dans l’œil.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;J’ai même l’impression qu’ils sont plusieurs derrière la cloison. Oui, ce doit être ça, on ne peut pas taper et scier en même temps. ou il faudrait être très fort. Ou inconscient. Ou alors, je manque d’imagination.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Déjà un mois en 2011. Vous avez vu ce temps. Je n’attends plus la neige mais je ne veux pas de cette brouillasse humide qui te rentre sous la peau. J’en ai marre d’avoir froid aux pieds et au pif. Il y a ces candidats, 1 sur 5, peut-être 1 sur 4 qui prennent rendez-vous et qui ne viennent pas, sans prévenir. Des jeunes d’aujourd’hui, comme je dirai, vieux con élevé à la mode d’autrefois. Je vois toutes les choses qui se sont perdues en chemin depuis les années 80. On n’y peut plus rien, c’est tout un abracadabrantesque patchwork de mauvaises habitudes qui se sont installées. Employeur, je suis le mauvais, l’exploitant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Il tape, il tape sur je ne sais quoi mais je lui mettrai bien les bambous à travers la tronche.&lt;br&gt;Ouais, il bosse, lui aussi. Il n’empêche.&lt;br&gt;En vous souhaitant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4853214398686035553?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4853214398686035553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4853214398686035553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/01/devenir-marteau.html' title='Devenir marteau'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-8146904795131526844</id><published>2011-01-15T07:34:00.001-08:00</published><updated>2011-01-15T07:37:44.619-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Apprendre à baisser</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Mi janvier, je passe de 2 à 15° dans les rues. L’écharpe reste dans la voiture. Les jours passent vite. J’apprends avec agacement que le plan social de l’an passé avait plusieurs tranches de négociées, que les syndicats ont caché bien des informations sur leurs accords d’avec la Direction. Je ne suis pas plus étonné que cela, rien n’aurait été différent. Je me réjouis de ces collègues qui prendront le prochain arrêt avant que le train ne déraille.&lt;br&gt;Un ancien me raconte la dépression d’un autre qui est parti en retraite et en dépression en même temps. J’en arrive à me questionner, sur le comment. Je n’y pense plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;J’essaye de joindre un poto qui aura aussi la quarantaine dans l’année. Il joue l’autruche. Je me fiche de sa tête dans le trou et de la face qu’il expose au monde (et de fait, des risques qu’il prend). Il hiberne, je me moque en lui demandant si, comme dans ‘Un jour sans fin’, il attend le jour de la marmotte pour sortir sa truffe. Et je n’ai pas le temps d’y penser. Pas trop.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Ma mère a 73 ans. En fait, je ne la considère toujours pas comme âgée. Même si des signes sont là, même si il ne faut pas lui dire (alors je range mes remarques moqueuses et souvent indélicates: ce sont les autres qui le disent, de ma part, c’est affectif). &lt;br&gt;Du fait de la famille maternelle, je sais qu’il y aura encore bien des anniversaires. Elle s’inquiète de mon aventure professionnelle comme elle s’inquiète encore si je m’enrhume ou si je sors sans bonnet (p’tain de bonnet en laine tricoté qui grattait).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Cette semaine, par obligation, je passais huit heures dans deux jardins étrangers. Je souffrais du dos et des muscles à se demander si j’arriverais à finir la tâche. Pendant que je déplaçais 5 mètres cube de buches, j’écoutais de la musique au casque. La pluie tombait par intermittence, la petite côte était de plus en plus ardue à grimper avec la brouette. Je me disais que je baissais.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Alors, comme je baissais en direct, je pensais aussi au sketch de Pierre Desproges.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="3" face="Calibri"&gt;Le fait même que mes références soient Desproges, Coluche (dont il évident que le jeune d’aujourd’hui ne sait de ce dernier que les restos du cœur, et encore, par accident) me prouvent que je baisse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: none; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:5e225055-0acd-4db1-935f-09d56a015abc" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="a580398f-c04c-4fab-93b3-6d0172fc34c5" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=1S_WKQNmrhI" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TTG-i2xa1RI/AAAAAAAAAP4/iYpa6dZPMDI/videoc13d0cbbe43b%5B27%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('a580398f-c04c-4fab-93b3-6d0172fc34c5'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;417\&amp;quot; height=\&amp;quot;334\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/1S_WKQNmrhI?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/1S_WKQNmrhI?hl=en&amp;amp;hd=1\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;417\&amp;quot; height=\&amp;quot;334\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font face="Century"&gt;Théâtre Fontaine 1984&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;a name="jebaisse"&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;&lt;font face="Century"&gt;Je baisse&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Century"&gt;J'espère que vous regretterez pas d'être venus. Enfin, je veux dire, j'espère que vous le regretterez pas autant que je le regrette moi-même.&lt;br&gt;Je veux dire qu'en ce qui me concerne j'aimerais mieux être ailleurs, parce que je n'ai ni envie de rire ni envie de vous faire rire.&lt;br&gt;A l'heure où je vous parle, je sais pas si ça se voit, je m'emmerde profondément. Puis je me sens extrêmement gêné d'être ici debout comme un con devant vous, qui êtes là assis comme des cons. Ayant reçu une éducation bourgeoise, discrète et feutrée, au cours de laquelle m'ont été conjointement inculqués le respect des bonnes manières et le mépris de toutes les formes de vulgarité, vous comprendrez aisément ce qu'il y a d'humiliant pour moi dans le fait de m'exhiber ainsi devant un parterre de zozos plus ou moins rigolards, dont la plupart si ca se trouve, ne sont même pas de mon milieu social. Pour ne rien arranger, j'ai horreur que l'on m'applaudisse, je vous le dit tout de suite.&lt;br&gt;L'applaudissement, c'est jamais qu'une manifestation tout à fait instinctive du système nerveux cérébro-spinal, par laquelle le chimpanzé ou la ménagère manifestent leur joie frénétique incontrôlée, à la vue d'une banane, ou de Julio Iglesias. C'est vrai, à la seule idée que vous pourriez m'applaudir, j'ai déjà honte pour vous. Je regrette vraiment de devoir dire ces choses là à des gens qui se sont déplacés, pour certains, d'assez loin, dans le seul but d'oublier un instant leur métastases et l'invasion désormais imminente de notre pays par les forces du Pacte de Varsovie. Mais bon, vu la tournure que ca prend, il me semble que ça serait plus raisonnable pour moi que je m'en aille maintenant. Je pense que je vais aller me détruire. D'ailleurs, il est beaucoup trop tard pour aller draguer au rayon lingerie des Galeries Lafayette. Non mais vraiment je vous assure, je suis désolé d'en arriver là, mais... comment dire? je vous aime pas, voilà.&lt;br&gt;Je voudrais bien vous aimer, mais je ne peux pas! Vous voyez bien que je suis trop différent! Dieu a divisé l'humanité en deux grandes catégories, les juifs et les antisémites, d'accord ? Moi, je ne suis ni l'un ni l'autre, je suis ni juif ni antisémite, alors vous voyez bien que je suis différent, et que je ne peux pas vous aimer.&lt;br&gt;Oh! Je sais aussi que Dieu a dit : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même", c'est vrai, je sais. Mais d'abord, Dieu ou pas, j'ai horreur qu'on me tutoie, et puis je préfère moi-même, c'est pas ma faute!&lt;br&gt;Vous rigolez, mais je vais vraiment me détruire, hein! D'abord j'aime beaucoup la mort, et puis je suis un homme fini, je suis entré dans l'âge mûr, et l'âge mûr, par définition c'est l'âge qui précède l'âge pourri.&lt;br&gt;Intellectuellement, artistiquement, scientifiquement, même physiquement, je baisse. Sur le plan artistique, par exemple, je suis complètement largué; quand les mômes me parlent de rock, j'arrive pas à suivre. C'est bien simple, depuis la mort de Georges Guétary, j'écoute même plus de musique. Vous voyez où j'en suis.&lt;br&gt;Scientifiquement, c'est pas mieux, comme vous me voyez, je suis incapable de reconnaitre un rayon laser d'une corde à linge ordinaire, ou un chien qui pète d'un avion qui renifle. Et pourtant, la science, c'est pas de la merde, justement! Le savant le sait bien, lui, que sans la science l'homme ne serait qu'un stupide animal sottement occupé à s'adonner aux vains plaisirs de l'amour dans les folles prairies de l’insouciance, alors que la science, et la science seule, a su lui apporter patiemment, au fil des siècles, le parcmètre automatique et l'horloge pointeuse sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.&lt;br&gt;C'est quand même grâce aux progrès fantastiques de la science que désormais nous savons que, quand on plonge un corps dans une baignoire, le téléphone sonne.&lt;br&gt;C'est grâce aux progrès fantastiques de la science que désormais l'homme peut se rendre, en moins de trois heures, de Moscou à Varsovie.&lt;br&gt;Et, si y avait pas la science, si y avait pas la science, malheureux cloportes, boursoufflés d'ingratitude aveugle et d'ignorance crasse, si y avait pas la science, combien d'entre nous pourraient profiter de leur cancer pendant plus de cinq ans? Et n'est-ce pas le triomphe absolu de la science que d'avoir permis qu'aujourd'hui, sur la seule décision d'un vieillard californien impuissant, ou d'un fossile ukrainien encore plus gâteux que l'autre, l'homme puisse en une seconde faire sauter quarante fois sa planète, sans bouger les oreilles!&lt;br&gt;C'est pas moi qui le dis, c'est Fucius, croyez-moi, il avait oublié d'être con. Fucius disait : "Une civilisation sans la science, c'est aussi absurde qu'un poisson sans bicyclette."&lt;br&gt;Physiquement, alors c'est pire que tout. Physiquement je baisse, je baisse, je baisse. Je sens bien depuis quelque temps que je m’essouffle beaucoup trop bruyamment, anormalement, dans certains escaliers trop raides ou dans certaines femmes trop molles. Ah ben oui! je baisse. C'est plus vivable. Autant en finir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-8146904795131526844?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8146904795131526844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8146904795131526844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/01/apprendre-baisser.html' title='Apprendre à baisser'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TTG-i2xa1RI/AAAAAAAAAP4/iYpa6dZPMDI/s72-c/videoc13d0cbbe43b%5B27%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7796343223315247941</id><published>2011-01-02T02:58:00.001-08:00</published><updated>2011-01-02T02:58:43.298-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Pause</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;1er janvier – 20h10   &lt;br /&gt;J’ai mis un film après dix minutes de journal télévisé. En 600 secondes, il n’y avait pas de souhaits d’année qui commençait. Il y avait l’attentat en Egypte contre des chrétiens et les linges imbibés de sang, les accidents de pétards du réveillon avec photos de doigts arrachés et points de suture en direct, ces otages d’Areva qui ne sont toujours pas libérés, ces gens du sud qui habitent dans une vieille Poste et qui ont vu leur maison rasée par les inondations, toute la liste d’augmentations fiscales, énergétiques, la suppression de certains avantages, comme autant de vœux du Monde qui nous entoure.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai surement oublié un ou deux sujets habilement sélectionné par le présentateur en ce soir du premier de l’an. 600 secondes et tout ça qui vous arrive dans la gueule alors que par chance, vous digérez encore le repas de la veille. Je m’énervais, je n’ai pas fait la résolution du calme et de la sérénité, je m’octroie ce droit de m’élever contre ce reflet de la société qui prend un malin plaisir à nous réduire à la peur et à la tristesse. Voire l’injustice du Monde, et sans doute à la connerie humaine. Comme si nous avions besoin de nous le répéter à foison.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ainsi, les actualités sont celles-ci. Très mode, très hype. Comme si les sujets positifs, comme si certains thèmes ne méritent pas l’actualité journaliste.   &lt;br /&gt;Je vois les horreurs du monde dans le canapé. Je pourrais culpabiliser, me persuader que je suis bien heureux. Il y a des choses que je sais, d’autres devant lesquelles je préfère fermer les yeux. Comment pourrait-on tout supporter ? Il n’y a même pas eu de pause hier soir.Ni même l’intelligence du rédacteur en chef, face à la possibilité d’une interlude douce, d’une pause, d’un intermède agréable.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Un sourire, ce droit être envisageable, juste un moment, le temps de ne pas penser au reste. Est-ce si irresponsable ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" src="http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/hs868.snc4/71179_41417819678_6157228_n.jpg" /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7796343223315247941?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7796343223315247941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7796343223315247941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/01/pause.html' title='Pause'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2630003127519606496</id><published>2011-01-01T02:37:00.001-08:00</published><updated>2011-01-01T02:37:11.533-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Transitions</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Entre bilan et résolutions, fin d’année. Début.   &lt;br /&gt;D’abord, je ne fais jamais de résolutions. Je ne m’en veux pas particulièrement et je ne fume pas, cela fait au moins deux raisons de ne pas trouver de sources d’améliorations.     &lt;br /&gt;Tout en considérant que les efforts constants pratiqués par mes proches à me supporter sont tout à fait normaux. Après tout, je les supporte aussi, eux, avec leurs qualités.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai relu les notes de janvier dernier. Je commençais sous la couette, en fièvre et en me demandant si ce n’était pas une sorte de présage imbécile pour les douze mois qui allaient suivre. J’attendais déjà le départ de la boite d’avant, je craignais de recevoir à tout moment un recommandé, juste envoyé pour m’emmerder, tant ils en étaient capables. Finalement, il suffisait de patienter deux semaines en 2010 pour me voir sur la liste des ciblés. D’ailleurs, ce fut amusant, enfin, je me suis un tant soit peu protégé ainsi, en m’en amusant.    &lt;br /&gt;Je me souviens de ce jour, dans mon bureau, lorsque nous avons intercepté par hasard le document de la réunion exceptionnelle du Comité d’entreprise. Nous avons été mis au courant avant les élus vendus. C’est assez curieux de lire son nom sur une liste. Il y avait la preuve.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ensuite, quoi, février. C’est ainsi que tout a démarré. Je devais me projeter sérieusement sur le après qui viendrait, mais je ne savais pas quand. Il ne s’agissait pas de s’agiter sur le marché de l’emploi et de devoir faire patienter un employeur ou de regretter de ne pas répondre à une annonce. Et puis ce fut les premières discussions autour d’un café pendant les nombreux temps libres octroyés. Nous parlions en semi rigolant de l’éventualité d’un projet personnel. Une crèche d’entreprise, les services aux entreprises, ce qu’on appelle la conciergerie ou bien les services à la personne.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Mars et avril, tout était décidé et le projet a commencé, l’étude de marché, les documentations, la construction commerciale. Tout s’est fait assez naturellement. Et deux voisins de bureau sont devenus associés sans se le dire.   &lt;br /&gt;Et puis, les démarches administratives, les hésitations, les colères, les rages, les discussions, les premiers rendez-vous. Le nom, le logo, les plaquettes, les discours, les réunions, les commissions.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le projet n’en est plus un. Nous avons construit quelque chose, de fragile. Les objectifs 2010 ont été atteints. J’en suis content, sans plus car il me faudra encore attendre quelques années avant de m’en contenter. C’est curieux, en quelque sorte chef d’entreprise mais sur la pointe des pieds comme si ce n’était pas ma place, comme si ce n’était pas moi, comme si je ne me projetais pas plus loin que le jour d’après. J’éprouve une fierté retenue, une satisfaction timide.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Est-ce que je vois grandir les enfants, est-ce que je prends le temps suffisant pour ma famille, est-ce que.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;1er janvier. Civilement, l’année des quarante ans. Je ne m’en rends pas compte, j’y pense mais juste un instant qui m’effleure. C’est ainsi comme le réveillon d’hier, sans bien me rendre compte, l’esprit préoccupé, disons, occupé, constamment vers l’agenda qui démarre le 3 janvier. On se souhaite bonne année, santé et réussite professionnelle, j’entends chance et travail. A chacun de ses mots, je suis dans mon quotidien, dans la recherche de mon équilibre. Ce weekend n’est qu’une pause discrète comme sera le prochain.    &lt;br /&gt;Je disais l’an passé que toutes les fêtes, les embrassades ne sont qu’une brise qui ne changeait pas réellement le sens du vent qui nous emporte. Le passage du gué entre 31 et 1er ne change pas, ni l’année qui vient de s’écouler, ni les mois qui se présentent. Il s’agit d’une tradition. Je n’en rêve plus, je suis dans la réalité. A partir de quel âge arrête t-on de rêver de sa vie?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Mais janvier est là, il y a encore de la neige dehors.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’oubliais, bonne année.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" src="http://imworld.aufeminin.com/profil/D20090508/3066504_6104_pissenlit_fleur_souffle_H222249_L.jpg" /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2630003127519606496?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2630003127519606496'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2630003127519606496'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2011/01/transitions.html' title='Transitions'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-8290252375487874447</id><published>2010-12-24T02:54:00.001-08:00</published><updated>2010-12-24T02:54:28.217-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Mouvements personnels</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Voilà, 24 décembre. Demain, un autre jour. Le téléphone ne sonne pas à l’agence mais je ne m’inquiète pas, je grignote le temps. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Sortie.   &lt;br /&gt;Hier, premier licenciement, cette fois-ci, nous décidions, nous sommes du bon côté du bureau. Ce n’était qu’une personne de 25 ans, vivant chez ses parents, un tout petit temps partiel de moins de 10 heures par semaine. Nous avions fondé des espoirs sur cette jeune fille discrète qui nous semblait correspondre à nos idées, à notre façon de travailler. Puis, en deux missions, il nous a fallu ramer plus que de raison pour ne pas perdre deux contrats. Nous n’arrivons pas à réaliser que pour de l’entretien de domicile, une tête, deux bras, et de l’énergie ne suffisent pas. Nous lui avons expliqué : méthodes, coup d’œil et des doses d’humanisation de la prestation. Nous n’avions pas imaginé qu’en disant oui, comme cela, comme elle l’a fait au moment du solde de tout compte, ce même oui qui nous faisait croire que oui, tout allait bien, nous n’avions pas imaginé que si peu de temps après le début du contrat, nous la regarderions avec un air circonspect en se demandant comment elle arrivera à vivre sa vie un jour. Nous sentions quelque chose en elle, indéfinissable, mais nous ne sommes pas psychologue de ressources humaines. Quelques fois, l’instinct se trompe. Ou alors nous avions envie de croire.    &lt;br /&gt;Nous avons essayé de lui expliqué, de faire naitre une étincelle, une prise de conscience. Mais, nous n’avons eu que des oui. Nous essayons de comprendre mais nous sommes aussi des gérants maintenant. Nous n’avons le temps. Nous nous justifions ainsi. Et nous sommes passés à autre chose, à notre avenir.    &lt;br /&gt;Je ne sais pas quel sera son avenir à elle, cette jeune fille, si présentable, mais si peu pour ce que nous demandions. Nous n’avons pas eu le temps de la connaitre.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Entrée.   &lt;br /&gt;Hier, cinquième contrat à faire signer. Souvent des temps partiels voulus mais des CDI. Nous connaissons la précarité et les problèmes des CDD. Nous faisons confiance, nous investissons sur nos salariés. Nous aimons à croire que les candidats vont nous suivre, vont ressentir notre envie, et peut-être nous faire confiance. Nous lui disons que cela commencera pas 10 heures par semaine puis augmentera jusqu’au temps plein souhaité.    &lt;br /&gt;La jeune fille n’a aucune expérience si ce n’est quelques stages de quelques semaines. Elle est jeune et a déjà deux enfants. Elle veut travailler mais pense encore que son CAP et son BEP lui donnent des droits. Nous lui expliquons que c’est un début, qu’elle s’inscrit dans le développement de notre jeune entreprise et que de part sa formation, elle sera première sur la liste, en juin prochain, lorsque nous pourrons lui proposer des missions adaptées. Elle a six mois pour nous aider à y arriver, pour faire son expérience, commencer à comprendre le monde du travail, pour placer une ligne sur son CV, pour finalement lui donner une chance supplémentaire de trouver d’autres emplois en étant déjà salariée. Nous ne pouvons pas demander à notre équipe de se mettre à notre place, de comprendre notre parcours. Nous savons que la confiance se gagnera réciproquement.    &lt;br /&gt;Alors la jeune fille signe son premier contrat. Elle n’a pas l’air heureuse. Nous lui faisons la remarque. Elle répond qu’elle attend autre chose, qu’elle se sent rabaissée par rapport à ses compétences. Elle part avec son mari. Je n’ai pas entendu merci, pas même simplement merci. Elle pense que travailler dans une maison de retraite, c’est plus valorisant. Dans ces établissements, souvent: elle n’a pas compris les&amp;#160; horaires décalés (elle n’en veut pas, elle veut s’occuper de ses enfants aussi), elle pense que ses disponibilités seront respectées (9h-12h, 14h-16h), elle n’imagine pas qu’elle n’aura pas le temps de créer des liens avec les personnes âgées parce qu’elle courra faute de personnel, de toilettes en toilettes, elle pense qu’elle sera mieux payée sans imaginer que des dizaines, centaines de candidates voudront le même poste pour moins qu’elle. Elle se rendra compte n’avoir pas les moyens de travailler correctement. Surtout elle n’a pas compris notre explication, notre accompagnement des personnes, la présence et chaleur humaine que nous y mettons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je me souviens de mon premier contrat de travail, un CDD pour faire jardinier. Rien à voir avec ma formation universitaire. Il suivait des heures sur les marchés, du travail de nuit, de la saisie à la chaine, un poste de caissier. J’étais quand même content car je devais travailler, avant d’espérer mieux.   &lt;br /&gt;Je me rappelle de ce stage m’ayant offert mon premier CDI, alors que je ne comptais pas mes heures, que j’apprenais, voulais faire mes preuves.    &lt;br /&gt;Le système est imparfait, injuste, illogique. Mais c’est celui-ci. Je n’ai pas l’ambition de le changer. Peut-être arriverais-je à créer cette formule différente.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La jeune fille est partie avec son CDI. Nous savons qu’elle ira ailleurs dès qu’elle en aura l’occasion, qu’il faudra encore anticiper. Nous essayons de valoriser les personnes et les postes. Est-ce que nous mentons, est-ce nous n’avons pas les mêmes intérêts, est-ce que nous sommes vraiment positionnés comme des patrons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il neige toujours dehors. La circulation est hachée. Nous sommes le 24 décembre. Le Père-Noël va bientôt prendre son envol.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" src="http://www.productionmyarts.com/Images/arts-en-images/image-animee-gif-anime-gratuit/image-sapin-noel.jpg" width="157" height="157" /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-8290252375487874447?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8290252375487874447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8290252375487874447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/12/mouvements-personnels.html' title='Mouvements personnels'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-444260068643659267</id><published>2010-12-19T08:15:00.001-08:00</published><updated>2010-12-19T08:16:18.747-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Couper les cheveux en moins</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Là, présentement, douleur de l’orteil qui me rappelle qu’ouvrir les volets sur sol gelé n’est pas une sinécure. Vol plané, j’en rigolais en imaginant le spectacle offert à travers la fenêtre. Enfin, j’en rigolais, tout cela à postériori, pas au moment où la savate a volé, que je m’agrippais tant bien que mal, mais plutôt mal, puis que je m’aplatasse sur le sol. Con de sol qu’est dur.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La neige est tombée, de mémoire de plus ancien que moi, c’est assez rare. Le sapin est monté, il clignote et se réfléchit sur l’écran de télé. Il y a des signes qui ne trompent pas. Sans doute, bientôt Noël. Il y a les vacances de tous les nains. Je ne sais pas si j’aimerais en être.&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vj_YE6pI/AAAAAAAAAO0/KAi7xtb7P2E/s1600-h/P1080257%5B6%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="P1080257" border="0" alt="P1080257" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vkcZuw7I/AAAAAAAAAO4/0stCSCv9bzY/P1080257_thumb%5B3%5D.jpg?imgmax=800" width="287" height="229" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vlcVwh6I/AAAAAAAAAPA/A67y6eSg0_Q/s1600-h/IMG_0301%5B6%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="IMG_0301" border="0" alt="IMG_0301" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vl4NGnYI/AAAAAAAAAPE/vyqxe_JcOKU/IMG_0301_thumb%5B3%5D.jpg?imgmax=800" width="164" height="132" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160;&amp;#160; &lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vmo5USUI/AAAAAAAAAPU/Gssk2O5nbik/s1600-h/IMG_0302%5B5%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="IMG_0302" border="0" alt="IMG_0302" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vnL9k7-I/AAAAAAAAAPY/FyaxjxWQopw/IMG_0302_thumb%5B2%5D.jpg?imgmax=800" width="168" height="230" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En revenant de la forêt, j’enlève le bonnet. C’était pareil avec la capuche de l’anorak d’hiver. J’ai les cheveux aplatis. Un peu plus qu’avant. C’était quand avant? Je crois que je me dégarnis. C’est insidieux, c’est fourbe. Je voyais les cheveux chuter sur la blouse grise dont la coiffeuse m’affuble. Ils étaient de plus en plus gris. Disons, blancs. Enfin, plutôt &lt;em&gt;Clooney&lt;/em&gt;, une sorte de poivre et sel de Georges, surtout sur les tempes. Mais ils étaient là.    &lt;br /&gt;La dernière fois, je me suis étonné. Après le passage du coupe-tif, mes cheveux ne repoussaient pas aussi vite qu’avant. Putain, mais c’était quand avant? En fait, ce n’est pas une question de vitesse de pousse, c’est une question de moins qu’avant.    &lt;br /&gt;Je viens de comprendre avec ces touffes soit aplaties, soit désordonnées.    &lt;br /&gt;Mon père, je m’en amuse encore aujourd’hui, a ces touffes un peu moins souples, un peu plus rares, qui ne se coiffent pas comme avant. Je ne me souviens même plus de son avant à lui.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Bref, mes cheveux sont aplatis et je crois que j’en ai moins au dessus. C’est moins dense. C’est le stress, les soucis. Putain, c’est pas l’âge quand même? Peut-être bien que oui. Déjà, je suis dans le brouillard du myope.   &lt;br /&gt;Cette histoire capillaire, non, je n’y pense pas tant que ça. C’est une question pratique, je vais mettre de plus en plus de temps à me laver le visage. C’est une constatation. Je constate que j’ai perdu des cheveux sans m’en apercevoir. C’est que je n’ai pas que ça à faire, que de regarder ma cime de crâne.    &lt;br /&gt;D’ailleurs, un jour, il est possible que je sache à quoi elle ressemble cette tête, physiquement, sous la couche poilue. Logiquement, si je m’en tiens à la génétique, je vais me dégager les tempes, d’abord. On ne m’avait pas dit pour l’épaisseur. La désertification ciblée, je m’y attend, l’espacement des tiges, moins.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Deux enfants, deux chargeurs de DS. Et voilà le grand qui cherche le sien et qui s’étonne, en questionnant sa sœur: &lt;em&gt;c’est curieux qu’à chaque fois que tu retrouves ton chargeur, je perds le mien&lt;/em&gt;.    &lt;br /&gt;Je pars en fou rire. J’en pleure même un peu. Si tout ça, ce n’était que le stress, je pense avoir sauver trois ou quatre cheveux avec cette marrade.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-444260068643659267?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/444260068643659267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/444260068643659267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/12/couper-les-cheveux-en-moins.html' title='Couper les cheveux en moins'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQ4vkcZuw7I/AAAAAAAAAO4/0stCSCv9bzY/s72-c/P1080257_thumb%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2607856327851738860</id><published>2010-12-15T06:10:00.001-08:00</published><updated>2010-12-15T06:10:02.484-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Con gelé</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;‘tain, forêt à gauche, forêt à droite au milieu, -9°C. Je ne croyais pas l’affichage du tableau de bord. Et puis, il ne manque plus qu’un Grenelle politique de la météo. La neige revient, dingue, c’est l’hiver, la saison où on doit donc s’étonner de se peler les meules. L’homme ne contrôle pas la température extérieure comme sa climatisation estivale. Il faut s’en désoler, ou attendre que, tel une bonne Chine, on fasse exploser des pétards au ciel pour réchauffer ou chasser les nuages.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;‘erde quoi, c’est l’hiver. En fait non, c’est encore l’automne. Il n’y a rien de plus triste en cette fin d’année que de perdre vingt minutes de JT par soir sur les chutes de flocons et de cons tout court. Au dehors, le camion qui sale passe. Il fait du bruit ce bazar municipal qui disperse le sel pour que les administrés ne fassent pas de procès à la municipalité en cas de gamelles de trottoirs.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Hier, premier client mécontent. Avec raison, et sans contestation, nous avons fait une prestation de chiotte. Enfin, je dis nous car, nous assumons nos salariés. Pourtant, ce n’est pas bien compliqué notre job. Il demande un peu d’huile de coude, un sourire et une dose de bon sens, si ce n’est simplement de l’observation. A croire que dans ce monde terraformé, réfléchir est devenue une option.   &lt;br /&gt;Alors ça nous gonfle, nous énerve parce que l’impression d’être toujours obligé de faire soi-même nous vient par erreur à l’esprit. Comme si nous étions seuls dans l’exigence basique. C’est le boulot tout ça.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, m’étonnant du non versement de mes indemnités chômage pendant la première semaine de décembre, je questionne ma conseillère Pôle Emploi fantôme. Sa réponse est d’une clarté édifiante: “&lt;em&gt;Votre paiement est à valider par notre responsable de site qui est absent pour quelques jours. J'irai le voir pour votre dossier dès qu'il sera là&lt;/em&gt;”.    &lt;br /&gt;Nous sommes le 14 décembre. Et je m’interroge. Dois-je appeler ma banque pour lui expliquer d’arrêter le prélèvement du crédit car je m’absente quelques jours? Dois-je simplement rappeler ma conseillère, ah non, je n’ai même pas son numéro de téléphone, c’est qu’il ne faut les embêter ces gens-là. Dois-je prévoir une flopée d’insultes, juste pour le principe? Mais non, il ne faut pas prendre de risques face aux services de l’Etat. On ne sait jamais, qu’il y mette de la mauvaise volonté de façon délibérée cette fois-ci.    &lt;br /&gt;Alors je me suis vengé sur la société distributrice d’eau qui venait étaler leurs crasses incompétences. Un beau courrier de deux pages pleines d’ironies.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;D’une semaine à l’autre, d’espérances aux frustrations. C’est imbécile par moment d’être si convenu, si bien élevé (encore que), si aimable, si tant que ça. Parce que je n’ai pas été fabriqué autrement, je crois, de mémoire que même gamin, je n’ai jamais frappé personne. Sans doute un peu par peur. Peut-être beaucoup. J’ai été assez crétin pour m’interposer parfois, ou croire que je pouvais être un héros de supermarché discount. Sans vraiment fierté, à peine pour lutter contre ces formes d’injustices quotidiennes crées par des plus cons que soi. Y’a une chanson de Bénabar où qui parle d’être le méchant de James Bond. Ouais, j’ai bien envie d’en être un.   &lt;br /&gt;Au siècle dernier, un samedi matin, sur pelouse de banlieue, je taclais sèchement un grand balèze aussi abruti et méchant qu’il était grand et balèze. J’avais été bête, je lui avais dit de ne pas trainer dans ma zone et que j’allais faire du petit bois de sa malléole. Il nous cherchait brutalement le con, il se la jouait, comme le font les plus grands et plus bêtes.     &lt;br /&gt;Je ramassais par terre ensuite la chaine de cou qu’il m’avait pété et crachait une poignée de gazon. Avais-je cependant rêvé en imaginant une once de respect dans ces attitudes suivantes? Mais à quoi tout cela servait?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Observateur, il ne faudrait plus jamais penser. Cela doit être plus simple de se laisser entrainer par la foule que de tenter d’en rester à la périphérie des courants.   &lt;br /&gt;Et ce malheureux preneur d’otages d’enfants de maternelle, armé de ces deux sabres d’apparats, incapable de se faire dessouder par le &lt;font size="2"&gt;GIGN&lt;/font&gt; alors qu’il n’attendait qu’une mort qu’il était aussi incapable de se donner seul. La méthode est peu reluisante et je ne sais pas s’il aura une seconde chance de vie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cette semaine, je ne joue pas.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQjMNn-7LoI/AAAAAAAAAOQ/eeBgBzjNScE/s1600-h/epee%20glace%5B5%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="epee glace" border="0" alt="epee glace" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQjMOFA5s8I/AAAAAAAAAOU/dMYO2OKgEEA/epee%20glace_thumb%5B3%5D.jpg?imgmax=800" width="245" height="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2607856327851738860?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2607856327851738860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2607856327851738860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/12/con-gele.html' title='Con gelé'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQjMOFA5s8I/AAAAAAAAAOU/dMYO2OKgEEA/s72-c/epee%20glace_thumb%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-3294649156117392136</id><published>2010-12-11T07:23:00.001-08:00</published><updated>2010-12-11T07:23:40.550-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Brumes</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;Etonnante semaine, à se réconcilier avec l’optimisme.     &lt;br /&gt;Pas mon genre. Il faut attendre que le devis soit accepté, puis que la première prestation se déroule correctement, puis que la facture soit honorée. Et peut-être, dans l’attente que le chiffre d’affaires prévu au 31 décembre 2013 soit atteint, je décoche un léger pincement de lèvres synonyme de satisfaction instantanée. C’est toujours ainsi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;Et puis, il y a eu la neige, le froid. Il y a eu ces cinq heures de bouchons sur nationales mercredi après-midi. J’avais de quoi m’énerver, m’agacer, m’emporter, contre le ciel, les intempéries, contre le pays entier, son habitude léthargique, contre les gens qui n’avaient pas de pneus hiver et ceux qui ne faisaient que patiner devant moi, contre les camions non arrêtés autrement qu’en portefeuille et les gendarmes se réchauffant de moulinets de bras inutiles.      &lt;br /&gt;Pourtant, je regardais les paysages, les arbres blancs, les horizons qui ressemblaient aux fonds de vallées alpines, la neige par rafales, les congères en formation, les champs immaculés, la nature en gel. J’admirais les forêts sur la route de mes faux raccourcis, elles s’illuminaient des feux des phares, elles jouaient d’ombres et de lumières. Tout était molletonné et au chaud de l’auto, je me plaisais presque à rouler sur la couche glissante.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;Le lendemain matin, à peine la pause d’une nuit, le soleil ne réchauffe pas, il est bas. Tout juste quelques chaleurs viennent créer une brume imaginaire au dessus des espaces comme autant de glaciers momentanés. J’évitais la côte centrale de la ville, qui freinait les véhicules autant que les conducteurs endormis. Je prenais la frontière des habitations et des champs. Je surprenais l’homme et son chien. Il avait compris qu’il devait partager cet instant éphémère. Je me stoppe le long du chemin et garde l’instant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQOXdEAZBQI/AAAAAAAAAOA/utsqOJPr0pg/s1600-h/P1080164%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="P1080164" border="0" alt="P1080164" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQOXdg8BgLI/AAAAAAAAAOE/zdUAIRRkn7E/P1080164_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="351" height="270" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;#160; &lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQOXec4_zcI/AAAAAAAAAOI/aw60QF6F0Bs/s1600-h/P1080168%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="P1080168" border="0" alt="P1080168" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQOXew4josI/AAAAAAAAAOM/G5mVh2AsquU/P1080168_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="349" height="268" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;La semaine se termine et le téléphone a sonné. Nous sommes ravis mais rencontrons les vrais difficultés de notre nouveau métier. Je dis qu’il s’agit de stress positif, il vaut mieux l’avoir que de ne pas en avoir l’occasion. Il me dit, voilà trois heures, que nous y arriverons. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore les solutions, nous croisons les doigts pour que la situation se décante lundi. Tout est sur le fil, le démarrage est là, le fil, lui est d’une finesse transparente.     &lt;br /&gt;Il n’y a plus ou presque de neige dehors. Je n’ai plus le sourire simple en regardant par la fenêtre. J’avais espéré un week-end serein, ce sera le prochain, ou non, il faut l’accepter.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;Bientôt le réveillon. Pour cause de coïncidences, disons de concours de circonstances semble-t-il, gagnés, nous allons passer la veille de Noël à 4. Habituellement, c’était pour le changement d’année. Rien de ne me dérange. Rien ne me parait suspect.     &lt;br /&gt;L’an dernier, nous avions prévu un nouvel an à la montagne, je passais alors le réveillon fiévreux, alité, comme un con. A 1400m d’altitude mais dans un pieu à trembloter. J’avais peur que tout 2010 ressemble à ces premières heures de janvier, vous savez, un de ces signes avant coureur que l’on aime interpréter pour… enfin, pour rien, juste pour trouver une explication. Je crois que j’entre dans le bilan de ces mois passés. Je vais entrer dans les conclusions de mes quarante premières années. J’ai toujours l’impression de l’entre-deux, la période charnière, l’intermédiaire, et je ne sais pas encore comment tout cela va basculer. Une idée me trotte, avec des images et des expressions qui disent pain blanc, pain noir, de ce que j’ai déjà mangé. Disons que je suis au milieu, au centre de ma vie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font face="Calibri"&gt;Comme l’homme et son chien, j’avance vers la brume, si je regarde derrière moi, tout est encore net, en face, tout est brouillard. Je reste curieux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-3294649156117392136?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3294649156117392136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3294649156117392136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/12/brumes.html' title='Brumes'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TQOXdg8BgLI/AAAAAAAAAOE/zdUAIRRkn7E/s72-c/P1080164_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6575401108474971906</id><published>2010-12-06T09:18:00.001-08:00</published><updated>2010-12-06T09:18:59.147-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Hivernage</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;La neige a fondu. Seules quelques traces résistent aux coins de certains toits à l’ombre. Par la fenêtre, la nuit. Des lampadaires diffusent de la couleur orangée, cela donne des ambiances cinématographiques. Ruelles aux lanternes. Dehors, le froid.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je perd le temps. Mon temps est occupé mais je perds le temps. Dans bientôt, Noël. Vivant dans l’impatience de la suite, de l’attente du prochain jour, mois, de l’année d’après, je perds ce qui me définit. Il a suffi d’un rien, d’accrocher quelques guirlandes lumineuses à une gouttière, d’une bataille de boules de neige. Un appel téléphonique aussi me permettant de penser aux prochaines vacances de juillet. Comme une normalité dans l’anormalité de la situation.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je me demande, j’arrête de me demander. Je n’arrive plus à me décider. Je ne sais plus répondre à des questions d’enfants. Quelle est ma couleur préférée? Quel est ton plat préférée? Tu préfères l’hiver ou l’été? Je ne sais plus grand chose. Avant, je pouvais dire ce qui ne me plaisait pas, rarement être sûr de ce que je voulais. J’observe une seconde les enfants qui grandissent. Ce n’est plus de la croissance, c’est une surmultiplication de leur présence. Il y a les réponses et le ton désagréable du garçon qui devance son adolescence, il y a la fille qui reste un enfant avec des yeux qui apprennent trop vite la vie. Elle croit encore au père Noël. J’aimerai bien croire encore au père Noël.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne me souviens pas de ces matins du 25 décembre de l’époque où je croyais encore. Il y a ces aurores qui me permettaient de réveiller toute la maison, après m’être faufiler par l’escalier, entre le chien et la porte du salon, la foultitude de formes géométriques, d’ombres qui cachaient le bas du sapin. Il y avait l’odeur du pin. En un zest de minutes, c’était déjà le repas du midi. Sans fatigue, sans penser au lendemain.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Cette année, ce ne sera pas un réveillon du nouvel an à 4, qui me plaisait aussi. Faire les choses différemment des autres. Il y aura du monde et puis ce pote avec qui je raccroche les wagons. Qu’aurions-nous fait si nous avions été moins cons? Aurions-nous laissé passer quinze ans pour rien? Tout ça pour finalement essayer de comprendre ce que faisait l’un pendant que l’autre vivait sa vie sur un autre tempo. Le décalage existe. J’ai cette colère, atténuée, contre le temps, et contre nous. Je me rassure en me disant que j’avais raison. Mais ça ne rattrape pas les années. Et puis, c’est aussi con de le dire.   &lt;br /&gt;2011, c’est tellement loin. Je n’en parlais jamais, je ne me projetais pas. La dernière projection, c’était l’an 2000. Tu verras, en l’an 2000. Et puis, il devait y avoir des voitures volantes, nous devions rencontrer des extraterrestres, nous devions visiter Mars, et des robots devaient faire le ménage chez nous. Mais après l’an 2000, je n’en parlais jamais. J’avais trente ans ou environ. Depuis, les années se sont additionnées. Est-ce comme cela que ça doit se passer?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y a des jours sans lassitude, sans mélancolie. Je n’ai pas le temps de l’être. C’est curieux. Ou alors, ce sont des instants volés. Je ne sais pas à qui on vole ces moments là.   &lt;br /&gt;Hier soir, nous avons regardé &lt;em&gt;Le grand blond avec une chaussure noire&lt;/em&gt;. 1972. Au moment où Rochefort met en place son piège à cons pour Blier, que Mireille Darc se retourne dans sa robe noire décolletée de l’arrière-train avant que Pierre Richard ne lui coince une mèche de cheveux blonde dans sa braguette, je me rappelle. Je rigolais tandis que j’en souris toujours béatement. Voilà peut-être vingt ans que je n’avais pas vu le film et je m’en souvenais par bribes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tous ces moments sont étonnamment normaux.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Hier, aussi, j’ai donné à ma nièce de seize ans mon premier Stephen King, que je lisais au même âge que le sien. Je n’arrive pas à comprendre comment tout ça est arrivé. Le livre avait traversé plus de deux dizaines d’années, trois déménagements sans que je le rouvre. La couverture est un petit peu abimée, je ne me souviens d’elle que neuve.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je reste là, je regarde les voitures rouler trop vite dans la rue pavée. Il va falloir rentrer.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TP0a_lcgNII/AAAAAAAAAN4/qpcOfqCDH2o/s1600-h/gb%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="gb" border="0" alt="gb" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TP0bAlmGfPI/AAAAAAAAAN8/ano-CfYS-Ag/gb_thumb%5B2%5D.jpg?imgmax=800" width="387" height="230" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6575401108474971906?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6575401108474971906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6575401108474971906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/12/hivernage.html' title='Hivernage'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TP0bAlmGfPI/AAAAAAAAAN8/ano-CfYS-Ag/s72-c/gb_thumb%5B2%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1087733600657385037</id><published>2010-11-25T09:36:00.001-08:00</published><updated>2010-11-25T09:39:24.644-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Marquer le pas</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il y a un moment, il est là, je le prends.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Je savais que cela n’avancerait pas aussi facilement sur des roulettes ou des chenilles de tanks. Nous alternons gentiment les moments de stress que nous qualifions de positif (encore) et les heures d’énervements certains contre le monde entier. Enfin, contre les autres, ceux qui n’ont pas notre envie, nos valeurs simples et quasiment honnêtes.    &lt;br /&gt;Nous échangeons nos phases de migraines et de graines entières. Il vaut mieux en rire. La nuit est déjà tombée. Il parait qu’il neige déjà, quelque part. Et ce téléphone qui ne sonne pas. Nous avons distribué, nous avons référencé un peu, nous continuons. Cela ne fait qu’un mois bordel, pas plus. Nous souhaiterions plus. Nous le voulons, juste pour nous rassurer, savoir qu’on est vraiment dans le vrai. Je crois que nous sommes accrochés.    &lt;br /&gt;Je calcule chaque facture en nombres d’heures à fournir, juste pour équilibrer. Il va y avoir une campagne de communication bientôt, qui va couter. Il en faudrait peu pour qu’elle soit rentable. Pourtant, dans nos chiffres, tout était prévu, mais quand il faut faire le chèque, c’est autrement.    &lt;br /&gt;Il y a ces pistes qui n’aboutissent pas, ces gens qui n’échangent que par e-mail, ceux qui vous accueillent puis ne savent même pas dire oui ou non sur le devis. Alors nous sommes dans de l’attente impatiente.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tiens, nous avons reçu un message d’un énorme concurrent qui vient nous emmerder en causant juridique, propriété industrielle, le pot de terre contre le pot de fer. Un peu comme si nous étions deux boulangeries et que nous commercialisions la baguette bleue et eux la baguette verte. Ces cons là, ils ont protégé le mot baguette. J’ai de nouveau des grandes haines contre ces gens là. J’ai envie de prendre la voiture faire 400 km, demander la dame et de lui retourner une grande beigne dans la gueule. Juste pour ça, parce qu’elle son petit travail d’esprit obtus. Allez, c’est la journée de la femme alors je ne dois pas parler comme ça. M’enfin, il n’y a pas de justice, ça pourrait être un homme, on a le droit non, si c’est un homme de faire de la déco créative de visage ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’aimerai écrire. J’y pense le soir. J’ai quelques idées mais la fatigue, le soir, m’emporte. Je crois que je suis fainéant. Depuis le temps que j’y pense. Je sais que si je devais écrire, ce serait juste avant l’endormissement. C’est là que les idées flottent, les envies. Des flashs, ceux qui ne sont plus des simples visions diurnes mais de l’imagination plus pure, qui se détache du réel.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans un monde idéal, j’aurais deux vies, celle du jour et celle de la nuit. Si ça trouve, je ne dormirai pas. Mais je ne serais pas plus satisfait. Je me dis des choses et puis rien. Demain, si tout va bien, rien ne changera. C’est antagoniste de le dire.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;   &lt;table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2" width="629"&gt;&lt;tbody&gt;       &lt;tr&gt;         &lt;td valign="top" width="325"&gt;           &lt;blockquote&gt;             &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes études                   &lt;br /&gt;les bonnes rencontres                    &lt;br /&gt;la vie est rude                    &lt;br /&gt;on joue la montre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/blockquote&gt;            &lt;blockquote&gt;             &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;souvent c'est cuit                   &lt;br /&gt;mais on espère                    &lt;br /&gt;le bon QI                    &lt;br /&gt;le bon salaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;le bon chemin                   &lt;br /&gt;les bonnes godasses                    &lt;br /&gt;on se retient                    &lt;br /&gt;dans la mélasse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes démarches                   &lt;br /&gt;le bon public                    &lt;br /&gt;monter les marches                    &lt;br /&gt;aux assedics&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes écoles&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/blockquote&gt;         &lt;/td&gt;          &lt;td valign="top" width="302"&gt;           &lt;blockquote&gt;             &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes études                   &lt;br /&gt;les bonnes rencontres                    &lt;br /&gt;la vie est rude                    &lt;br /&gt;on joue la montre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/blockquote&gt;            &lt;blockquote&gt;             &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;souvent c'est cuit                   &lt;br /&gt;mais on espère                    &lt;br /&gt;le bon QI                    &lt;br /&gt;le bon salaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;le bon chemin                   &lt;br /&gt;les bonnes godasses                    &lt;br /&gt;on se retient                    &lt;br /&gt;dans la mélasse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes démarches                   &lt;br /&gt;le bon public                    &lt;br /&gt;monter les marches                    &lt;br /&gt;aux assedics&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;              &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;les bonnes écoles&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;           &lt;/blockquote&gt;         &lt;/td&gt;       &lt;/tr&gt;     &lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je relis les paroles de la chanson de Florent Marchet (2007) : &lt;em&gt;Les bonnes écoles&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je m’en pose, des questions. Quelquefois, je me dis que tout ça, ce n’est qu’une crise de croissance, voire peut-être un caprice d’adolescent qui ne supportait pas les contrariétés et les frustrations de la vie. J’avais peut-être d’autres moyens, plutôt que de me préparer un beau cadeau.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons croisé une jeune femme qui fermait sa crêperie après un an d’activité, juste le temps de s’apercevoir que ce n’était pas la bonne idée ou le bon moment, qu’elle n’était peut-être pas faite pour ça, qu’elle était trop jeune. Après deux entretiens, positive comme elle se montre, motivée, prête à rebondir, alors qu’elle doit être fracturée de l’intérieur. Mais elle joue bien son rôle. Je ne sais pas ce que nous allons faire mais j’aimerai qu’elle fasse un bout de chemin avec nous.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne sais plus vraiment ce qui est raisonnable ou pas. Nous dépensons plus de deux mille euros dans de la publicité ciblée. Nous avons beau nous persuader que c’est nécessaire, important.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je viens d’entrer dans une nouvelle phase. C’est un peu comme si je venais d’entrer dans le monde des grands, ceux qui prennent des décisions à grandes conséquences. Ce n’est même pas que je ne suis pas soutenu, ce sont mes propres fondations qui faiblissent, je sens que je peux m’effriter, tout seul comme un con, comme une vieille baraque qui n’a pas la protection antisismique.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai envie de repenser à mes souvenirs d’avant, lorsque je ne me posais pas de questions importantes sur l’avenir.    &lt;br /&gt;Gamin, adolescent, demi-adulte, pseudo-trentenaire, jamais adepte de la prise de risques. Ou étaient-ce des risques mesurés.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le virage est sec. Je me plains, oui j’y arrive. Et il y a pire ailleurs, pour énormément de raisons.   &lt;br /&gt;Et puis il me suffit de dire: jusque là, ça va. Parce que c’est vrai, jusque là, ça va. Un peu comme le gars qui tombe du trente-neuvième étage, qui voit des gens pendant la chute, à chaque fenêtre d’étage et qui leur dit: jusque là, ça va.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Putain, je me plains. Comme un enfant gâté, comme un imbécile. Je l’écris pour bien me rendre compte. Pour ne plus le relire ensuite, comme si le fait de le coucher noir sur blanc, l’inscrivait dans le passé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ce n’est pas l’envie, les envies qui me manquent. Oh non. Est-ce que ça suffira.   &lt;br /&gt;Demain peut-être, nous sortirons de cette sorte d’isolement. Nous nous enfermons dans notre projet, cette responsabilité prise aux yeux des autres, cette absence de droit à l’erreur car c’est important dans nos esprits, nous n’en parlons pas dans ces termes mais je suis persuadé que nous le ressentons, ainsi. C’est une question de fierté intérieure.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai encore entendu aujourd’hui, que c’était courageux de faire ça. Et puis après.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;C’est écrit. Naïvement. C’est assez puéril tout ça. Puisque c’est écrit, sur mon petit bout de papier, c’est du passé.   &lt;br /&gt;J’avance au pas suivant.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1087733600657385037?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1087733600657385037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1087733600657385037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/11/marquer-le-pas.html' title='Marquer le pas'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-8582703636996538315</id><published>2010-11-20T06:31:00.001-08:00</published><updated>2010-11-20T06:31:28.631-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Briques</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je commençais la semaine en pleine forme. Je m’étonnais d’avoir bien dormi, ne pas être inconsciemment réveillé à l’aurore. Cette foutue cervelle rumine, à plusieurs fois ressasse les idées et les oublis. Je ne me sens pas fatigué, je suis ouvert, les yeux en tous cas. Plus les jours passaient, plus je m’énervais. Je ne sais pas contre quoi je m’énervais. Il parait qu’il s’agit d’une sorte de tension intérieure qui ressort à l’extérieur. J’étais tout seul dans l’agence les deux derniers jours de la semaine, je me suis occupé, il y a toujours quelque chose à faire. Habituellement, avec mon binôme d’aventure, nous échangeons suffisamment pour évacuer ce qui nous passe par la tête. C’est ainsi que je me déstresse, je râle, je gueule un peu, je souffle, je pénibilise l’environnement.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je lutte bêtement contre les obstacles injustes. C’est ainsi que je les identifie. Ils sont des freins, des blocages qui ne respectent pas les investissements personnels, les compétences, les valeurs. Ce sont des dessous de table, des habitudes, des déformations humaines de la société. Pourquoi nous feraient-ils confiance plus qu’à d’autres ces gens-là ? Nous sommes tous si usés par les discours, les grandes phrases, les images, les autres gens. Je suis naïf, ou plutôt innocent dans la partie. Tout neuf, à perdre du temps à comprendre comment fonctionnent les arrangements. Au milieu d’escroqueries, surnager.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, toujours, ça ne va pas assez vite. Ou trop, je répèterai la note de samedi dernier. jeudi, nous avons fêté le premier mois de notre existence officielle. Cela fait déjà 30 jours. Nous constatons déjà les grandes paroles et grands sourires d’avant qui ne se suivent pas de véritables gestes. Nous savons que les coups de main sont rares. Je vais continuer à trier.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dimanche prochain, nous boirons un coup avec les proches pour l’emménagement, le démarrage et tout et tout. J’ai plutôt envie de me réjouir lorsque nous atteindrons les objectifs. Je ne ressens pas réellement de fierté en cet instant. Une étape est franchie et je m’aperçois –je le savais mais on repousse les pensées les unes après les autres- que la difficulté est devant nous. C’est une sorte de mur qu’il ne faut pas franchir mais plutôt briser, ébrécher, grignoter. Il faut se faire une place. Je sais que nous ferons le boulot correctement et bien mieux que d’autres, je le sais, ce n’est pas une question de se vanter, je le sais et c’est tout. Et cette persuasion normale ne nous permettra pas forcément de réussir. Alors je m’énerve car je doute quand même. Je n’y comprends plus grand chose.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons prévu de faire une campagne de markéting direct pour Noyel, le genre d’envoi postal censé être ciblé pour notre cible client. Tu parles. Enfin, nous communiquons, nous nous faisons connaitre. Nous envahissons l’espace. Le téléphone ne sonne pas comme ça à l’agence.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TOfbuQouP-I/AAAAAAAAANw/YhjZkEjmUbM/s1600-h/mur%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 11px 0px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="mur" border="0" alt="mur" align="left" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TOfbuwI3upI/AAAAAAAAAN0/Yq-xtXWB4x4/mur_thumb.jpg?imgmax=800" width="244" height="164" /&gt;&lt;/a&gt;Et puis il y a toutes ces sociétés (avec ou sans majuscule) qui vivent sur notre dos. Celles qui essayent l’arnaque en envoyant systématiquement de bons d’engagement, des confirmation d’adhésion, des fausses factures aux nouvelles sociétés crées. On ne sait jamais. Je connaissais. J’ai juste envie de les insulter. Et si ce ne sont pas les non officielles, ce sont les autres, bien taguées obligations légales qui pompent l’oxygène aux jeunes structures à la recherche de fond de roulement, de trésorerie. C’est ainsi qu’une visite médicale exigée –là, c’est normal- coute aux entreprises 60 euros par tête. Vous savez ce que vaut une visite médicale effectuée par ces toubibs. J’en rigole encore. Jaune. Et puis ces registres obligatoires achetés à prix d’or qui ne servent à rien à l’époque de l’ordinateur. Nous faisons le chèque et nous comptons les heures de travail qu’il faut effectuer, rien que pour rembourser le Système de ces frais indirects. Nous le savions, je n’en suis pas moins énervé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Rien de neuf sous le soleil.   &lt;br /&gt;Pas le premier, pas le dernier. Au milieu.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-8582703636996538315?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8582703636996538315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8582703636996538315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/11/briques.html' title='Briques'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TOfbuwI3upI/AAAAAAAAAN0/Yq-xtXWB4x4/s72-c/mur_thumb.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1346408820766531321</id><published>2010-11-13T05:45:00.001-08:00</published><updated>2010-11-13T05:58:10.711-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Courants de pensées</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;La pluie cogne, ne s’interrompt pas. Des bourrasques, l’eau qui ruissèle dans les gouttières, des feuilles brunes qui s’accrochent encore. Peine perdue. Je deviens encore plus insensible à l’environnement, je n’ai que des idées de travail en tête. Enfin, plutôt, mon esprit divague, branché non stop sur ce qu’il y a à faire, ce qui a été déjà réalisé, ce qu’il y aura à construire encore. Je me réveille tôt, comme si rien ne s’arrêtait pendant le sommeil. Est-ce le changement d’horaire comme une excuse. J’ai des hâtes et je me projette, je suis impatient. J’ai des devis à faire, j’attends déjà les réponses. Je suis dans le référencement, je pense déjà aux résultats.   &lt;br /&gt;Je voudrais maitriser un accéléromètre temporel, je suis comme un gamin qui veut jouer avec ses jouets avant Noël. Le sapin se décore, les guirlande ne sont pas encore allumées. Nous avons des objectifs chiffrés, je veux déjà les avoir atteint, tiré un bilan, une conclusion, des assurances.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TN6WbFlSC5I/AAAAAAAAANo/MbjNOOXTYqw/s1600-h/IMG_0283%5B12%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" title="IMG_0283" alt="IMG_0283" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TN6Wb0ExAfI/AAAAAAAAANs/T8n9wY5BOIo/IMG_0283_thumb%5B9%5D.jpg?imgmax=800" width="384" height="291" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous continuons de rencontrer des candidats. Nous passons de surdiplômés cherchant quand même les premières expériences permettant de se vendre enfin à juste valeur, à de bien plus âgés souvent déscolarisés depuis leurs quinze ans, flirtant d’un petit boulot à l’autre, grignotant les allocations et les indemnités. Et il y a cette dame qui changea de voie à cinquante ans pour faire ce qu'elle aimait. Elle s’est aperçue de ce qu’elle voulait faire très tard mais elle y tient, fait des cantines scolaires avec son bac plus trois en Droit. Elle aime ça.    &lt;br /&gt;Hier, cette autre dame pomponnée à l’excès pour l’entretien, qui acceptait tout car elle devait travailler. Elle voulait et devait travailler. Vouloir et devoir, souvent cette nuance effrayante. Elle nous a demandé une copie du petit dossier qu’elle avait complété. Nous pensions que c’était pour prouver à Pôle Emploi. C’était pour son &lt;em&gt;ami&lt;/em&gt; à qui elle devait prouver qu’elle n’avait pas été ailleurs faire je ne sais quoi de cinq à sept. Nous étions là, dans la rue de la ville, derrière la cathédrale éclairée par les spots, magnifique, à parler d’elle, de sa situation. Et nous savions que nous devions conserver les yeux ouverts, penser compétence, efficacité, humanité de la personne, ne pas tout mélanger, se laisser aller à la compassion et à la pitié. On ressent cela, parfois. Dans un coin, de ma tête, je prends ma chance comme elle vient et veux la provoquer.    &lt;br /&gt;Nous voyons des exemples qui nous donnent des responsabilités que nous n’avions pas imaginées. En fait, il n’y a aucune responsabilité là-dessous, c’est la vie qui est comme ça. Je prends ces rencontres comme des rappels à l’ordre.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le travail ne s’arrête plus le vendredi soir. Il continue. Je m’aperçois que ça ne me dérange pas. Les occupations que j’avais auparavant passent au second plan sans que ça me manque pour le moment. Je me suis surpris, jeudi 11 novembre à regretter que ce fut férié. Je veux aboutir. Nous en arrivons à oublier les incertitudes et les erreurs. Un nouveau rythme se crée déjà. Ou plutôt enfin.   &lt;br /&gt;Nous pestons toujours contre les administrations, les grandes sociétés qui nous ralentissent, l’inertie toujours ambiante du pays. Nous en arrivons, dans notre bulle, à nier les réalités.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le temps passe, vite et lentement, il se détend et se rétrécit. Il s’accélère tel que nos journées sont trop courtes, il est trop lent tel qu’il faudra attendre pour savoir. Nous profitons, l’esprit de côté, nous y mettons le cœur, un peu de tripes pour ne pas regretter.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’écoute un album. J’étais dans la charrette. Puis j’ai pris un bateau qui me conduit au rythme d’un courant étrange. Les ondes sont mélodieuses, un peu rock n’roll, ça remue, ça bouge. Il y a des rapides, quelques lacs intermédiaires. Il y a cette sensation de liberté, hypnotique, excitante, mais je regarde autour de moi, je cherche les rives, rassurantes.   &lt;br /&gt;Pendant les calmes moments, je me retiens pour ne pas me pencher, j’oublie que je n’ai peut-être pas pied.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1346408820766531321?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1346408820766531321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1346408820766531321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/11/courants-de-pensees.html' title='Courants de pensées'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TN6Wb0ExAfI/AAAAAAAAANs/T8n9wY5BOIo/s72-c/IMG_0283_thumb%5B9%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4910233243473712354</id><published>2010-11-04T00:58:00.001-07:00</published><updated>2010-11-04T00:58:12.093-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Marchés</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Cette fois-ci, c’est vraiment l’automne. En quelques jours, les forêts sont jaunes, des dégradés de feuilles en décompositions de dentelles végétales. Je n’arrive pas à me persuader qu’il faudra bientôt attendre cinq ou six mois avant de sortir en manches courtes. Sur le marché, je distribuais les petites plaquettes commerciales, nouvelle expérience, nouvelle situation. &lt;em&gt;Bonjour madame, merci, s’il vous plait, bonjour monsieur, bonne journée&lt;/em&gt;. Combien de fois, entrecoupées d’absences totales de regards de ces gens pressés qui n’ont pourtant rien à faire d’autre. Et il y a ces yeux dédaigneux, ces silences insultants. Alors je continue, je dis &lt;em&gt;bonjour, bonne journée&lt;/em&gt;. Je passe d’une personne à l’autre les pieds sur les pavés. Heureusement, quelques échanges, des sourires aussi, des phrases qui laissent espérer en l’espèce humaine. C’est une situation étrange, au milieu des yeux des autres.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y a eu ce gars un peu cabossé de la caboche qui est venu me détendre pendant cinq minutes avant d’aller héler d’autres passants en cabas. Il m’expliquait avec son vocabulaire et ses mots mâchés que les gens étaient devenus méchants. J’acquiesçais avec volonté, il avait vu l’essentiel.    &lt;br /&gt;Il y a eu ces dames qui parlaient de bonne idée.     &lt;br /&gt;Il y a eu ce vieux monsieur à qui il ne restait que cinq chicots (environ) qui m’expliquait ne plus recevoir d’aides de la Nation, lui qui avait servi dans la Légion, avait tué un petit peu partout à l’époque où le pays colonisait, lui qui avait des tas de cicatrices et des tonnes d’histoires à ne pas raconter. Il portait des gants d’hiver, il faisait sa dernière descente. Il me disait sa déception et sa solitude. Il voulait faire sauter ce gouvernement. Je crois surtout qu’il voulait tout faire sauter.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Un autre moment, je m’arrête auprès d’un vendeur de chaussures. Il avait envie de compagnie, vient me tutoyer en m’expliquant la vie du haut de son âge inférieur au mien. Il me décrit sa théorie haute en absence d’argument sur le comportement suicidaire du créateur d’entreprise en 2010. Je compatis. Et pourtant, il me dit s’en sortir avec son étalage et ses marchés car lui, peut faire des ventes non déclarées. Je prends son expérience, la met dans un coin et espère qu’il ne s’agit pas d’un oiseau de mauvaise augure. Car il me souhaite que du bien mais veut bien me revoir dans deux mois pour en rediscuter.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y a eu ce monsieur à l’âge presqu’indéfinissable. Age canonique.&amp;#160; Je lui tends le parchemin en papier glacé et il me dit que cela lui servira quand il sera vieux. Je souris et il rigole, heureux de son effet. Il continue et nous parlons pendant plus de cinq minutes avec rigolades au milieu des gens toujours aussi pressés. Il me décrit son quotidien, sa tristesse depuis que sa femme est morte. C’était comme si on lui arrachait la moitié de son corps. Il avait rencontré celle qui deviendrait son épouse en Indochine pendant la guerre. Elle était une victime, de ceux qui n’ont rien demandé à personne, mais qui subissent les décisions de ceux d’en haut. Et puis, il l’a ramené en France. Il me demande, d’après moi, quel âge je lui donne. Je lui réponds avec un air en coin que c’est une question piège. Pourtant, je vois qu’il n’est pas tout jeune le gaillard, j’essaye de l’étalonner par rapport à mon père et je tente un 75. Il me dit qu’à huit ans près, j’étais bon. 83 ans et beau comme j’aimerai être à son âge. Je lui dis d’ailleurs.    &lt;br /&gt;Il interpelle un autre &lt;em&gt;vieux&lt;/em&gt; qui passe et que j’avais croisé un peu plus tôt dans la matinée. Lui aussi m’avait répondu que mes services lui serviraient peut-être quand il serait plus âgé. Nous avions aussi rigolé tous les deux. Les deux bonhommes se connaissent et voilà qu’ils s’amusent de leurs réponses à mes dépends. Je m’amuse en les observant, copains comme cochon, fiers de leurs âges, farceurs. Comme a dit mon vieux de 83 ans en désignant son copain, ah lui c’est un jeune branleur. Sûr, il n’a que 80 balais.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Minutes de plaisir parmi des tonnes de soupirs et d’absences de sociabilités. Combien de visages fermés pour ces petits minutes partagées. L’ingratitude de la distribution de tracs m’insupporte. Des personnes sont sombres parce qu’elle le veulent. Des gens sont pédants, désagréables, insultants parce qu’ils le veulent. Pourquoi ne pas répondre bonjour ou tout simplement non merci. Il y a de ces coups de pieds au cul qui se sont perdus.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4910233243473712354?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4910233243473712354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4910233243473712354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/11/marches.html' title='Marchés'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-8489363919764951667</id><published>2010-10-30T09:19:00.001-07:00</published><updated>2010-10-30T09:19:12.276-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Rééducation</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFZ4lk1wI/AAAAAAAAANQ/0_lz-UI0e0Q/s1600-h/IMG_0278%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 8px 0px 0px; display: inline; float: left" title="IMG_0278" alt="IMG_0278" align="left" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFakrtGhI/AAAAAAAAANU/0o5f4yd7iPI/IMG_0278_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="240" height="180" /&gt;&lt;/a&gt;Je me ré-adapte au travail au fur et à mesure que les feuilles tombent. Je traverse la forêt, elle change de couleur tous les jours. La brume est là puis disparait. J’avais changé de rythme de vie pendant cinq mois, cela avait suffit pour créer des habitudes. Je ne vais pas à l’agence en reculant, je suis encore dans l’attente de la fin de la mise en place et des premiers clients. J’attends en fait le vrai travail, celui auquel je pense depuis un bon moment. Mardi prochain, nous serons sur le marché pour distribuer les plaquettes, Novembre devrait marquer les premiers appels téléphoniques. J’attends de me rassurer.    &lt;br /&gt;J’en ai assez de lutter contre l’inertie ambiante.    &lt;br /&gt;Il faut trois semaines dans ce pays, parfois, pour avoir une ligne téléphonique, plus encore pour être relié à internet. Nous naviguons par téléphone sur la toile, nous avons l’impression de travailler au ralenti. Je m’énerve, j’énerve. Des situations pourtant simples se compliquent de procédures, de délais, d’administratif pesant. Ce n’est pas une découverte, c’est l'agacement de désormais le prendre de plein fouet.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, il y a, curieusement, alors que le projet est devenu réalité, la crainte de la suite. J’avais cet objectif concret, l’emménagement comme l’aboutissement. Je savais que ce n’était qu’un début mais quand même. Même le site internet est en ligne et plus satisfaisant que ce à quoi je m’attendais pour un néophyte. Je devrais être satisfait en terme d’avancement. Je suis passé immédiatement, sans pause, dans les objectifs commerciaux à atteindre. Et si nous n’étions pas faits pour cela. Insatisfait chronique. Si la réussite est au bout, je n’aurai alors plus le temps de me poser. Je me remplis de questions pour lesquelles je n’aurai de réponses que dans quelques années. Peut-être moins.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai eu des échos de l’ancienne boite de fous qui m’employait. La vie continue chez eux. Ils s’organisent difficilement pour remplir les vides laissés par les &lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFcigrPdI/AAAAAAAAANY/hj3wmc0_0Wg/s1600-h/IMG_0276%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display: inline; float: right" title="IMG_0276" alt="IMG_0276" align="right" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFdIiWQ-I/AAAAAAAAANc/W6N6U2FdTVw/IMG_0276_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="240" height="180" /&gt;&lt;/a&gt;gens partis. Je ne m’en réjouis même plus. Les véritables responsables ne sont pas punis. Et je crois contenir encore une dose de colère non exprimée. Cette colère dont le niveau était montée trop haut. Je voulais créer une douleur physique à ceux qui agissaient tellement malhonnêtement, sans aucune réflexion ni humaine, ni intelligente. Il reste de la frustration qui s’évacuera avec le temps. Combien.    &lt;br /&gt;Si nous nous en sortons, tout sera oublié ou devenu obsolète. Je sourirai vraiment en y pensant.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne suis pas étonné. Je savais que tout ne se ferait pas facilement. J’ai fait semblant, j’occultais certaines choses. Il y a des cicatrices morales. Et puis, il y a l’extérieur, qui me touche de moins en moins. Comme si mon expérience me donnait des droits de penser, d’être mieux-pensant que d’autres.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Je relisais brièvement quelques mots écrits voilà longtemps. Ils exprimaient tant de craintes de l’avenir. Ces peurs n’étaient pas professionnelles, mais tout à fait émotionnelles. Mon seul objectif, à me croire, était de fonder une famille. Je suis comblé. Je l’oublie. Car je sais que tout est fragile, comme si ma réussite au boulot pouvait faire pencher l’édifice. Je me dis que je porte une responsabilité dans la situation actuelle. Quelquefois, c’est un poids, lourd. Puis, je repense positivement. Et ça passe. Pourtant, il y a tant de moyens de rebondir autrement. Mais si je creuse, je vois une fierté indéfinissable qui se fissurerait.    &lt;br /&gt;C’est arrivé comme cela arrive tous les jours. A d’autres. A moi ? On me dira que je me trompe, qu’il existe des soutiens. Je dirai oui mais c’est intérieur, intouchable. J’écoute Souchon. Un jour &lt;em&gt;la vie sera passée&lt;/em&gt; et j’aurai &lt;em&gt;attendu pour des Reineclaudes et des mirabelles&lt;/em&gt;.    &lt;br /&gt;J’attends toujours quelque chose. D’une incertitude à l’autre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dehors, les feuilles vertes, jaunissent, rougissent, brunissent, tombent et tout recommence après l’hiver.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFfHWJypI/AAAAAAAAANg/Dpz8B8sGQZU/s1600-h/IMG_0277%5B4%5D.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" title="IMG_0277" alt="IMG_0277" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFfhe6ktI/AAAAAAAAANk/_iI5XgpLLlE/IMG_0277_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="240" height="180" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-8489363919764951667?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8489363919764951667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8489363919764951667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/reeducation.html' title='Rééducation'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMxFakrtGhI/AAAAAAAAANU/0o5f4yd7iPI/s72-c/IMG_0278_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-621714796031887479</id><published>2010-10-22T08:40:00.001-07:00</published><updated>2010-10-22T08:40:48.761-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Arrivée au palier</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMGwfZGHuPI/AAAAAAAAANI/WgwXa6wHtuk/s1600-h/palier%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="background-image: none; border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 9px 0px 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; border-top: 0px; border-right: 0px; padding-top: 0px" title="palier" border="0" alt="palier" align="left" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMGwf-Ii8xI/AAAAAAAAANM/5RcIpoiDAmI/palier_thumb.jpg?imgmax=800" width="164" height="244" /&gt;&lt;/a&gt;Je crois que nous y sommes. A force de décalages, de reports, les plaquettes commerciales s’impriment et seront dans nos mains mardi prochain. Le local s’emménage. Nous allons y recevoir les premiers rendez-vous. Nous avons les deux jeux de clés. Je viens d’envoyer le premier devis. Il reste des tas d’hésitations et d’imperfections. Il faudra achever les points et les virgules sur les derniers documents. On ne sait jamais, nous pourrions avoir un client.    &lt;br /&gt;Nous avons déjà dépensé notre pécule de démarrage, juste le nécessaire, sans plus, et deux déjeuners aux sandwichs.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je disais à mon co-galérien qu’il faudrait que tout fonctionne, rien que pour le cadre photographique. Je sors de l’agence, traverse la rue pavée. En moins d’une minute je suis au pied de la cathédrale gothique de la ville. je suis admiratif comme un touriste, encore décalé, n’y croyant pas vraiment. Nous allons connaitre toutes les rues par cœur. J’aime cette ville. Pourtant très bourgeoise, refermée sur elle mais elle a des charmes auxquels je ne reste pas insensible. J’aimerais me projeter dans un an, dans trois. Le projet n’en est plus un. Je dois cesser d’utiliser ce mot. C’est une réalisation. Nous éprouvons un peu de fierté sur certaines qualités du machin-truc. Bien qu’imparfait, il nous ressemble et exprime plusieurs aspects de nos personnalités.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous découvrirons dans un mois que le plus dur, en fait, c’est maintenant. Nous le supposons mais prenons les problèmes et les difficultés un à un. Dès mardi, nous y serons tous les jours, selon les horaires officiels de l’agence et nous serons aussi en déplacement pour les rendez-vous. Confrontés aux réalités, nous verrons bien. Jusque là, tout va bien. Nous avons déjà oublié toutes les étapes qui nous faisaient frapper les murs. Nous avons recontacté l’entreprise dans laquelle nous étions enfermés voilà un semestre. Il ne faudrait pas lâcher certaines primes à la création d’entreprise. Amusant de se rappeler à leur bon souvenir de cette façon. Nouveau dossier, nouvelle procédure mais peu importe.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Rencontres avec les premiers candidats. Il y a tous les profils, âgés, jeunes, expérimentés ou non, avec ou sans diplômes. Nous avons (j’espère) cette sensibilité ou bien une certaine compassion, qui apporte aux entretiens des points de vue différents. Nous avons aussi construits notre argumentaire de recrutement. Mettre en avant l’existence d’une structure à taille humaine, nous utilisons les idées de plaisir au travail. Et si véritablement, et si des salariés heureux (disons satisfaits) dans leur entreprise, pouvaient apporter aux clients ce petit plus qui fait la différence. Nous y croyons bêtement, naïvement en imaginant que tous les citoyens ne sont pas pervertis par le système.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En parlant de citoyens, par ces temps de fausse révolte, je me dis que les leçons d’Histoire du fiston (la Monarchie, la Révolution et puis la Constitution, les Droits de l’Homme) sont belles sur le papier. Mais comme disait Renaud dans son &lt;em&gt;Hexagone&lt;/em&gt;, la vraie Révolution &lt;em&gt;n’a jamais éliminé la misère et l’exploitation&lt;/em&gt;. Notre propriétaire, 69 ans, toujours bon pied bon œil dans son entreprise, avec les avis tranchés de son âge, nous citait l’exemple d’un patron de boite qui aurait été suivi n’importe où par ses équipes. Nous enregistrons qu’il existe de bons exemples. Nous sommes des éponges d’informations et d’expériences à suivre et à écouter.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je crois que petit à petit, dans ma caboche, je me fais à l’idée que je rebosse. Bien que je n’aie jamais eu l’impression de n’avoir rien fait depuis le mois de mai. C’est assez étonnant. Step by step. Une marche de plus.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-621714796031887479?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/621714796031887479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/621714796031887479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/arrivee-au-palier.html' title='Arrivée au palier'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TMGwf-Ii8xI/AAAAAAAAANM/5RcIpoiDAmI/s72-c/palier_thumb.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2476678672855224589</id><published>2010-10-19T10:05:00.001-07:00</published><updated>2010-10-19T10:05:01.726-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Pavé dans la mare</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TL3PuuWyIdI/AAAAAAAAANA/neOcKFmUqlU/s1600-h/pave%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="pave" border="0" alt="pave" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TL3PvHzylmI/AAAAAAAAANE/VdzrqpSKtF8/pave_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="244" height="184" /&gt;&lt;/a&gt; Un petit peu rigoureux, j’apprécie l’ordre et le bien rangé. Le pavé doit être avec les siens, au sol, bien calé à un centimètre de ses voisins des quatre côtés. Le pavé n’est pas forcément plus à l’aise dans la gueule du CRS. Ni dans une vitrine. Alors il ne faut pas faire l’amalgame entre les compétiteurs à qui lance le plus loin et les joyeux manifestants.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’étais colère hier (rime). J’anticipais mon immobilisation à venir, mes 145 km d’autonomie, à peine plus qu’une boite de conserve électrique qui représente l’avenir de la planète ; je pensais déjà à mon impossibilité de me rendre sur Paris jeudi prochain pour affaires. Nous avons un plan pour récupérer du mobilier. Quand on démarre une boite, il n’y a pas de petites économies. Nous avons un local mais rien dedans ou presque. Nous avons lancé l’impression des plaquettes. Nous sommes quasi prêts. Starting blocks, y’a plus qu’a. Et puis, il y a toujours une certaine impatience. Se rendre à l’agence, ce deuxième chez nous, travailler, voir et participer à l’éclosion de notre aventure.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, il est question d’argent. Time is money. Nous n’avons plus de temps à perdre. Ni à penser à ses considérations stériles sur la retraite. Nous n’y sommes pas encore et serions bien prétentieux de dire que nous devons nous battre aujourd’hui alors qu’il s’agit simplement de survivre jusque là. C’est très égoïste, individualiste. Peu m’importe. J’attends les donneurs de leçons. Toujours.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans cette crise, pardon le Gouvernement, c’en est une, nous ne nous soucions que de nous, sans aucune solidarité envers les citoyens. Nous n’avons pas le temps ni l’esprit pour cela. La critique d’un tel comportement serait facile, peut-être justifiée mais tant pis.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai pu faire le plein de diesel, à prix d’or, après une longue attente. Un véritable souffle. On est si peu de choses.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Daniel Cohn-Bendit (aucun jugement, cela aurait pu être un autre, hormis ce con postier fonctionnaire pseudo révolutionnaire qui ne s’est pas assez pris de baffes dans son enfance) a dit hier une chose intéressante. Dans l’état actuel des évènements, l’Etat continuera de faire l’autiste avec une malhonnêteté qu’on lui connaissait déjà et les foules syndicalistes ne reviendront pas en arrière pour ne pas perdre la face.D’ailleurs, à ces propos, nous sommes face à d’énormes orgueils ayant oubliés toute réalité des choses. Bref, le Daniel disait que si le PS et les syndicats se décidaient à travailler de concert pour pondre un Grenelle (très mode) de la retraite, fin prêt pour 2012 et les élections, ce serait une bonne idée plutôt que d’engager le pays dans cette lutte débile (débile, c’est de moi, pas de Daniel).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’aime l’idée. Plus positive et constructive. Que ces gens du rose parti oublient leurs guerres de qui c’est qui va se présenter, que ces syndicalistes oublient d’être cons. Qu’ils présentent un projet, des propositions. Et puis sans doute, l’appliqueront dans deux ans. A moins que tous ces gens craignent le français, si girouette, qu’ils aient peur que l’électeur reprenne une dose de sarkozysme primaire. Enfin, ce n’est qu’une idée parmi toutes ces contestations stériles.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tout en comprenant la grogne, bien plus généraliste que ce simple problème de fin de carrière, je n’aime pas les mouvements incontrôlés, ni le fait que ma mère se fasse balader par des jeunes du lycée professionnel d’en face pour récupérer sa poubelle avant qu’elle ne crame avec d’autres conteneurs quelques minutes plus tard, ni que ta voiture se fasse caillasser, ni que ceux qui veulent simplement bosser ou sortir soient bloqués, ni qu’on me retire ma propre liberté (à me déplacer par exemple), ni qu’on parle à ma place et qu’on veuille défendre ma retraite pour moi, et toutes ces choses. Et puis quel ce pays qui ne peut plus faire intervenir la police (décrêt du préfet obligatoire, peur des émeutes) ni les pompiers (crainte d’être pris au feu…). J’ai cette impression que mes libertés essentielles se réduisent à cause de nombres des ces gens qui dirigent, nombre des ces gens qui parlent haut et fort, nombre de ces gens finalement minoritaires.   &lt;br /&gt;Regrettais-je la légèreté de ces mots? Je me connais (un peu).&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2476678672855224589?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2476678672855224589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2476678672855224589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/pave-dans-la-mare.html' title='Pavé dans la mare'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TL3PvHzylmI/AAAAAAAAANE/VdzrqpSKtF8/s72-c/pave_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5535779158993115673</id><published>2010-10-15T07:29:00.001-07:00</published><updated>2010-10-15T07:29:17.761-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>A bas l’oppression, vive les fermetures éclair</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.ina.fr/fresques/jalons/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=InaEdu01074"&gt;Devaquet, au baquet! Devaquet, au baquet!&lt;/a&gt; Tiens, je ne me rappelais même pas de quoi ça causait. Interlude sur Wikipedia : C’était un projet de réforme des universités incluant un principe de sélection des étudiants à l’entrée. 1986. Et puis, suite aux manifs, la mort de Malik Oussekine. Et puis, un projet à la poubelle.&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlLqGgbWI/AAAAAAAAAMo/VrBpMU_OuKI/s1600-h/manif%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="manif" border="0" alt="manif" align="right" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlMNey0oI/AAAAAAAAAMs/Suh7iIgyin0/manif_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="131" height="101" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tu parles, j’étais en seconde. J’étais déjà sélectionné puisque je faisais allemand 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; langue, anglais 2éme et latin. Ça, c’était le signe d’un élève de haute volée scolaire et surtout la volonté de mes parents. Tu parles pour la haute volée, dans une classe élitiste, j’ai ramé, coulé, me suis tenu aux bords avec des amis qui sont le devenus vraiment pour la vie. Des compagnons de galère, genre, nous avons traversé une épreuve qui crée des liens, une guerre à nous pendant laquelle nous perdîmes des camarades tombés au front. Effectivement, les camarades morts pour la classe sont passés en première tandis que nous redoublions. Le simple voyage à Rome de la classe de seconde de redoublement ne me donne aucun regret. Il y a des visions romantiques gravées dans une tête d’adolescent qui ne s’échappent jamais. C’est une autre histoire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Donc, seconde, trois ans théoriques avant le Bac et la fac. Devaquet ou non, je fus avec mon diplôme en poche refusé des IUT et de ma voie choisie. On (l’Administration) m’envoyait en fac et pas celle que j’avais sélectionnée, Paris VI, mais plutôt Bobigny (faussement appelée Parix XIII). J’avais été sectorisé. 93, tu es né, 93, tu y resteras. Alors Devaquet avait beau être oublié, la sélection existait. Il ne fallait pas mélanger le 9-3 aux autres. Déjà. En fait, déjà, depuis longtemps.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlMzMXa2I/AAAAAAAAAMw/AcdeBbwQDd8/s1600-h/manfi3%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="manfi3" border="0" alt="manfi3" align="left" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlN5t6hPI/AAAAAAAAAM0/BOHlIHF6d1M/manfi3_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="244" height="164" /&gt;&lt;/a&gt; Bref. Automne 1986. Je revois les ambitions enflammées que quelques meneurs et meneuses de classe qui voulaient révolutionner le pays, la capitale et leurs vies. Je me souviens des visites de ces représentants d’associations étudiantes bien élevés au grain politique et coloré rose. Ils venaient juste soulever les foules, comme ceux d’aujourd’hui que nous retrouvons aux interviews devant différents lycées.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et cela fonctionnait ! Les bras se levaient, les corps se dressaient, il fallait bouter Devaquet hors de France et de Navarre. Il fallait que nous croyions avoir une voix, un pouvoir de décision, des droits.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y eu une journée de blocage au lycée, un déplacement organisé à Paris pour les barricades (c’est ce qui se disait). C’était du véritable recrutement organisé par quelques uns. Avec mes potes, nous étions détachés de ça. Pour un peu, fiers de ne pas être solidaires. Enfin, nous voulions savoir le pourquoi du comment. Je n’ai jamais aimé les mouvements de masse. Je sais aujourd’hui que, moi compris, les français sont des veaux (©De Gaulle pas forcément à juste titre). Il suffit d’un berger, de quelques charismes et vlan. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Donc, nous avions décidé de ne pas y aller. Logiquement, minorité de la classe, nous étions pris à partie et désignés comme je ne sais plus quoi. Ils sont partis sans nous, ils sont revenus et c’était tout. Deux jours après, la vie avait repris son cours, comme une rivière revient dans son lit après la crue. Personne n’en parlait plus même si rien n’avait été réglé. Et, nous avions récupéré le minimum d’écoute nécessaire pour défendre calmement notre point de vue. Nous en avions un, quand même.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne suis pas contre les mouvements de lutte et la contestation. Je conteste à ma manière, sans doute moins ouvertement. Je m’oppose aux manipulations de masse. Devaquet, on s’en fout. La réforme des retraites, on s’en fout aussi. Cela fait plus de vingt ans que j’entends le refrain. Les jeunes des années quatre-vingt savent qu’ils n’auront pas de retraite à taux plein tout de suite, qu’il faudra des compléments, qu’il faudra épargner, prévoir. Et cela, seulement si la vie nous le permet.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nos parents ont travaillé, ils sont à la retraite ou presque. Ils auront cotisé plus que nous ne cotiserons jamais. Nous travaillerons moins qu’eux mais nous voulons la même récompense de fin de carrière. Nous avons les 35 heures et tous ces avantages qui n’existaient pas avant. C’est arithmétique, tout simplement. Je suis contre le blocage du pays. C’est aussi irresponsable que les décisions habituelles de nos gouvernements monarchiques. Comme si le salarié qui va arriver en retard à son travail à cause d’un bouchon escargot de routiers va soutenir le mouvement, comme les parents qui n’ont plus cantine scolaire depuis quinze jours vont être solidaires.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Une grand-mère écrit dans le cahier de liaison de son petit-fils qui n’est pas venu à l’école ce jeudi alors que sa maîtresse y était: « &lt;i&gt;Etant solidaire du mouvement contre la réforme des retraites, je n’ai pas emmené mon petit-fils à l’école&lt;/i&gt; ». Ma pauvre dame, pauvre conne, égoïste, révolutionnaire de banlieue.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne suis pas solidaire. Et puis alors. Je ne suis d’accord, ni avec les uns et leurs méthodes royalistes (gauche et droite), ni avec les autres qui ne réfléchissent plus. Rapports de force, seuls moyens pour obtenir gain de cause, mensonges courants.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Voilà au moins un an que la réforme est dans les dossiers. Que de temps perdu.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Coluche disait dans son sketch à propos des manifestants: “… ceux du devant y disait &amp;quot;&lt;em&gt;à bas&lt;/em&gt; l'oppression &lt;em&gt;vive&lt;/em&gt; la lutte ouvrière. A l’arrière&amp;#160; ... y disait&amp;quot;&lt;em&gt;à bas les boutons pressions vive&lt;/em&gt; la &lt;em&gt;fermeture éclair&lt;/em&gt;!!”&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlOoyg1kI/AAAAAAAAAM4/iNqvh4pT0JU/s1600-h/manfi2%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="manfi2" border="0" alt="manfi2" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlPJ-itlI/AAAAAAAAAM8/T2h3v-85pNs/manfi2_thumb.jpg?imgmax=800" width="244" height="173" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5535779158993115673?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5535779158993115673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5535779158993115673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/bas-loppression-vive-les-fermetures.html' title='A bas l’oppression, vive les fermetures éclair'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLhlMNey0oI/AAAAAAAAAMs/Suh7iIgyin0/s72-c/manif_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5706926245594671480</id><published>2010-10-12T08:37:00.001-07:00</published><updated>2010-10-12T08:37:44.140-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Emois, et lui et moi</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il avait un secret qu’il avait partagé avec sa mère. Il ne fallait pas que sa sœur soit au jus. J’étais hors de la communication, un peu cafteur à ce qu’il imaginait. Pourtant, s’il savait ce qu’attendent les parents.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je n’ai jamais rien dis de tout cela à mes parents. J’étais bien entendu amoureux dans un coin, mon coin. Je crois qu’il ne me serait pas venu à l’idée, naturellement, de dire à ma mère que j’étais amoureux. Et puis, à quoi cela aurait servi? Avais-je besoin de conseils? J’avais mes amis. Et puis, les parents, qu’est-ce qu’ils y connaissent de l’amour de nos jours? De mes jours de l’époque aussi. Je pense que ça ne m’a jamais manqué. Ils s’inquiétaient sans doute, s’interrogeaient. Il faudra leur poser la question, à l’occasion.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est une fille de sa classe. Il faut qu’il me la montre en photo. C’est lui qui me le disait ce matin. Il me dit que ça dure depuis deux ans… Hum, il joue bien l’acteur. Il y a quinze jours, j’aurai mis ma tête à couper au feu que la vérité sortait de sa bouche d’enfant quand il affirmait que les filles, c’étaient des enfin bon.   &lt;br /&gt;J’attendais que l’amour lui tombe dessus. Qu’y-a-t-il de mieux à son âge? A tous âges.    &lt;br /&gt;Je souris intérieurement, déconcerté. Pourquoi ce matin, devant son bol de chocolat? Ah oui, en fait, je me rappelle, je venais de lui demander si ça allait car nous l’avions entendu se retourner plusieurs fois dans son lit avant l’heure (d’ailleurs à ce propos, ça promet, il faudra trouver une moquette épaisse pour l’isolation phonique, d’ailleurs ça me rappelle que ma chambre était au dessus de la salle à manger… hum, bon, finalement, je ne poserais peut-être pas trop de questions à mes parents).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il me dit qu’il s’était réveillé avant. Il pensait à quelque chose. Et il me lâchait l’annonce. C’est ainsi, il sait que l’amour empêche de dormir.   &lt;br /&gt;J’attendais de pressentir ce type de sentiment chez mes enfants. J’ai envie qu’ils se souviennent trente ans après ce qu’est un petit amour de cour d’école, et pourquoi pas, un premier baiser, disons-le comme nous, un smack, derrière une porte. Je les pense fragiles, certain qu’il leur faudra des déceptions, car c’est ainsi qu’il faut apprendre.    &lt;br /&gt;Ils grandissent vite.    &lt;br /&gt;Avant que sa sœur nous entende, je lui demandais si l’être choisie était aussi amoureuse. Il m’a répondu que non. Puis une petite fille en collant Petshops est arrivée.    &lt;br /&gt;Je crois me douter qu’il n’en sait rien, en fait. Les petits garçons et les petits filles de primaire, j’ai aussi cette impression, ne sont pas comme nous étions, un peu trop collégiens à l’avance, un peu trop attentionné à ce que pensent les autres. A moins que ce ne fusse pareil dans les années 70-80.    &lt;br /&gt;J’ai envie de ne pas lui expliquer la vie d’avance. Juste quelques mots, qu’on ne tombe pas forcément sur la bonne du premier coup, qu’une de perdue, ce n’est jamais, dix de retrouvées, c’est une de perdue.    &lt;br /&gt;Même si ce n’est pas une obligation, s’il n’y a pas de généralités, il devra sans doute passer par de la tristesse, quelques pleurs, des faux espoirs, mais tout ça, ce n’est pas bien grave, le temps passe et il y a toujours des surprises.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je lui conseillerai d’avoir des bons copains. Il en parlera avec eux, un jour, parce qu’ils se posent les mêmes questions. S’il y pense autant que j’y ai pensé, qu’il en parle avec ses potes autant que moi, il n’est pas près d’améliorer son orthographe. Soudainement, je lui pardonne ses fautes. Un instant après, je continuerai de l’écharper pour ces ‘s’ et son inattention.   &lt;br /&gt;Je lui répéterai aussi que nous sommes là pour lui.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans ses tourments, je repense à ma première incompréhension (il n’était pas mieux que moi ce petit con), mes premiers râteaux et les suivants, les idéalisations qui te bouffent les journées, les recherches de simples regards, les fausses satisfactions, les jalousies idiotes, les hésitations, les absences, les non-dits, les jamais-dits, les soirées dans l’obscurité de la chambre, certaines chansons passées en boucle, les textes, les ratés, les presque ratés…&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je m’attache à ces occasions manquées presqu’autant qu’à mes quelques réussites. D’ailleurs, je m’attribue toujours certains succès non aboutis. J’envie mon fils. Pour ses futures défaites, et ses réussites. Qu’il en conserve l’important.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLSAxMOGvEI/AAAAAAAAAMg/6VXC05IxOPw/s1600-h/pamour%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="pamour" border="0" alt="pamour" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLSAxtsef_I/AAAAAAAAAMk/B7jd9tV8pu8/pamour_thumb.jpg?imgmax=800" width="218" height="244" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5706926245594671480?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5706926245594671480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5706926245594671480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/emois-et-lui-et-moi.html' title='Emois, et lui et moi'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLSAxtsef_I/AAAAAAAAAMk/B7jd9tV8pu8/s72-c/pamour_thumb.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4962797573687347039</id><published>2010-10-10T23:41:00.000-07:00</published><updated>2010-10-10T23:41:00.189-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Radio-réveil</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Traumatisme ancien. J’étais petit. Ma mère apparaissait avec le charme d’un Panzer* dans ma chambre pour le réveil. Ouverture des volets, allez debout, yeux éblouis par la lumière et l’amour maternel, ouverture de la fenêtre, aération –c’est bon d’aérer-, -10°C dehors, courant d’air, vite. 30 secondes suffisaient.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;C’est bien compréhensible. Je reproduis désormais l’accueil matinal. C’est bien légitime.    &lt;br /&gt;J’ajoute une touche personnelle , sans doute une conséquence du service militaire d’un aieul, et je chante pour faire lever les mômes.     &lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’est l’heure d’aller à l'école pour jouer avec les tubes de colle&lt;/em&gt;. Rime pauvre, j’en conviens.    &lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’est l’heure de se lever, pour jouer à la récré&lt;/em&gt;. Rime riche.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Fiston a craqué le premier. Il ne veut plus que je lui parle en ouvrant les volets. J’entre désormais sur la pointe des pieds et j’espère donc fourbement qu’il continue son somme afin d’être contraint dix minutes plus tard de lancer, avec le sourire, la cavalerie au clairon pour le lever pour de bon, puisque, môsieur, soi-disant, n’a plus besoin de son père pour se réveiller.   &lt;br /&gt;La fille a tenu plus longtemps (comptez en mois). Il est vrai que je m’étais déjà époumoné une minute avant sur son frère. Je perdais mon souffle entre deux concertos. On a l’âge de ses artères. Mais, il parait que je chante fort quand même.     &lt;br /&gt;Qu’on me dise que je chante faux, certes. Enfin il parait. Mais que je chante fort. Je m’insurge.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’évolue donc et ne chante plus, ou presque. A peine une mélodie lorsque je m’oublie. Je repense à ma mère. Il reste quelques armes. Je pourrais également passer l’aspirateur le mercredi et le week-end lorsque l’heure est jugée bonne pour le lever des couleurs. Ou bien, passer un coup de balai en cognant les radiateurs ou la rembarde du balcon. C’est fou ce que ces sons peuvent se propager dans les murs jusqu’aux pieds des lits de l’étage.   &lt;br /&gt;Voyons, calculons le nombre de réveils nocturnes, très matinaux (quand les oiseaux ne chantent pas et que Paris ne s’éveille pas encore) subis pendant que les nains étaient petits. Reprenons les appels hurlants parce que &lt;em&gt;j’ai trop chaud ou j’ai trop froid, ou j’ai entendu un bruit (le radiateur avait fait glou)&lt;/em&gt;. Rappellons-nous les sorties de lit vomitives des gastros, les double changements de draps et les pieds marchant sur les pièces de Lego dans le noir de la chambre. Et le &lt;em&gt;j’arrive pas à dormir&lt;/em&gt;.    &lt;br /&gt;N’est-ce pas qu’un simple retour de manivelle qu’une chansonette matinale.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je me demande si je ne suis pas un peu rancunier psychopathe.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLBxY5ler1I/AAAAAAAAAMY/WBhTEyjvNEI/s1600-h/clairon%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="clairon" border="0" alt="clairon" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLBxZ76KZoI/AAAAAAAAAMc/EI0kexuiCfo/clairon_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="152" height="110" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&amp;#160;&lt;font size="1"&gt;*&lt;em&gt;Panzer&lt;/em&gt; est l'abréviation du mot allemand Panzerkampfwagen, qui signifie littéralement &amp;quot;véhicule de combat blindé&amp;quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4962797573687347039?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4962797573687347039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4962797573687347039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/radio-reveil.html' title='Radio-réveil'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TLBxZ76KZoI/AAAAAAAAAMc/EI0kexuiCfo/s72-c/clairon_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4760948460438597379</id><published>2010-10-09T01:16:00.000-07:00</published><updated>2010-10-09T01:16:00.363-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet – Note N°8 – La gonflette</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Que me restera t-il de cette période? Je me suis habitué à ce rythme. M’occuper des enfants le matin, les accompagner à l’école. Les récupérer à 16h30, goûter, gestion des devoirs. Ils sont quelques uns à me dire d’en profiter, vraiment. Je passe mes journées soit sur l’ordinateur soit en rendez-vous. Je m’octroie une demie-heure le matin, puis le déjeuner-13h. Et de temps en temps, une flânerie. Rare. La date approche, une dizaine de jours et le démarrage de l’activité sera officielle. Qu’aurai-je alors comme temps? Il faudra gérer les visites, les démarchages, tout ça en horaires souvent décalés. Moi qui suis plutôt casanier, pépère.   &lt;br /&gt;Et si tout cela n’était pas finalement une recherche curieuse de l’inconnu, un auto-test de compétences. Je veux me prouver que. La quarantaine approche et il doit y avoir un peu de ça. Une envie de créer, de dire, &lt;em&gt;c’est moi qui l’ait fait&lt;/em&gt;. C’est vrai que ce sera moi qui l’aurait fait, avec un autre gars un peu pareil bien qu’un peu plus jeune.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne suis pas même pas sûr que cela ralentira ma transformation en vieux con. Depuis un an et une situation qui se déteriorait au fur et à mesure que le plan approchait, je devenais de plus en plus contestataire, tiens pour un peu, révolutionnaire. Tu parles. Enfin, j’ai fait deux trois petits trucs qui ont fait de l’effet, du genre pour emmerder copieusementle patron. Du genre pour qu’il me laisse partir le plus vite possible, du genre Robin des Bois contre l’injustice..   &lt;br /&gt;Et puis, il y eu la crise, à l’extérieur, j’étais salarié. Puis il y a la crise, je suis dedans. Suis-je une conséquence de la crise ? Même pas, le secteur d’activités qui me portait résistait bien. Je regarde les grèves qui s’accumulent et ne suis pas d’accord avec les mauvais grèvistes.    &lt;br /&gt;Je regarde les informations télévisées avec des yeux qui suivent parfois, d’un regard différent, la même actualité. Ce n’est pas évident un strabisme divergent de pensée dans la même tête.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Désormais, je suis un petit peu patron. Le terme me déplait tant j’ai vu d’exemples négatifs. Nous nous disons gérants, ou associés, encore collègues, comme au temps d’avant. Je ne cours pas après le titre. Ce doit être une définition à construire en conséquence de nos actes. Exemple: nous recrutons. Nous recevons des CV et lettres de motivation. Nous étudions, discutons, rencontrons. Mais surtout, ne pas oublier nos expériences propres, lorsque les cabinets de recrutement, les entreprises, impersonnelles, répondaient par des lettres types. Il faut faire différent.   &lt;br /&gt;Et puis, une autre question, pourra t-on faire une entreprise qui nous ressemble vraiment plutôt que de se calquer sur ce qui est fait ailleurs? Il y a tant de méthodes publicitaires et marketing qui se ressemblent finalement toutes. Les gens d’autour se sont habitués, faut-il sortir du cadre?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je m’en doutais. La transformation pesonnelle n’est pas immédiate, ni innée. Ensuite, il y a le travail effectué autour du projet, les dossiers, la réflexion. On devient un petit peu moins humbles parfois. Ce matin, pas plus tard, je redescendais sur terre, je ne suis pas professionnel de tout et doué de tout parce que je suis autodidacte. J’avais oublié. A force de fabriquer tout dans notre coin, nous nous autopersuadons aussi du bon sens que nous employons, tout simplement parce qu’il est accompagné de bonne foi. Il va falloir écouter les autres, il y aura toujours du déchet, mais dans le lot, de vraies infos, de vrais partenaires.   &lt;br /&gt;En quelque sorte, tant que nous avançons, même en serpentant, l’aventure nous gonfle l’ego. Il faudra faire attention aux chutes.    &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nota bene: dernières lignes à relire plusieurs fois&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-4760948460438597379?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4760948460438597379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/4760948460438597379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/le-projet-note-n8-la-gonflette.html' title='Le Projet – Note N°8 – La gonflette'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-3721491945940569661</id><published>2010-10-06T00:00:00.000-07:00</published><updated>2010-10-06T00:00:08.690-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>La fable de la pétasse et de l’adorable petit con</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Fiston, il a dix ans. C’est l’âge (plus ou moins un an selon que vous êtes nés au début ou à la fin de l’année scolaire selon l’adage) du CM2. C’est avant la bascule dans la grande école d’après. Le collège, ce doit être l’établissement plus pénible. Aucun doute me concernant. Ton corps change, ce n’est pas sale. Et puis il y a les filles. Et les hormones aussi. L’adéquation des deux m’aura pris du temps. Trop.   &lt;br /&gt;Fiston s’est ramassé une punition à cause de sa voisine de classe. Déjà que les filles c’est nul et bête.    &lt;br /&gt;Elle l’a traité plusieurs fois de con. Bon. Enfin, il l’épellera devant nous, il ne dira même pas le mot. Lui, exprime son désarroi en lui expliquant sans autre thèse que ce n’est qu’une pétasse. Bon. Jusque là, tout va bien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est alors que la fille va baver l’histoire au maître. Bien entendu sans la première partie de l’aventure poétique. Fiston est naïf et un peu impressionnable, il a dix ans et le maître a un gros pif rougeot. Il dit oui quand le maître lui demande si c’est vrai. Normalement, à ce moment là, il aurait dû ajouter qu’elle avait commencé. Il ne l’a pas fait. Ou il n’a pas eu le temps. Ou il n’a pas osé. Ou bien, on s’en fout. Pif paf, punition, copyright 2 fois du chapître du règlement intérieur de la taule sur le respect des règles et de ses petits camarades.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Evidemment, il rentre avec le mot honteux sur le cahier de correspondance. Sa mère double la dose. Fiston n’ose pas venir me voir. J’ai l’ouie fine, et j’entends la conversation dans la cuisine. Un conseil maternel et il vient sur la pointe des chaussons. Je vois, j’ajoute un au total du nombre de copies (par principe, le maître a toujours raison, sa mère aussi, enfin, je nesuis pas autorisé à penser le contraire). Puis, une discussion. A deux, entre mâles, ses deux yeux humides face aux miens, légèrement agacés.    &lt;br /&gt;Il m’explique tout. Souvent, je ne le crois pas. Fiston ne sait pas mentir d’ailleurs. Là, je le crois. J’écoute comme je ne le fais pas assez souvent. J’ai imaginé la scène, je connais fiston. Je ne me lance pas dans une diatribe sur les filles, &lt;em&gt;tu vas voir, bientôt, tu ne penseras peut-être plus qu’elles sont si bêtes et tu demanderas, c’est quoi ce morceau de tissus incomplet qui dépasse du jean taille basse&lt;/em&gt;. Non, ce n’était pas le bon moment.    &lt;br /&gt;Je me lance sur l’histoire des imbéciles et des méchants qui sont partout et qu’il croisera jour après jour pendant toute sa vie. En gros, il y a des cons partout et il faut faire avec. A moins de mettre en application une méthode fine d’élimination, mais il n’a pas l’âge. Et la connerie, c’est si subjectif. On est toujours le con d’un autre (on le sait). Bref, je lui explique, à propos de la punition et du &lt;em&gt;ce n’est pas moi qui ait commencé&lt;/em&gt; que souvent c’est injuste, la vie (musique classique, roulement de tambour, atmosphère).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Antithèse. Mon fiston, il faut te montrer plus intelligent, plus fin. En fait comment lui apprendre la fourberie, la traitresse des agissements des gens, petis ou grands. Alors je lui explique qu’il n’aurait pas dû se faire prendre (père indigne je suis). Ou bien, argumenter le pourquoi du comment. Oser s’opposer lorsqu’il est dans son bon droit.    &lt;br /&gt;Mais est-on dans son droit de dire pétasse si on a entendu con? Il faut savoir éviter la baffe sur l’autre joue en ne l’a tendant pas. Voilà, je me perdais dans mes phrases. Je n’étais plus très sûr de moi et de ce que je lui racontais. Donc, j’enlevais le 1 supplémentaire de la punition. Le lendemain, le maître descendait de deux à une fois. Sa mère divisait aussi par deux. Il n’aura copié ce chapitre imbuvable que deux fois ce week-end.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Conclusion. Au fond, je crois qu’il continuera à se faire avoir ainsi. Parce que ce n’est pas dans sa nature de faite autrement. Que nous avons un petit peu la même. J’évolue et me durcis (à mon âge) mais je suis souvent en décalage, peu réactif. Je peux en déduire toutefois, que la fille voisine de classe, c’est une pétasse. Lui est un petit con, mais vraiment tendrement.   &lt;br /&gt;Seul, parce que les parents, ce sont des imbéciles, il comprendra que les filles sont souvent fourbes et perfides car elles profitent de nos faiblesses (à fiston et moi). Il leur faut plus de temps pour distinguer si ce gars vaut la peine de ne pas être trop manipulé. Dans un élan de self-défense (parce que les gars, c’est souvent très cons quand-même), la fille balance l’artillerie sous toutes ces formes puis parlemente éventuellement après. Il verra, fiston, que quelquefois, il ne restera rien de lui, un petit tas de cendres, et il renaîtra. Il se fera allumer, incendier, dispersé, éparpillé pour un rien ou pour plus. Peut-être un jour pour un amour (lorsque les filles seront moins bêtes) et alors, il continuera d’apprendre qu’il n’y a pas grand chose à faire, si ce n’est tenter de rester soi-même. La récompense viendra parce que c’est un gars bien fiston (pénible souvent, il a le caractère de son père), un gars qui j’espère, ne fera pas de mal à une mouche.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="1"&gt;&lt;u&gt;post-scriptum&lt;/u&gt;: et non, ce n’est pas forcément son père qui lui appris le mot pétasse même s’il ma’rrive de le dire en voiture quand je conduis (on non)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-3721491945940569661?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3721491945940569661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3721491945940569661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/la-fable-de-la-petasse-et-de-ladorable.html' title='La fable de la pétasse et de l’adorable petit con'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7347842432759453774</id><published>2010-10-05T08:31:00.001-07:00</published><updated>2010-10-05T08:34:12.523-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet – Note N°7 – Jours sans fin</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Oui, oui, je positive, je crois que nous avons le local. Un truc vraiment bien. Bon le bail n’est toujours pas signé mais le projet est déjà validé de notre côté.   &lt;br /&gt;En fait, nous voilà dépendants des derniers interlocuteurs. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le capital est déposé à la banque depuis un mois et demi (comprendre: la banque fait travailler l’argent pour sa pomme) mais il faut 2 semaines pour en avoir accès une fois que nous leur apportons toutes les pièces qui vont bien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il faut “construire” une ligne téléphonique dans ce local auprès de France Télécom, pardon Orange Business Services. Car ils ont beau dire, les autres opérateurs, ils savent faire mais sous-traitent en fait l’opération de ‘je débranche – je rebranche sans couper la ligne’ à France Telecom et à son technicien (à qui ça gonfle d’intervenir pour un autre opérateur). Quelquefois, il parait même que FT y met de la mauvaise volonté… Bref, entre le déplacement du gars, la création du nouveau numéro, son enregistrement là où il faut, son accessiblité aux autres opérateurs, le délai du contrat d’abonnement et l’activition de la ligne: 1 mois. Simple.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons déposé les annonces pour le recrutement. Il y a des associations rapides, type Maison de l’Emploi qui se substituent au Pôle Emploi dans les zones où il n’y a pas d’agences ouvertes. Une sorte de concurrence autorisée et salvatrice. Mais côté administration du Pôle Emploi… Résumons: géographiquement, nous avons chacun deux interlocutrices différentes pour nos propres dossiers. Mais désormais, en tant qu’employeur potentiel, en voilà une autre, dans une autre ville. Joie de la division des tâches. Nous sommes conscencieux, obéïssants et tentons de publier les offres par internet, délai d’enregistrement de notre société dans le bordel informatisé du Pôle Emploi afin d’accéder à leurs services en ligne: 2 mois. Doux rêves. Mais nous disons: diantre, on veut faire travailler des gens, embaucher, réduire le taux de chomage. Ah non, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Et le pays est en crise.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, il y a aussi ces demandes d’aides financières, prêts à 0%. Notre dossier est passé entre mille mains et est bien passé. Juste faut-il cette jeune femme pour le dernier prêt (que c’est agaçant d’expliquer son affaire à ces personnes –somme toute compétentes- qui ont bientôt la moitié de son âge) ne décale pas l’accord parce que c’était son dernier jour dans ce service et qu’elle n’en avait plus grand chose à faire. Nous présentions pour la x-ième fois le projet pendant que les manifestants manifestaient dans la rue, en bas de l’immeuble. Ironie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous n’avons toujours pas un rond sur notre compte courant et nous faisons faire des devis parce que l’échéance est proche et qu’il nous faudra ce minimum pour travailler. Nous n’avons toujours pas un rond de chiffre d’affaires non plus. Match nul.   &lt;br /&gt;Nous avons 18 jours de retard sur la date prévue voilà six mois. Ce n’est pas énorme, des qui savent nous disent que nous avons été rapides. Mais nous avons hâte. Sans trop savoir ce qui nous attend, tout en étant persuadés que ce n’est que le début.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Question de temps. Je décide donc de l’occuper en créant le site internet (non sans une certaine fierté du résultat) et me me mouchant dix fois par trente minutes (y’a un truc qui traine en ce moment).&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7347842432759453774?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7347842432759453774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7347842432759453774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/10/le-projet-note-n7-jours-sans-fin.html' title='Le Projet – Note N°7 – Jours sans fin'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7805822824860552187</id><published>2010-09-17T07:07:00.000-07:00</published><updated>2010-09-17T07:08:00.111-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Traversées</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je sens les prémisses de l’accélération du temps. Je fête aujourd’hui mes quatre mois d’après le virage, l’aiguillage. Après la signature des statuts, nous immatriculons la semaine prochaine. Nous signerons sans doute le bail également (je pensais ne pas l’écrire, par superstition). Nous discutons de contrats de travail, d’embauches. Il y aura les premiers achats de l’autre compte bancaire, celui qui nous appartient à deux. Un vrai petit couple qui emménage, comme ces visites d’appartements, semblants de locaux.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous… et puis non, je. Oui, je, je suis content mais je ne saute pas en l’air. J’avais pensé ouvrir une bouteille pour les signatures, lorsque la première étape de l’aboutissement serait achevée. Bon, je le ferai, il n’y a pas de mal à ça. Après tout, depuis le temps, si long, si court, depuis que j’appelle cela le projet. Seulement, le projet n’aboutit pas, ne se réalise pas dans une semaine, il le sera, peut-être dans un an, deux ans, trois ans, lorsque &lt;strike&gt;nous saurons&lt;/strike&gt; je saurai si &lt;strike&gt;nous ne&lt;/strike&gt; je ne me suis pas trompé, égaré. Il doit y avoir des gens qui ne sont pas formatés de l’intérieur pour faire ce que je fais. Je ne sais pas encore à quelle catégorie j’appartiens. Salarié, suiveur, entrepreneur. C’est beau d’entreprendre, rien que le verbe impressionne, il lance vers quelque part.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je vais être satisfait de ce début parce que nous avons été le chercher, sans simplicité. Une sorte de récompense personnelle et une concrétisation. Nous n’avions pas le choix. Dès que nous en avions parlé, il fallait nous le prouver. En fait, la difficulté commence désormais. Encore un mois tout au plus et nous serons dans cette pièce bien éclairée par le soleil, à nos occupations. Il nous faudra être prêts.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je continue ce travail de préparation, contrats, conditions générales, plaquettes, site internet, grille commerciale. Un peu de tout.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Premier mois, juin: j’avais imaginé pouvoir profiter du mondial en Afrique du Sud. Les événements, la crétinerie pseudo-sociale d’une équipe ont nettement gaché l‘entrain. Les matchs étaient quelconques, d’un niveau affligeant, à part quelques uns. Bien entendu, je regardais d’un regard en coin, d’un esprit détourné. Passé le soulagement d’être débarassé de la boite de fous, je ne débranchais pas tout. Comme une culpabilité latente qui torture légèrement. Avais-je le droit de faire ça, pourquoi ne pas attendre encore un peu. Et ces responsabilités familiales, et le crédit de la maison, un peu le regard des autres. Alors, dans l’ensemble, je travaillais par demi-journée et tout était flou et lointain.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Deuxième mois, juillet: j’attendais les trois semaines de vacances sur l’île. Je n’attendais que ça, pouvoir passer du temps à ne rien faire. Mais l’esprit ne se libère pas ainsi. Je profitais tout de même, oui, bien. Très bien. Merci.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Troisième mois, août: le retour de congés et le lendemain, les premiers rendez-vous. Banques, organismes. Une plaie. Pénible. Et l’attente d’une réponse positive pour passer à autre chose. Calme sidérant dans toute le pays, impossible de trouver un local, de ratés en pertes de temps. Découragements ponctuels, agacements muets face aux murs qu’il faut abattre. Toujours le sentiment d’attente, terrible. Et je crois que je commençais à prendre conscience que le temps passait et que je n’en avais pas infiniment. Il fallait quelque chose de concret.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Quatrième mois, septembre, en cours. En quelque sorte, les premières réponses, peut-être les premiers résultats de tout le travail accompli, de tous les dossiers préparés. Les première satisfactions. La relance du ressort. La rentrée scolaire, la famille qui n’est plus à la maison pendant la journée. Encore un autre rythme.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Suis-je reposé? Jai l’impression de ne pas être fatigué, ni usé. Je plane sur l’absence de regret de ma décision. Je surfe librement sur les vagues de marasmes qui couvrent mes anciens collègues lorsque nous discutons de nouveau. Le poids est si différent dans ma tête. Visuellement, je pourrais comparer cela à un kilo de plomb et kilo de plume. Si la masse est identique, l’idée qu’on en a est si différente.   &lt;br /&gt;J’ai de nouvelles hâtes, des curiosités qui se construisent peu à peu et l’envie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Seize ou dix-sept semaines, je me suis déconnecté. Pas de radio-infos le matin, déconnecté des actualités, de la vie au dehors. Mon regard se concentre sur l’objectif, au fond d’une sorte de tunnel. En périphérie visuelle, des salariés se font kidnapés, des femmes qui font leur jogging meurent parce que le système n’est plus efficace, il y a toujours autant de catastrophes naturelles, les retraites dont je me fous, l’opposition politique qui ne propose rien, la majorité politique royale, l’hypocrisie de l’Europe sur les roms, le foot et Marseille qui perd toujours son premier match de Ligue des Champions, la dernière saison de 24H Chrono, la reprise de Koh-Lanta (encore que).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Est-ce que la Société me manque, les contacts? Ai-je été si déçu pour me dire non.   &lt;br /&gt;J’ouvre mon agenda 1984 au hasard. Il a une odeur caractéristique, conservée. Le mercredi 6 juin au matin, j’ai joué au tennis avec Stéphane. Le match s’est arrêté à 4 jeu à 3 pour lui et 15-40. Là aussi, le match n’est pas terminée.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TJN2PLjsUgI/AAAAAAAAAMQ/Id1L3nbCgMw/s1600-h/tunnel%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="tunnel" border="0" alt="tunnel" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TJN2Pgh2JJI/AAAAAAAAAMU/2k8catKvRMk/tunnel_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="289" height="196" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7805822824860552187?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7805822824860552187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7805822824860552187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/09/traversees.html' title='Traversées'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TJN2Pgh2JJI/AAAAAAAAAMU/2k8catKvRMk/s72-c/tunnel_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6071941789018378778</id><published>2010-09-13T01:55:00.001-07:00</published><updated>2010-09-13T01:56:03.406-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet – Note n°6 – La quête</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Nous avions anticipé tout un tas de difficultés. Spécialement, en ce qui concerne les démarches administratives. Il parait que devenir créateur d’entreprise, c’est désormais simple. En quelque sorte.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avions pensé que trouver un local, ce serait relativement simple. C’était sans vraiment réfléchir. Pourtant, point de pas de porte au droit d’entrée de plusieurs dizaines de milliers d’euros, juste un espace où poser deux bureaux, un truc pas trop loin du centre ville, pas forcément tape-à-l’œil. Il nous faut une adresse dans la ville choisie, c’est une question de représentation, de présence dans les bons magazines municipaux et de notre existence physique dans le microcosme commercial.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous arrivons avec les fonds, les garanties, les cautions, le dossier financier de 60 pages. En plus, nous sommes blancs, &lt;i&gt;des vrais français&lt;/i&gt; qu’aiment bien &lt;i&gt;les autres français&lt;/i&gt;. Nous sommes assez propres sur nous et nous ne disons pas de gros mots (en présence des autres). Mais ça ne suffit pas. Je n’ose pas imaginer les problèmes des teints plus halés, de ceux qui portent sur eux ces stigmates qui ne conviennent pas à tout le monde. Un beau pays je vous dis.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Alors depuis 3 mois, nous ne trouvons pas où nous poser. Là et là, il ne faut surtout pas de baux commerciaux ou professionnels, ici et là-bas, c’est d’accord mais impossible à cause de la copropriété. Ou bien, l’agent immobilier (tous âges, tous sexes, toutes expériences) conseille mal, ne se renseigne pas, ne s’intéresse pas et mieux encore, n’écoute pas. Ou encore, ah c’est pour de la location, c’est que la location est moins juteuse que la vente. L’immobilier se porte bien. Nous en avons la preuve.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous sommes là, souriants, gentils (bien trop), conciliants (terriblement, à en vomir) dit-on. Nous luttons contre nos envies de balancer les catalogues à travers les agences. Nous sourions de nouveau et disons &lt;i&gt;c’est pas grave, cherchons encore&lt;/i&gt;. Nous visitons inutilement. Nous sourions toujours. Peut-être sommes-nous vraiment faits pour cette société de services qui nous tend les bras. Ah oui, je ne l’ai pas dit, il s’agit de services. Mais pas n’importe lequel, celui qui se veut utile et humain (déformation des travaux sur les plaquettes commerciales). Nous affichons le sourire. L’ai-je déjà dit ?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Mais putain de bordel de merde, quelle société, quels sont ces gens qui disent oui alors que leur &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, ça ne veut plus rien dire. Nous avons cette impression d’anormalité dans nos contacts. Nous sommes trop tendres, trop honnêtes.     &lt;br /&gt;Peut-être semons-nous. En attendant la suite. Même pour bosser, prendre des risques, il faut suer bien avant. Tout au bout, je sais qu’il n’y aura pas de regret car nous aurons fait ce qu’il fallait. Notamment pour cacher les corps des agents immobiliers, dépecés à l’épluche légume.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6071941789018378778?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6071941789018378778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6071941789018378778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/09/le-projet-note-n6-la-quete.html' title='Le Projet – Note n°6 – La quête'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-911217108972734412</id><published>2010-09-09T00:59:00.001-07:00</published><updated>2010-09-09T00:59:05.837-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Plannings</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;J’ai oublié la vie d’avant. Si vite. Bientôt quatre mois que je ne suis plus salarié, que je ne suis pas encore chômeur, c’est amusant de ne pas être comptabilisé par ces exceptions tricheuses. Bientôt quatre mois d’un autre rythme, assez tranquille physiquement mais d’un repos psychologique relatif. J’emmène les enfants à l’école le matin, bientôt, je n’irai plus les chercher à la sortie.   &lt;br /&gt;Je croise d’autres hommes devant la grille, souvent les mêmes, ils doivent travailler du matin. Moi je ne suis ni l’un ni l’autre. Les journées se succèdent avec quelques rendez-vous qui rythment la semaine. Je n’ai pas l’impression de vivre les mêmes vingt-quatre heures à chaque coucher de soleil.    &lt;br /&gt;Il y a eu ces trois semaines de vacances, véritable bulle, malgré certains coups de téléphone, malgré certains frôlements à la frontière des préoccupations. Déjà loin.    &lt;br /&gt;Je ne compte pas encore le décompte de mes droits. Nous avons un planning, un calendrier. Nous avons prévu tant de tâches depuis le mois de mars. Nous ne sommes presque pas en retard. Si ces prévisions pouvaient être bonnes pour le développement de la structure, ah, ce serait…    &lt;br /&gt;Toujours dans l’inconnu. Pourtant tout devient de plus en plus concret, solide, bientôt le local où se poser, où aller tous les matins. Ce ne sera pas comme avant. Ce ne sera pas la route avec les embouteillages, vers la capitale. Ce sera une sorte de travail, je crois, à mi-chemin avec une sorte de loisir minutieux qui occupe du temps. Le plaisir, si ce n’est de travailler pour soi, de ne pas dépendre de paperasserie et de responsable N+infini, de décider, sera de vivre une autre vie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je viens plus ou moins de réaliser. Il s’agit d’un virage dans une vie. D’un véritable choix. Alors l’aventure ne durera peut-être que deux ans, peut-être de nouveau salarié dans trois ans, ou dans des situations que je n’ose pas vraiment imaginer. Ce doit être donc un naturel positif, optimiste, ou bien surréaliste, inconscient.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les enfants m’interrogent sur mon emploi du temps, ces absences à heures non régulières de la journée, ce quand commences-tu ton nouveau travail? Je ne sais pas encore leur expliquer correctement. Que répondraient-il à une question de la maîtresse? C’est quoi le travail de ton papa?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne crois pas avoir profité de ces semaines de liberté. Je m’étais dit que j’irai voir mon pote à Montauban, que je me baladerai à Paris au mois d’août et même maintenant, en plein décalage. Il y a un temps où j’aimais me poser dans le square rond du haut du Jardins des Plantes. Je devais “rater” un cours pour apprécier au loin le brouhaha de la ville et lire dans mon coin. Je me dis toujours que je me libèrerai lorsque j’aurai terminé telle ou telle chose, lorsque cette date sera passée, lorsque j’aurai l’esprit vraiment libre.   &lt;br /&gt;En fait, je ne l’accepte qu’en l’écrivant mais ce n’est pas dans ma nature, cette insouciance tranquille. C’est ainsi.    &lt;br /&gt;Je peux penser qu’il s’agit d’une culpabilité sous-jacente à ne rien faire. En fait, je m’octroie du temps pour moi, souvent et mets de côté d’autres moments, toujours les mêmes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je disais à mon futur associé, tu vois, demain, dans trois ans, si ça marche, ma victoire sera d’avoir le temps.   &lt;br /&gt;C’est bien d’avoir un objectif.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TIiTuaNrY0I/AAAAAAAAAMI/vy8jf5AYLrU/s1600-h/plume%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="plume" border="0" alt="plume" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TIiTwoJyobI/AAAAAAAAAMM/LmI5SM-8cuU/plume_thumb.jpg?imgmax=800" width="244" height="244" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-911217108972734412?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/911217108972734412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/911217108972734412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/09/plannings.html' title='Plannings'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TIiTwoJyobI/AAAAAAAAAMM/LmI5SM-8cuU/s72-c/plume_thumb.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5267727488012114298</id><published>2010-09-04T03:40:00.001-07:00</published><updated>2010-09-04T03:40:06.580-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet – Note n°5 sur un changement de cap – Step by step</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Trois semaines après le dernier post et l’impression de n’avoir pas vraiment avancé. Certes, c’était le mois d’août. Au mois d’août, la France s’arrête, un véritable gel en été. Les décideurs sont sur les plages, les interlocuteurs sont là par défaut. La vie s’arrête assez incroyablement.   &lt;br /&gt;Nous avons parcouru le centre-ville historique dans de nombreux sens, nous le connaissons bien, avec ses vieilles pierres, la cathédrale, les devantures. Nous apprivoisons l’envirronement, nous nous y voyons, bien, de plus en plus. Mais nous n’avons toujours pas de local.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Nous avons le prêt bancaire, déposé le capital (ça fait quelque chose, un peu, quand même). Bien.    &lt;br /&gt;Nous sommes passés devant une commission pour se faire prêter un petit peu plus, via une association soutenant les porteurs de projets. C’était &lt;em&gt;rigolo&lt;/em&gt; (à postériori), c’était une sorte d’examen oral de vingt minutes face à une vingtaine de personnes: banquiers, chefs d’entreprise, d’association, autres. Nous maîtrisons notre discours, l’argumentaire, les mots de notre motivation; nous connaissons les écueils, les risques, les qualités qu’il faudra développer, et plus encore. Nous avons répété tout cela tant de fois. Et il y a eu cette femme qui tentait de nous piéger car nous allons être concurrents, bientôt. Les femmes sont &lt;em&gt;perfides&lt;/em&gt;. elle aurait pu se présenter. Peu importe, comme nous avons dit, il y a de la place pour tout le monde. Nous avons des compétences à prouver. Ce prêt est accepté. Les fonds sont là. Déjà ça.    &lt;br /&gt;Nous avons le mobilier, pratiquement, nous usons de nos connaissances. Nous ne savons pas où le poser.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Toujours des pistes, à débusquer, revoir notre cahier des charges. Nous n’aurons sans doute pas le local idéal. Peu importe (enfin si en fait). Il ne nous manque plus que cela, l’adresse pour signer les statuts, immatriculer l’entreprise et démarrer…   &lt;br /&gt;Comme il y a trois semaines, il y a des jours meilleurs que d’autres, des découragements ponctuels, puis une nuit qui passe et l’envie qui revient.    &lt;br /&gt;Avec tout ça, il faut continuer de sourire, car tout autour de nous, ce sont des clients potentiels, du bouche à oreille, de la notoriété qui se construit également. Nous plions en quatre nos frustrations, nous repassons, et rangeons nos réactions instinctives. Pour un peu, nous grandissons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons construit la première plaquette commerciale, le graphisme, les slogans. Nous faisons tout, avec une certaine fierté du résultat. Mieux:&amp;#160; avec une certaine satisfaction, ce sentiment qui nous ôte tous les regrets possibles. Nous apprenons les logiciels professionnels, du pas à pas instructif. Bientôt, le site internet. Le dernier mois est lancé, compte à rebours de l’ouverture des services. Il nous faut ce local. Bientôt. Ce n’est pas possible autrement.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous y penserons, par quoi nous sommes passés, ce que nous aurons appris. Aurons-nous le temps si le chiffre d’affaires ne vient pas comme nous le souhaitons (comme l’exige le business plan).   &lt;br /&gt;Il y a toujours la curiosité dans les jours qui se succèdent. Nous entrons dans un total inconnu en faisant mine de contrôler nos points de passage. Impatience.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Si, depuis des mois, mon esprit était réquisitionné par l’ambiance de la fin de ma dernière expérience professionnelle, il est désormais embarqué vers d’autres issues. Il est impossible d’être serein, la tête vide, ou alors par brefs instants. Il faut les identifier et en profiter.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pendant la présentation de notre projet, nous disons être dessus depuis février. Plus de six mois. Trois mois depuis le départ de la boite.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5267727488012114298?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5267727488012114298'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5267727488012114298'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/09/le-projet-note-n5-sur-un-changement-de.html' title='Le Projet – Note n°5 sur un changement de cap – Step by step'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-9127077149147629132</id><published>2010-08-13T01:53:00.000-07:00</published><updated>2010-08-13T01:53:36.049-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet - Note n°4 sur un changement de cap - Les 12 travaux et plus encore</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Alors il y a eu le rendez-vous du CIC, pour un peu chronométré. C’était une heure, ce le fut. Le gars posa deux trois questions, à peine curieux. Ensuite, il y eu le mèl de réponse du CIC. “Après étude de votre dossier bla bla suite défavorable”. Pas d’explication. Enervant. Alors un petit message en retour pour demander au banquier qui ne soutient pas l’économie (oups que n’ai-je dit) une raison, une justification, et pour l’emmerder un peu car il devra faire l’effort d’inventer quelque chose. Mais l’obtus est en vacances. Ce qui nous énerva, c’est le peu de peine qu’il prit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Alors les rendez-vous suivants furent anticipés avec appréhension. Pourtant les contacts furent tout autres et nous sommes désormais rassurés sur l’éventualité de réponses positives.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Nous avons déjà eu des prototypes humain d’homo banquus: celui qui qui se la joue face à deux faux jeunes (j’ai quand même 39 ballets et je l’emmerde sous cape) et qui nous explique la vie du haut de son pouvoir divin de chef du porte-monnaie, celui qui est vieux briscard et qui utilise son flair pour choisir qui il soutiendra, une sorte de sixième sens pour les projets, celui est positif jusqu’au bout et nous fait la proposition qu’il veut (pas forcément la notre), celui qui nous avoue en souriant que les banques, hein, c’est pas là pour prendre des risques, alors on va prendre toutes les précautions, vous comprenez?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Et puis, en parallèle, il faut trouver le local. Déjà qu’en juillet, je n’aimais pas les échos des recherches au contact des agents immobiliers, c’est pire en août. L’agent d’août essaye de faire croire qu’il y connait quelque chose mais ce n’est jamais le bon: pas de celui des locations, pas celui des baux commerciaux, pas celui de l’après-midi, pas celui qui a les bons papiers. On avance et on recule. On trouvera. Il faut rappeler plusieurs fois pour daigner avoir un renseignement, une visite, ah, il y a des secteurs qui ne courent pas après les clients, ce serait plutôt l’inverse. Je travaille mon sourire et mon amabilité alors que j’avais tendance à faire le chefaillon face aux commerciaux voilà quelque mois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Et viennent aussi les dossiers à remplir, les virgules qui ne sont pas au bon endroit en fonction des interlocuteurs: même tableau, pas les bonnes couleurs. ah, ah. Que de dossiers, pour les organismes, les institutions, les banques, les agences, et nous sommes dans l’organisation à la française.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Je reste toujours convaincu que je n’aurais pas pu me lancer dans cette aventure tout seul. C’est aussi à cause de ces lourdeurs, de ces obstacles, j’imagine, sortes de filtres des créateurs moins soutenus.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Est-ce la dernière ligne droite? Dans un mois, nous devrions toucher à quelques aboutissements: une commission passée, des rendez-vous derrière nous. Mais tout s’entremêle, c’est ahurissant d’illogismes: pas d’enregistrement au registre des sociétés sans dépôt de capital, mais il faut alors choisir la banque, pas d’aides et d’agrément sans le numéro RCS, pas de local sans garantie bancaire et statuts. Si nous pouvions imaginer que le déclencheur serait la banque, il n’en est rien car la banque a besoin des autres dossiers. L’œuf et la poule de l’administratif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Helvetica Neue', Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Il est des jours meilleurs, des jours plus et des moins, et nous sommes deux. Il y a cette envie d’envoyer balader avec pertes et fracas certains interlocuteurs. Au milieu, il y eu quelques semaines de vacances en short, un déconnection partielle. J’y étais il y a six jours, un siècle, une éternité.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-9127077149147629132?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9127077149147629132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9127077149147629132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/08/le-projet-note-n4-sur-un-changement-de.html' title='Le Projet - Note n°4 sur un changement de cap - Les 12 travaux et plus encore'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7396787795375776637</id><published>2010-08-02T12:56:00.001-07:00</published><updated>2010-08-02T12:56:56.619-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Chassé - croisé</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ce sont des weekends rares. Ils doivent être rares, ils ne seraient pas précieux sinon. Au centre de l’été, avant, pendant, après les vacances de chacun, au milieu du soleil, à deux pas de l’océan. Nous avons calé nos emplois du temps, c’était possible pour certains, impossible pour d’autres. Il y a nos vies et parfois, une fenêtre de possibilités. Trois surtout auront raté, auront manqué.   &lt;br /&gt;Pourrait-on faire de ce weekend chassé-croisé des juilletistes et des aoûtiens une nouvelle habitude? Et si nous pouvions le prévoir, juste un petit peu plus, pour que personne ne manque. Pourtant, c’est idiot cette date là, les routes sont blindées, les autoroutes surchargées, les nationales cul à cul.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Quarantaine en approche, année suivante. Nous discutions d’une organisation potentielle, un truc festif, pas trop prise de tête, quelque chose de naturel, qui nous ressemble, pas trop surfait, avec des gens indispensables. A quarante ans, nous avons tous fait le tri. Je m’aperçois que cette sélection peut, pourtant, encore évoluer. Mais j’ai appris. Je relativise, je pourrai passer pour un sage alors qu’il ne s’agit que de résignation. Je peux cacher mon jeu.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ah ces potes. Et je plains ceux qui n’ont pas ma chance. Ou, comment tenir cette sorte de promesse de bacheliers après deux dizaines d’années. L’un d’entre nous ne veut pas de fête, surtout pas, il dit qu’il n’y a aucune raison de se réjouir de passer une année qui nous rapproche le plus de la fin –il a dit mort mais je trouve le terme trop définitif-. En plus, quarante balais, il y a quelque chose de symbolique. T’as quel âge? ah ouais (sous entendu: quand même). C’est moins tendance que la trentaine, c’est plus &lt;em&gt;vieux&lt;/em&gt;, c’est plus &lt;em&gt;installé&lt;/em&gt;, c’est plus mûr, c’est moins fun, c’est moins cool. Plus question de trop parler d’adulescence (ce n’est plus hype). C’est rempli de clichés.    &lt;br /&gt;La dizaine qui commence annonce la suivante et elle est encore moins jeune, elle bascule dans la préretraite des esprits, je ne parle même pas de l’aspect rebus de la société d’un point de vue professionnel.     &lt;br /&gt;Alors, comme nous sommes fiers, nous disons que dans notre tête, nous n’avons pas l’âge de nos artères. C’est un peu faux, cela s’entend dans les discussions, dans l’épopée des souvenirs d’un autre siècle, mais pourquoi se faire mal en s’ôtant toutes nos illusions?    &lt;br /&gt;Mais, nous savons quand même que flottent dans nos caboches les courbatures, les maux de cranes, les douleurs de dos avant même que la partie ait commencée, que les premiers verres se remplissent. Et nous nous amusons, un peu verts, que pour se remettre d’une soirée à six heures du mat’, il faudra plus d’une journée, plus d’une nuit réparatrice.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons nos vies. Différentes. J’aurai des occasions de repasser les fils froissés dans les mois qui viendront. Normalement, je ne ferai pas de crise. De la 71, nous sommes désormais quatre. Et nous y passerons, trop contents d’y passer finalement, ensemble, qu’il aurait pu arriver tant de choses, que tant d’évènements et de rencontres auraient pu nous détourner du chemin, nous abimer encore plus. C’est curieux cet effet que me font ces retrouvailles. Rien de plus normal en fait puisqu’ils sont ce qui me lie aux grandes années jeunes dont on fabrique des légendes en se les racontant des centaines de fois.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Alors comment faire pour le décider de venir participer à la contrainte, juste pour la forme ou simplement pour qu’au bout d’une nuit transitionnelle, le dernier verre soit trinqué entre nous. Nous allons nous regarder au milieu d’autres, déjà alcoolisés, ou comme ça et pendant une poignée de secondes, nous serons à part, uniquement concernés par ce moment partagé. J’aime bien ces petits signes, ces instants symboliques qui ne ressemblent à rien, que personne ne cite, que nous observons, conscients, mais comme s’il ne s’agissait que de normalité alors que c’est tout autre.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ou alors, il n’y aura rien, ce ne sera pas grave. Mais que répondre à la remarque quoi t’as rien fait pour tes quarante ans!   &lt;br /&gt;Il va falloir se montrer inventifs. Je le connais, ça lui conviendrait de passer pour l’anti conventionnel. Un petit côté rebelle sur le tard. Je le définis comme ça.    &lt;br /&gt;Nous saurions le faire.    &lt;br /&gt;Une chose assurée, je connais la liste des indispensables au rite de passage. Il ne faudra pas trop de personnes, pour que ça soit détendu et que nous conservions cet aspect officieux, entre potes, juste, pour ne vexer personne. Et là, mon côté utopiste: que l’organisation ne soit pas parfaite, qu’il y ait de l’imprévu –un peu ce que je déteste-, que ce soit simple, que nous ne perdions pas de vue des essentiels. Voilà, je me fais avoir, j’ai des images en tête, je vois le truc. Pour un peu, j’ai hâte.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pendant ces quelques jours, entre juillet et août, nous étions hors du temps. Il me reste des épaules douloureuses parce que finalement, toutes ces conneries de faire une bataille d’adulte porté dans une piscine, ce n’est plus de mon âge, et un bleu dix sur dix sous le téton droit pour lequel toute remontée à la source explicative est impossible et des photos épatantes sur lesquelles s’affichent trois générations.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TFci6hnvGsI/AAAAAAAAAL4/cOKcp0g_1yQ/s1600-h/P1070694%5B10%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="P1070694" border="0" alt="P1070694" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TFci_8ROb4I/AAAAAAAAAL8/vsBVt8OpHXQ/P1070694_thumb%5B8%5D.jpg?imgmax=800" width="405" height="310" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7396787795375776637?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7396787795375776637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7396787795375776637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/08/chasse-croise.html' title='Chassé - croisé'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TFci_8ROb4I/AAAAAAAAAL8/vsBVt8OpHXQ/s72-c/P1070694_thumb%5B8%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1839979316011767401</id><published>2010-07-22T12:55:00.001-07:00</published><updated>2010-07-22T12:55:25.426-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Nous autres</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;D’un collègue suffisamment côtoyé, il dit &lt;em&gt;diplomate&lt;/em&gt; comme une des définitions de soi –de moi-. Les autres présents confirment avec quelques nuances mais l’intention est bien présente. Ils me connaissent depuis des années dans ce cadre professionnel et retenu, sans doute. Une qualité. Ma femme s’étonne, enfin, vraiment, pas un ‘tiens ah bon’ mais une vraie stupéfaction. Ce n’est plus un étonnement, c’est une surprise. Elle me connait de plus en plus sans en avoir fait le tour depuis le double de temps et dans un cadre plus privé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne dis pas, je ne me comporte pas, je n’agis ni n’apparait de la même manière. Et cela, je pense, assez naturellement. Je me demande s’il est possible d’être un seul plutôt que plusieurs face à nos différents interlocuteurs de vie. Si je devais me définir, je serais plus proche de la personne que décrirait mon épouse, mes parents, peut-être certains amis. Professionnellement, comme tous, les expériences contraignent à ne pas être soi, pour se protéger, pour paraitre plus crédible, plus respectable peut-être.   &lt;br /&gt;Pourtant, dans ce cas ci-dessus, il s’agit d’une qualité que je ne reproduis pas à domicile, auprès de mes proches, alors, que finalement, n’est-ce pas eux qui le méritent le plus?    &lt;br /&gt;Ou bien, j’imagine que ces excès d’absence de diplomatie –ne trouvons pas pas d’étiquette- sont mieux pardonnés, moins conséquents envers ceux qui feront l’effort de d’excuser, de contrebalancer défauts et qualités. Il est vrai que dans mes ex-travaux, il s’agissait de 1.conserver ce travail et 2.tenter de progresser en se montrant sous sa plus belle image. Mais alors pourquoi ne pas faire l’effort tout le temps?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il s’agirait d’une contrainte au quotidien? Une sorte de naturel qui reviendrait, une sorte de frein qui s’échaufferait et lâcherait au bout de l’histoire? M’observant depuis longtemps, je commence à me connaitre, si ce n’est m’apprivoiser. Mais rien n’y fait, je crois.   &lt;br /&gt;Pas plus tard qu’il y a peu, je me montrais affreusement désagréable –soyons faible dans la description- lorsque je perdais au jeu. Pas n’importe quel jeu, un truc sérieux, comme les petits dadas à faire grimper au bout des rampes de six cases sur plateau. Le philosophe télévisuel Thierry Rolland parlait de mouche qui changeait d’âne lorsque la chance passait d’un côté ou de l’autre. A dix ans, je balançais les cartes de rami par terre. Je soupçonne ma grand-mère de me laisser gagner même si elle était capable d’être aussi mauvaise perdante. A trente-neuf, je me retiens mais je pense bien que les dés accompagnant le jeu des petits chevaux méritaient amplement de grands vols planés au dessus de la haie –sinon, on peut les retrouver-. La mouche avait changé d’âne l’an passé. Je gagnais presque tout, dada, Uno, autres. Je me la pétais face à un auditoire à moitié très mineur –moins de dix ans-. Puis d’une partie à l’autre, plus rien. La mouche, cette conne, s’était barrée. Je passais l’éponge sur la fin des vacances de l’an dernier et les parties d’entre deux étés. Mais reprendre ce mois de juillet par de cuisantes preuves de manque de bol, ça ne pouvait pas durer. D’où mon courroux face au destin, ma mauvaise foi et l’emploi de grossièretés à ne pas mettre dans la bouche de mes enfants qui les écoutaient. La défaite dans les règles, d’accord, l’absence de chance, non.&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TEiiBz1z5pI/AAAAAAAAALw/mJsutI8T8Go/s1600-h/dada%5B6%5D.gif"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="dada" border="0" alt="dada" align="right" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TEiiH9pJZsI/AAAAAAAAAL0/xnzFMquR4hw/dada_thumb%5B4%5D.gif?imgmax=800" width="298" height="298" /&gt;&lt;/a&gt;    &lt;br /&gt;C’est ainsi que l’enfant capricieux est toujours là. Complet, il ne lui manque rien. J’ai remplacé les lancés de cartes de mon enfance par les gros mots adultes. Ben oui, je n’avais pas le droit, petit, d’être grossier en plus d’être mauvais perdant. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ma femme me regarde et ne comprend pas qu’on puisse être ainsi –limite elle pense ou croit réellement que je suis malade-. Si peu adulte, si peu sage et calme. Elle sait d’autres défauts, à se demander comment. Heureusement pour moi, je suis capable d’être mauvais au point d’afficher ces quelques mini défauts pour masquer les énormes miens et couper court aux discussions. Je ne suis pas diplomate. Entre autres.   &lt;br /&gt;Je devrai avoir honte. Je me dis que ce n’est pas grave. Un tort, plutôt. Vraiment. Et si en plus, je l’écris pour me donner bonne conscience.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Revenons-y, je suis, nous sommes, plusieurs. Je me complets dans cette idée. Et puis, je suis gémeaux. C’est bien une véritable excuse? Et surtout, nous ne connaissons pas toujours, encore moins les autres. Nous avons une image, des impressions qu’il est très difficile d’ôter une fois collées. Alors pourquoi essayer de changer?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est passionnant.    &lt;br /&gt;Et il y a un livre d’Alice Ferney “Les Autres”. Je ne fais que répéter juste un avis de couverture: &lt;em&gt;Ce beau roman nous montre que la relation humaine n’est qu’un jeu auquel nous jouons tous, auquel peut-être nous ne faisons que jouer&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;&lt;em&gt;Post-scriptum: ce midi, j’ai de nouveau gagné aux dadas. J’étais loin, j’ai cravaché et gagné avec photo finish contre ma fille de 7 ans. J’ai bouffé tous les autres chevaux dès que l’occasion se présentait. J’ai eu du bol, me suis excusé à la fin auprès d’elle en l’embrassant. Ces excuses n’étaient pas absolument pas franches, j’espère avoir été crédible.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1839979316011767401?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1839979316011767401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1839979316011767401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/07/nous-autres.html' title='Nous autres'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TEiiH9pJZsI/AAAAAAAAAL0/xnzFMquR4hw/s72-c/dada_thumb%5B4%5D.gif?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1694961827100652861</id><published>2010-07-18T13:07:00.001-07:00</published><updated>2010-07-18T13:07:11.017-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Les petits carnets</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Il y a dans ces cartons une existence oubliée, ou plutôt, déjà classée dans des archives mémorielles. Je m’amusais d’un sourire en coin de voir mes parents ranger tous les cahiers, tous les classeurs, tous les premiers dessins. Je ne m’en rappelle plus. Lorsque je retombe sur une image, un jouet, tout cela m’est familier si naturellement. Je sais que j’ai passé du temps avec ce livre, avec cette BD, avec ce personnage, que ces jeux me sont connus. Je me souviens de situations sans les situer dans le temps. Il faut tout garder, pour se souvenir.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Beaucoup, autour de moi, n’ont pas eu cette chance. Ce n’était pas si évident de pouvoir conserver, numéroter, noter des cartons, avoir la place de le faire. Je me dis qu’il ne s’agissait pas que d’espaces disponibles. Il y a aussi de la génétique, de l’environnement sous cela. Il faut avoir envie de le faire, avoir une raison, ou ne pas en avoir mais posséder le sentiment de l’importance de ces traces pour un individu. Mes parents ont-ils conservé ces traces à une époque où je ne m’en souciais guère pour eux? pour nous, avec ma sœur? pour combler le manque et l’absence de leurs propres traces?   &lt;br /&gt;Que leur reste t-il ? Mes grands parents allaient à l’essentiel, au nutritif, à la vie. Le résultat importait plus que le chemin parcouru. La réussite ne s’encombrait pas de souvenirs. Les uns n’avaient pas de grenier, les autres avaient trop d’enfants. Il n’y avait pas non plus de moyens.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;S’agit-il de garder ces cahiers scolaires pour l’histoire –petit “h”-? Je ne sais pas. Aujourd’hui et depuis quelques années, je sais cependant l’importance de cette chance de posséder des racines bien ancrées, réelles. Je sais également qu’il faudra conserver les traces de mes enfants, pour eux, plus tard et surtout, espérer qu’ils aient ce bonheur infini de se plonger dedans un jour.   &lt;br /&gt;Mon père répète que nous serons ravis d’ouvrir ces cartons quand ils ne seront plus.&amp;#160; Je le sais bien. Tout autant que je suis yeux humides face à ces fausses découvertes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et ces photos, ces diapositives? Il y en a des centaines, sans doute des milliers que je reverrai. Père fait ce travail d’archivage en numérisant, annotant, reconnaissant les visages que ma génération aura oublié ou pas connu. Déjà, il l’a constaté, il se demande qui sont ces personnes sur ces vieilles photos jaunies, sur ces supports de verre du début du siècle dernier. Il ne veut pas que la même chose nous arrive. Alors il cherche, réfléchis, questionne, interroge. Et son histoire réapparait. La mienne aussi, dans la foulée. A chaque fois, je tombe sur des précieux trésors. Je suis persuadé de posséder ce don –c’est un don- de s’intéresser à son propre passé, de mettre de côté le &lt;em&gt;carpe diem&lt;/em&gt; pour investir les années révolues. Ma femme m’a dit un jour qu’à prendre tant de photos des moments à vivre, je ne les vivais pas vraiment. Elle a raison mais je ne peux m’y empêcher.    &lt;br /&gt;C’est maladif. C’est peut-être psychologique, une tare en fait. Il m’a peut-être manqué certaines briques durant mon enfance –je ne ressens pourtant aucun manque- pour assouvir ce besoin de ne pas oublier. Une sorte de crainte de l’oubli. je veux me souvenir. Une photo, un texte, une carte postale, c’est un instant, une seconde. Lorsque je les place les uns à côté des autres, j’ai une bribe d’histoire, une sorte de roman de vie, un peu idéal –on ne conserve que les bons moments, a t-on déjà mis des photos d’enterrements dans ses albums?- dans lequel je me noie avec plaisir.    &lt;br /&gt;Ou alors s’agit-il de l’immense nécessité de laisser cette trace qui prouvera que mon passage n’a pas été complètement inutile? Je me suis reproduis, bel exploit, c’est aussi pour cela que les enfants doivent survivre à leurs parents, pour la suite, pour transmettre. Je ne sais finalement, peut-être, me transmettre, que par ces éléments. C’est aussi peut-être la méthode de mon père, une façon de dire, &lt;em&gt;regarde, voilà d’où tu viens, sois en fier aussi, respecte tout cela, que ça ne soit pas pour rien, que tu te reconnaisses dans ces instantanés lorsque tu en auras besoin, même si je te souhaite d’y faire appel le moins souvent possible&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je prends des photos. Je veux déjà numériser mes albums d’enfance. Je nomme, renomme, sauvegarde. J’ai au moins trois ou quatre copies sur différents disques durs. Ce sont des trésors.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt; J’ai récupéré quelques éléments de mon histoire récemment. Oh pas grand chose, des agendas que mon père ramenait de sa boite d’édition. Des petits, de poches, mais quotidiens. Je ne m’en souvenais plus, mais je notais chaque jour, j’avais des abréviations pour répéter des heures qui passaient pour pas grand chose. A onze ans, je notais chaque jour. J’ai donc débuté tout ça dans ces âges là. Je n’ai jamais eu l’impression de tenir un journal intime. Si ça se trouve, j’en ai tenu des tonnes de pages. Et je continue. En plus. Je fais une moue. Je vais les parcourir. Cela commence en 1982 je crois. Si j’avais le courage –je l’aurai un jour- je reprendrais toutes mes traces, mes notes, je suis persuadé que je ne dois pas passer beaucoup d’années –pages- blanches depuis, donc, vingt-huit ans. Effrayant de le réaliser. Je n’en cherche même plus de raisons, d’explications. Est-ce un orgueil personnel démesuré de s’attacher sur sa minuscule existence alors qu’à côté de soi, des milliards de centres d’intérêts sont à portée de chaque individu?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans le petit agenda de 1988, aucune page n’est annotée sauf une. Tout est vide sauf une page. Je pense qu’il doit y avoir un autre support à retrouver pour ma diatribe. Mais sur ce minuscule agenda, il y a une seule page, le 27 octobre 1988, j’ai dix-sept ans. La page est rouge, recouverte de feutre rouge. Le rouge est encore bien vif. Et, il y a en haut et au milieu de la page deux lettres accolées, deux A majuscules. Un peu comme ça “ &lt;font face="LCD"&gt;AA &lt;/font&gt;&lt;font face="Georgia"&gt;”.      &lt;br /&gt;Je n’ai rien dans ma mémoire pour ça.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1694961827100652861?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1694961827100652861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1694961827100652861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/07/les-petits-carnets.html' title='Les petits carnets'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2680802375513662245</id><published>2010-07-12T02:43:00.000-07:00</published><updated>2010-07-12T02:55:06.183-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le Projet – Note n°3 sur un changement de cap – Où nous apprenons sur nous</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt;&lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 12"&gt;&lt;link rel="File-List" href="file:///C:%5CUsers%5CChris%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_filelist.xml"&gt;&lt;link rel="Preview" href="file:///C:%5CUsers%5CChris%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_preview.wmf"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:version&gt;12.00&lt;/o:Version&gt;  &lt;/o:DocumentProperties&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;link rel="themeData" href="file:///C:%5CUsers%5CChris%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_themedata.thmx"&gt;&lt;link rel="colorSchemeMapping" href="file:///C:%5CUsers%5CChris%5CAppData%5CLocal%5CTemp%5Cmsohtmlclip1%5C01%5Cclip_colorschememapping.xml"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:worddocument&gt;   &lt;w:view&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:trackmoves/&gt;   &lt;w:trackformatting/&gt;   &lt;w:hyphenationzone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:punctuationkerning/&gt;   &lt;w:validateagainstschemas/&gt;   &lt;w:saveifxmlinvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:ignoremixedcontent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:alwaysshowplaceholdertext&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:donotpromoteqf/&gt;   &lt;w:lidthemeother&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:lidthemeasian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:lidthemecomplexscript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:compatibility&gt;    &lt;w:breakwrappedtables/&gt;    &lt;w:snaptogridincell/&gt;    &lt;w:wraptextwithpunct/&gt;    &lt;w:useasianbreakrules/&gt;    &lt;w:dontgrowautofit/&gt;    &lt;w:splitpgbreakandparamark/&gt;    &lt;w:dontvertaligncellwithsp/&gt;    &lt;w:dontbreakconstrainedforcedtables/&gt;    &lt;w:dontvertalignintxbx/&gt;    &lt;w:word11kerningpairs/&gt;    &lt;w:cachedcolbalance/&gt;    &lt;w:usefelayout/&gt;   &lt;/w:Compatibility&gt;   &lt;w:donotoptimizeforbrowser/&gt;   &lt;m:mathpr&gt;    &lt;m:mathfont val="Cambria Math"&gt;    &lt;m:brkbin val="before"&gt;    &lt;m:brkbinsub val="&amp;#45;-"&gt;    &lt;m:smallfrac val="off"&gt;    &lt;m:dispdef/&gt;    &lt;m:lmargin val="0"&gt;    &lt;m:rmargin val="0"&gt;    &lt;m:defjc val="centerGroup"&gt;    &lt;m:wrapindent val="1440"&gt;    &lt;m:intlim val="subSup"&gt;    &lt;m:narylim val="undOvr"&gt;   &lt;/m:mathPr&gt;&lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:latentstyles deflockedstate="false" defunhidewhenused="true" defsemihidden="true" defqformat="false" defpriority="99" latentstylecount="267"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="1" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Normal"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="heading 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 7"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 8"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="9" qformat="true" name="heading 9"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 7"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 8"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" name="toc 9"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="35" qformat="true" name="caption"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="10" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="1" name="Default Paragraph Font"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="11" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtitle"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="22" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Strong"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="20" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="59" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Table Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" unhidewhenused="false" name="Placeholder Text"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="1" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="No Spacing"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" unhidewhenused="false" name="Revision"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="34" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="List Paragraph"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="29" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Quote"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="30" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Quote"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 1"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 2"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 3"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;style&gt; &lt;!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 415 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-520092929 1073786111 9 0 415 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-priority:1; 	mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:10.0pt; 	margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} .MsoPapDefault 	{mso-style-type:export-only; 	margin-bottom:10.0pt;} @page WordSection1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.WordSection1 	{page:WordSection1;} --&gt; &lt;/style&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a eu quelques journées plus longues que des journées de boulot, des pensées constantes, des idées sous la douche, des prises de tête sur tableaux, d’ailleurs, des tableaux refait vingt fois. Je sais faire un business plan, ce n’est pas si compliqué. Je sais faire une étude de marché, un dossier de création d’entreprise. Je sais mais sais aussi que nous aurions pu faire différemment, mieux ou moins bien. Il y a dans la constitution de ces dossiers formels à usage d’autres : institutions, banques… un brin de première fois. Nous savons que si nous devions le refaire, nous placerions mieux nos priorités, le planning serait modifié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et puis il y a la création, le nom, le slogan, le logo. Alors c’est un bout de publicitaire que nous avions en nous, sans la formation, sans les trucs et astuces. Mais il fallait chercher le différent du concurrent tout en s’y inspirant, les codes couleurs, les styles et graphismes, leurs traductions par le grand public, les tests, les impressions, les critiques, les félicitations.&lt;br /&gt;Un véritable accouchement intellectuel dans lequel je me suis senti assez inutile. Je savais ce qui ne me plaisait pas, j’étais incapable d’inventer. Je me doute bien que chacun cache ses petits dons, ses compétences à développer. Je m’apercevais que je n’étais pas un créatif visuel. Assez frustrant. J’étais capable de copie, de transformation d’un existant mais ne pouvais juger : était-ce bien, pas bien, que cela exprimait : le vide absolu.&lt;br /&gt;Vous me mettez devant une feuille blanche et, dans un état à peu près normal, je vous écris une page sur le temps qu’il fait avec des aspirations pseudo philosophiques (de comptoir). Devant une feuille à dessiner, le rien, le néant. Il doit bien y avoir dans nos cerveaux des connections ratées, d’autres installées qui se sont créées avec nos expériences.&lt;br /&gt;Encore que, il s’agit peut-être d’inné, j’étais déjà nul au collège, insignifiant au lycée. Ce n’était pas faute d’aller en salle 33, troisième étage, la salle de dessin pour lycéens en absence de cours ou de filles. Ça fonctionnait des deux côtés. J’ai étalé des grandes étendues de peinture, j’ai soufflé dans des trucs, utilisé des ustensiles mais je savais qu’il n’y avait pas grand-chose de bon sur ce bout de papier. Je voyais également dans les yeux du professeur ami que je n’avais pas l’étincelle.&lt;br /&gt;Et puis s’il n’y avait que ça. Ce n’est pas mieux musicalement. Il parait que je chante faux aussi, peu importe, je préfère ne pas m’écouter. Comme les hommes ne savent pas faire deux choses en même temps (mauvaises langues féminines, donc perfides), lorsque je chante (hurle, braille), je perds la capacité d’écoute, donc je continue à chanter. Et si je me rattrapais avec un instrument ? Et bien non, pas mieux. J’ai toujours rêvé d’utiliser une guitare mais l’effet escompté serait contraire à l’objectif.&lt;br /&gt;En ces quelques phrases, je comprends que je n’ai jamais été très doué sur bien des aspects. J’en avais la preuve définitive face à un fichier Photoshop. Mon collègue, futur associé s’y éclatait, apprenait deux fois plus vite, transformait, dessinait alors qu’il ne se l’était même pas imaginé. Frustrant je vous dis. Admiratif, j’étais. Et puis il y avait des croquis, des coups de crayons sur ses feuilles, des inspirations. Epatant, mais je n’ai pas les bonnes connections.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Donc, le nom est trouvé. Le slogan également. Et le logo est pondu. La charte graphique correctement noté. Nous savons que nous avons bien travaillé parce que nous sommes contents du résultat. C’est déjà ça. Alors sur les dossiers, l’image apparait en en-tête, en page de garde, elle nous appartient. Grande fierté. Il y a dans ce logo le début concret de l’aventure. Jusqu’à présent, ce n’était que des chiffres sur de l’argent pas encore emprunté, des listes de matériels devant remplir un local non encore trouvé, des idées balancées sur un papier comme futurs discours commerciaux, des grilles tarifaires mais ce n’était pas encore réel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Désormais, demain, premier rendez-vous avec une banque. C’est la CIC. Je pense toujours à une ancienne pub avec Dany Boon « c’est à droite au CIC (prononcer kik) ». Cela m’amuse toujours. Il va falloir se montrer sûrs mais modestes, affirmés mais réalistes, confiants mais respectueux. Il va falloir se vendre.&lt;br /&gt;Simultanément, c’est la recherche du local. Nous partons sur plusieurs cibles, plusieurs philosophies d’installation. Nous nous perdons. Mais il y a cet appartement au rez de chaussée, direct rue piétonne du centre ville historique. Il me plait, je m’y vois, j’essaye de ne pas trop le montrer pour rester rationnel. Je crois qu’il fait pareil de son coté. Ne pas s’avouer que nous avons un peu craqué dessus. Un véritable petit couple qui veut s’installer. C’est amusant. Soyons véritablement réalistes : un peu au dessus du budget et des contraintes probablement bloquantes à cause d’agréments à obtenir. Il y a des gens qui pondent des obligations légales pour ouvrir une activité et qui ne se rendent pas compte de l’inutilité de ces contraintes. Ils ne sont pas sur le terrain. Ça existe partout, tout le temps. Alors nous ne l’aurons sans doute pas. Nous aurons autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La conseillère du Pôle Emploi, lors du deuxième rendez-vous, en notant ce que j’avais déjà fait sur le projet pendant que je vivais gracieusement aux dépends de l’Etat qui la paye, me stoppait &lt;i style=""&gt;ouh là, non c’est bon là, gardez-en un peu pour la suite, la feuille est complète&lt;/i&gt; – 3 lignes- . Comment lui expliquer que la création d’entreprise prenait plus d’un résumé mensuel de trois lignes. Ce n’était pas grave. Ensuite, elle insistait sur la nécessité de prendre des congés, de faire le vide et de recharger les batteries. Elle était contente d’apprendre qu’effectivement, prochainement, nous partions en vacances. Elle m’explique, à raison, que la finalité n’est pas la création et le numéro de Siret mais de faire vivre ensuite la boite. Chaque chose en son temps. De petits objectifs en petits objectifs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Aussi nous remplissons des pages word sur la stratégie commerciale (rien que ça). Je remplis un livret d’accueil client. Je brode, explique. Je suis dans mon élément. Des mots. Ecrire, raconter, décrire. Mais je m’aperçois que c’est très littéraire, pas assez simple. Il faudra tailler dans le vif. Je n’arrive pas à réduire. Collègue le fera.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ça avance. Il ne peut en être autrement.&lt;br /&gt;Avec la réception du dernier chèque de chez les fous qui m’employaient, cette fois-ci, c’est terminé. Je ne devrais plus croiser leur route, ni par téléphone ou mèl. J’apprends cependant par les anciens collègues que le bordel est toujours omniprésent, qu’il y a eu le suicide d’un gars souvent croisé et souriant, que la vente serait prévue pour l’automne. Je sais que nous avons bien fait. Je pense à Alain qui a décidé de partir à cause d’un divorce à venir et de ce putain de Directeur de fabrication qui le traite de limité avant de le muter dans un autre service. C’est souvent ainsi quand il y a accumulation. Entre vie privée et vie professionnelle, je sais que l’un des deux problèmes était totalement évitable. Je leur en veux d’une profonde haine. Et je crois qu’heureusement, je ne suis plus touché comme avant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: georgia;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p  style="text-align: justify; font-family: georgia;font-family:verdana;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce que nous faisons est bien, imparfait, sans doute insuffisant mais bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2680802375513662245?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2680802375513662245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2680802375513662245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/07/le-projet-note-n3-sur-un-changement-de.html' title='Le Projet – Note n°3 sur un changement de cap – Où nous apprenons sur nous'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5635610555484908246</id><published>2010-06-28T02:02:00.001-07:00</published><updated>2010-06-28T02:02:17.866-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Considérations</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ce n’est pas beaucoup plus simple. A aucun moment, il faut se dire, ça y est, je suis arrivé. D’ailleurs, nous ne le pouvons plus.   &lt;br /&gt;Appelons-le Daniel. Daniel a plus de 35 ans et aimerait bien avoir un enfant. Sa conjointe ne veut pas. J’ai senti qu’il arrivera une limite à la résistance, des deux côtés. Je ne le connais pas. En fait.    &lt;br /&gt;Sébastien, lui, veut aussi un enfant. Il a presque 40 ans et sa femme veut bien également, mais ils n’y arrivent pas. Sa boite est une filiale d’un grand groupe français qui se casse la gueule, il est en vente.    &lt;br /&gt;Laurent court partout, entre Paris et province. Il a quitté Paris pour améliorer son quotidien, pour sa famille. Mais réellement, il la voit moins qu’avant. Il est fatigué des transports, des grèves, des travaux de sa maison. Il aime son travail pourtant, il y croit, cela parle de qualité, il y croit malgré les médias et la société. Il adore sa famille aussi. Il s’interroge sur la finalité de sa vie.    &lt;br /&gt;Andy est célibataire. Trentenaire, belle voiture de fonction, boulot qui commence à fatiguer. C’est une grande structure, impersonnelle, il s’interroge sur l’efficacité de ses tâches, pourtant formatées comme il faut. Il aimerait se poser avec une gentille fille, il se pose énormément de questions sur lui, un peu trop. J’ai vu ce qui se cachait sous le masque.    &lt;br /&gt;Timothée est aussi célibataire, il s’est organisé sa vie sur cette situation, son sport, son travail, ses petites affaires. Je ne le crois pas totalement heureux, accompli. Aussi sérieux qu’il peut lâcher les chevaux. Il est prof, mais comment fait-il.    &lt;br /&gt;Ronan a dû déménager en Pays de Loire pour retrouver un travail. Il attend la fin de sa période d’essai pour faire rapatrier ses enfants et son épouse qu’il ne voit qu’une fois pare semaine depuis quelques mois.    &lt;br /&gt;Emeric n’a pas eu son bac du premier coup mais ensuite, a fait plus d’études que nous, dès qu’il eut trouvé sa voie. Il lutte dans ses fonctions contre l’inertie de son Ministère. Il a l’impression d’être à part dans son service. Il n’est pas persuadé que la sécurité de l’emploi de son état est une bonne chose. Il est marié mais je ne comprends rien à sa relation.    &lt;br /&gt;Amaury vit maritalement. Sa femme ne veut plus du mariage. Il a deux enfants dont un légèrement différent avec des soucis. Il découvre qu’il est difficile d’être aidé et accompagné lorsqu’on a ces problèmes. Il s’est perdu et s’est reclus dans son travail qui ne le mérite pas.    &lt;br /&gt;Barnabé, deux gamins, une maison à l’orée de la banlieue, un chien qui se fait déjà vieux, une épouse presque parfaite (la perfection n’existe pas) et le voilà dans une prise de risques absolue dans le boulot. Il commence à prendre le temps de ne rien faire alors qu’il ne devrait pas.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pendant quelques jours, nous parlons sans s’exposer. Ou peu. Habitués à de ne pas afficher nos faiblesses, nos ratés, nos craintes. Rarement à nus, est-ce bien. D’ailleurs… et puis non.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il a toujours été question de génération désenchantée, enfants des seventies, adolescents des années 80, pré-adultes aux années 90, trentenaires après l’an 2000. Nous nous regardons. depuis les bancs du lycée, luttant contre les inquiétudes de nos parents, nous arrivés quelque part. Il ne s’agit que d’une étape supplémentaire, une gare sans arrêt dont le nom file sur le panneau.   &lt;br /&gt;Il arrive que nous parlions d’objectifs. Ils sont matériels, humains, organisationnels, de principe. Mais lorsque la nuit est bien installée, les regards ne se trompent pas, nous nous questionnons silencieusement sur le véritable devenir. Est-ce une ambition humaine de devenir pendant que nous passons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nos aînés avaient-il des considérations sur leurs situations, différentes de leurs responsabilités, de remplir les gamelles et d’assurer la suite? La société d’aujourd’hui ouvre des possibilités d’où naissent de nouvelles frustrations. Comme un gamin à qui on interdirait d’ouvrir un cadeau à portée de main. Certains se remettent en cause, d’autres ne veulent pas en entendre parler de peur des réponses. Nous nous adaptons aux conditions, à l’environnement. Les guides disparaissent sans que nous ayons la certitude de pouvoir les remplacer.&lt;/p&gt;  &lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 425px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:1c058a12-6076-42a3-9d23-20a1cc8ac34d" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="9fb348e3-f0ee-43f3-a7f9-9586afa92e48" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ykSZMaZl2fY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TChlFzBSBeI/AAAAAAAAALs/kP_xRbIVyTM/video5ceebe7c9a2b%5B3%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('9fb348e3-f0ee-43f3-a7f9-9586afa92e48'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;425\&amp;quot; height=\&amp;quot;355\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/ykSZMaZl2fY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/ykSZMaZl2fY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;425\&amp;quot; height=\&amp;quot;355\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5635610555484908246?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5635610555484908246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5635610555484908246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/considerations.html' title='Considérations'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TChlFzBSBeI/AAAAAAAAALs/kP_xRbIVyTM/s72-c/video5ceebe7c9a2b%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-8431477034802016552</id><published>2010-06-25T03:04:00.001-07:00</published><updated>2010-06-25T03:04:58.389-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Décalages</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le week-end est passé, étrange, particulier. Différent. Bien entendu, au milieu, il y eu l’enterrement. J'y allais, aller-retour Normandie-Paris avec un des gars. Nous n’avions jamais autant discuté que lors de ces huit heures de route.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quand il est mort le poète&lt;/em&gt;, de Bécaud, commençait la cérémonie religieuse.    &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: left; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:0339a748-f0fe-43b1-a60d-d6d895465ecd" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="50ad4f58-671e-4a53-887e-bced50bc86e1" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=FbGNw7HzFDE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TCR_Se779XI/AAAAAAAAALo/bFrWGHIfV5Y/video7ca01f174ad4%5B3%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('50ad4f58-671e-4a53-887e-bced50bc86e1'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;135\&amp;quot; height=\&amp;quot;112\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/FbGNw7HzFDE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/FbGNw7HzFDE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;135\&amp;quot; height=\&amp;quot;112\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt; Je sentais le nez qui piquait, les yeux qui allaient couler. Ce n’était que le début, je voulais que ce soit terminé. Je regardais autour de moi, pas les gens, pas la famille que je n’avais pas vu depuis plus d’une dizaine d’années, pas mon pote qui enterrait son père. J’observais les vitraux modernes, les colonnes, la chaise de devant, mes pieds, j’essayais de penser à autre chose, je tentais de bloquer l’audition. J’étais triste pour eux, pour mon pote, j’étais triste tout seul. La chanson se terminait, le cercueil était en place.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La veille, jeudi, j’étais déjà dans cette petite maison normande qui observait sans frémir depuis nos vingt ans de beuveries, chants, tapes dans le dos et défoulements. Je pensais au lendemain, je buvais quand même, je voulais ne pas être trop fatigué, je m’endormais quand même à 5 heures, alcoolisé. Il y avait eu aussi France – Mexique et je crois que je m’en foutais. Nous étions énervés par le spectacle, les attitudes qui gâchaient les fêtes. Lorsque le pénalty fut sifflé, je boycottais la fin et reprenais un verre et la raquette de badminton. Je perdais encore. Il ne faut pas jouer après, enfin, pendant, l’apéro. Il y eu une longue discussion de poivrots, assis dans la fraicheur de la nuit qui s’installait. Nous parlions d’un des amis qui ne viendrait que le lendemain soir. Il a des soucis dont on se soucie. Dont nous avons des solutions mais pas la sienne. Ce sont des histoires d’enfant et de d’épouse de l’ami. Nous savons que nous ne servons pas à grand chose dans ces cas là.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;8h30 Le vendredi, après 3 heures de mauvais sommeil, je m’habillais, sans short, sans maillot mais avec la chemise noire. J’étais fatigué, voulais un café. Je faisais la vaisselle de la veille pendant que les autres dormaient encore. Voiture, au village, marchand de journaux, boulangerie, bar du marché. Le bar du marché, tenu par des anglais, parlant anglais, avec des clients anglais, donc servant un mauvais café. Bordel. En rentrant, nouveau café. 11h, il faut partir direction Paris. Mal de tête qui s’installe gentiment.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Après cinq minutes, les discours du curé furent plus impersonnels, plus récités. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas assisté à une messe. La dernière, un mariage. Il y a vraiment des personnes qu’on ne voit qu’en ces occasions. J’essayais de penser à n’importe quoi, tout qui puisse m’éloigner de là. Pourtant, j’étais &lt;em&gt;heureux&lt;/em&gt; d’y assister, pour eux.    &lt;br /&gt;En sortant, il fallut plusieurs minutes et les lunettes de soleil. On ne se regarde pas vraiment dans ces moments là.    &lt;br /&gt;J’accompagnais un autre attristé sur le banc de pierre au cimetière. Je regardais de loin la fil de personne qui rendait hommage. Finalement, je participais à la collation qui suivait. Je la craignais, elle fut très &lt;em&gt;bonne, agréable&lt;/em&gt;, nécessaire. J’en ai rediscuté avec mon pote trois jours après. Je lui expliquais que lorsque ce sera le tour de mes parents, je ne voudrai voir personne et rester seul dans un coin. Il m’a dit avec ses mots la même chose, et puis, la tradition. Et puis, ces signes d’amitié de ces personnes, de la familles, des amis envers son père, et puis c’est comme ça. Et il n’a pas regretté. Ils ont été forts, pourvu que cela dure aussi bien que possible lorsqu’avec le temps viendra l’absence. Je n’arriverai pas à être fort.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous sommes repartis vers 18h30. Un peu en vrac, un peu soulagés, contents d’avoir été là. Nous n’aimons pas ces moments là, par peur, par lâcheté aussi. Ils font partie de la vie, connement.   &lt;br /&gt;Autoroute, encore quatre heures de route. Je n’étais plus si fatigué, étrangement. Nous avons refait un bout de monde et parlé de nos amis. Nous avons émis quelques anecdotes sur l’homme bon qui nous avait quitté.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;A l’arrivée, je me suis rendu compte que la journée était passée, que les autres l’avaient vécue, occupée. J’ai eu comme l’impression d’être parti dans une autre dimension, j’ai eu un mal fou à me recaler, et a entrer dans l’autre rythme.   &lt;br /&gt;Rapidement, juste un verre, le repas, deux, trois occupations et la masse de fatigue tenue par les nerfs m’assomme. J’éteins à 3h. Je ne me souviens plus d’avoir été dans un tel état. Dans le duvet, je repensais à la journée.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Samedi. Nous sommes au complet. J’ai l’impression que notre week-end entre potes commence tout juste. J’essaye de me séparer de ce mal de crâne. Il partira avec la journée au soleil. Un rhume arrive en même temps. Etait-ce les enfants avant de partir où ces deux heures de discussion cul par terre il y a deux nuits. Nous partons au terrain de foot.   &lt;br /&gt;Nouvelle soirée, 4h, moins arrosée, presque sobre, il faut déjà repartir le lendemain.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le week-end ne fut pas bon, ni mauvais, il fut particulier. Les autres me disent que c’était un des meilleurs. Je n’arrive pas à être d’accord. Comme si je l’avais vécu par procuration. J’attends alors déjà le prochain. Putain, un an à attendre.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-8431477034802016552?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8431477034802016552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/8431477034802016552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/decalages.html' title='Décalages'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TCR_Se779XI/AAAAAAAAALo/bFrWGHIfV5Y/s72-c/video7ca01f174ad4%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6054644453541418241</id><published>2010-06-22T02:00:00.001-07:00</published><updated>2010-06-22T02:00:47.893-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Voter Blanc</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Récemment, je ne pensais pas voter blanc lors d’une élection.   &lt;br /&gt;Aujourd’hui, je ne m’imaginais pas, ne pas soutenir les bleus. Des bleus à l’âme, depuis les réactions désastreuses de communications de tout l’establishment footeux après la main d’Henry, et depuis ce week-end. J’avais oublié que le fait de jeu de l’automne dernier, non excusé, était non excusable. Alors finalement, je rentrais dans cette Coupe du Monde sur la pointe des pieds, curieusement, cramponné à des espoirs qui aboutissent à “on ne sait jamais avec le foot”. Et si ces joueurs là contredisaient le ressentiment, l’intuition, les soupçons.    &lt;br /&gt;Même une défaite contre la Chine était envoyée ad patres car tout le monde attend la compétition, le sérieux, la motivation. Il est vrai que porter le maillot national n’est plus suffisant depuis un bon moment.    &lt;br /&gt;Reconduire Domenech avait été, après le désastre de l’Euro 2008, une véritable connerie et une décision politique de ces gens, vieux, déconnectés du terrain et des réalités sportives et économiques. Mais c’était une façon de sauver leur place. Passons. Annoncer son remplaçant avant la compétition discrédite le sélectionneur face aux joueurs infantiles qui savaient donc avoir toutes libertés d’actions et de comportements puisqu’ils n’auront qu’à refaire leurs preuves avec le nouveau pour se refaire une virginité. L’autorité naturelle d’un entraineur a été sabordée par la hiérarchie. Passons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je savais que la vie des vestiaires n’était pas toujours très drôle, que des mots pouvaient fuser plus vite que des ballons. J’ai vu et revu &lt;em&gt;Les yeux dans les bleus&lt;/em&gt; tournés en 1998. Etait-ce la vérité? Oui, sans doute, il y avait une sorte de respect face à Jacquet. Le groupe luttait contre les médias, l’opinion publique, était en phase face à l’objectif. Les joueurs avaient tout à prouver.    &lt;br /&gt;Désormais, seuls les salaires des joueurs catégorisent leurs qualités.    &lt;br /&gt;Sans doute, qu’un joueur peut se permettre de gueuler, de s’opposer, de ne pas être d’accord avec l’entraineur. Un échange peut être constructif. Les paroles d’Anelka sont inadmissibles car excessivement ordurières et totalement déplacées dans un tel contexte. Il n’a rien prouvé sur le terrain depuis des mois, a été récupéré par celui qu’il insulte alors que ces antécédents méritaient déjà une radiation à vie du monde du football. Il ne respecte pas l’équipe et le sélectionneur, encore moins les institutions. Il a eu du talent, ponctuellement, la société l’a fait grandir bien trop vite sans faire évoluer le petit pois qui lui sert de cervelle. Aucune maturité, aucun contrôle de lui, aucune éducation. Aucune excuse. Il parait que ce ne sont pas ses paroles exactes, qu’il aurait ajouté ‘toi et ton système de merde” ou quelque chose comme ça. Est-ce mieux?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ribéry a été porté aux nues par Zidane en 2006. On lui a donné les clés de l’équipe pour qu’il s’enferme avec. Il ne mérite rien. Encore une fois, il n’a pas les épaules et la jugeote nécessaire. Il a simplement un gros salaire.   &lt;br /&gt;Evra est un capitaine d’opérette ressemblant à un leader syndical de seconde zone.    &lt;br /&gt;En 1998, des joueurs étaient importants mais non essentiels. Par la suite, la victoire a donné aux joueurs une dimension stratosphérique trop grande pour eux.    &lt;br /&gt;Les joueurs font une grève de soutien à un con. Ils sont cons. Enfin, pas tous, il ne s’agit que d’une minorité, des anciens, des opportunistes, des têtes de con qui ont la tronche gonflée d’orgueil. Il n’y a plus aucune nécessité des respecter les règles minimales, les institutions, l’exemple se voit partout autour de nous. Cette fausse équipe ressemble terriblement à notre fausse société, ce faux monde économique et individualiste.    &lt;br /&gt;Que font les autres joueurs, ceux qui rejoignent Domenech dans sa chambre pour s’excuser, pour dire qu’ils n’ont pas eu le choix. Tout avait exploser, ils avaient le choix de descendre du bus, de former un autre groupe, neutre, différent. Mais dans la vie, il y a des meneurs, voyous ou non, et des suiveurs. Je ne les blâme presque pas, je les plains de tomber avec les petits chefs de bande.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Domenech lit un communiqué des joueurs, comment peut-il ? Qu’ils les envoie balader. Aucun membre de la Fédération ne se sent concerné par la situation. La situation devient politique. Les anciens de 1998 dénoncent tous avec plus ou moins de gants. Il y a des choses à ne pas faire. Certains annoncent déjà être prêts pour la reconstruction.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Puisque l’équipe est à l’image de la société, que les exemples disparaissent autour de nous, que les références sociales, éducatives sont dissoutes, pourquoi s’étonner des limites qui explosent ?   &lt;br /&gt;J’aurai souhaité que le président de la Fédération Française de Football annonce dimanche soir, après le mouvement d’humeur des enfants millionnaires gâtés, que la France se retirait de la compétition, déclarait forfait. Juste pour limiter la honte, et l’honneur destitué. Mais il y aurait eu des conséquences, peut-être une suspension de la nation pour les prochaines compétitions. La Fifa fait l’autruche, cela ne la concerne pas. Et l’image alors? On s’en fout donc.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il ne s’agit plus de sport. Je suis écœuré, honteux. Il y a un match dans quelques heures que je souhaite heureux et festif pour l’Afrique du Sud. Même si cette Coupe ne nourrira pas les townships. J’attends, j’espère une vraie débâcle française permettant de clôturer cette mascarade. Le coup de balai sportif sera effectué par Laurent Blanc s’il accepte encore le rôle. Au moins aura t-il les mains très libres pour imposer certaines valeurs. Il exclura, je le souhaite, les frondeurs pour l’exemple et pour construire un nouveau groupe qui gagnera demain, dans deux ans, quatre ans ou six ans ou qui jouera simplement avec des valeurs. Peu importe de nouvelles élections pour la FFF, la crédibilité de ces hommes est déjà détruite. Il faudrait obliger le chant de la Marseillaise, faire disparaitre les casques masquant les egos surdimensionnés.    &lt;br /&gt;Est-ce que tout cela servira de leçon? Si nous regardons l’histoire, c’est peu probable.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Beaucoup de personnes du monde du sport s’étaient élevés sur la divulgation à la presse des propos d’Anelka, comme si la presse était inconséquente et responsable du marasme. Effectivement, le scoop fut beau, incomparable. La première page au titre vulgaire est déplacée. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Nous pourrions en parler encore des heures sur le ‘à qui la faute’. Peu importe, il ne doit plus rien rester, rien, désinfecter les esprits, puis repartir.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ce n’est que du foot. Ceux qui ne l’aimait pas avant emportent avec eux des tonnes d’arguments supplémentaires, ceux qui étaient neutres ne le sont plus, ceux qui l’aimaient regardent les autres matchs avec un arrière goût douteux en bouche.   &lt;br /&gt;D’autres disent ‘peut-on tomber plus bas’. J’ose dire qu’on ne voit jamais réellement le fond.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TCB7tOiKsuI/AAAAAAAAALg/r15MIfeKihk/s1600-h/image%5B3%5D.png"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TCB7vnWacUI/AAAAAAAAALk/vOnEjYMEPEk/image_thumb%5B1%5D.png?imgmax=800" width="432" height="303" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6054644453541418241?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6054644453541418241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6054644453541418241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/voter-blanc.html' title='Voter Blanc'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TCB7vnWacUI/AAAAAAAAALk/vOnEjYMEPEk/s72-c/image_thumb%5B1%5D.png?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7098862338906656891</id><published>2010-06-15T06:47:00.001-07:00</published><updated>2010-06-15T06:47:36.518-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Page blanche</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Le 9 juin 2010,&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous avons discuté ce matin. Il me dit que le week-end ne fut pas terrible. Détresse respiratoire, pas encore hospitalisé, une nuit, puis de nouveau et cette fois-ci, il est admis. Il me parle de discussions apaisées avec lui, entre eux quatre. Il m’explique calmement que son père est prêt à partir. Il l’a dit à deux reprises en deux jours, c’était la première fois. Il leur a dit, en quelque sorte, que désormais, tout ira bien, qu’ils l’ont bien aidé, au maximum. Je sens dans sa voix qu’il est rassuré, comme si une certaine peur s’était évanouie. Il les a aidés pour le départ. Je ne parle que peu, je réponds des &lt;em&gt;oui&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;bien sûr&lt;/em&gt;, des &lt;em&gt;je comprends&lt;/em&gt; hésitants. Je sais que c’est un homme bien.    &lt;br /&gt;Je pense à lui dans mon coin, à eux. Dans la situation, peut-être est-ce une chance que tout se déroule de cette manière. Il sera accompagné, sous contrôle de souffrance. Et s’il est prêt. Cette résolution d’accepter l’inévitable, avec apaisement. Je ne trouve pas d’autres mots. Comment peut-on être apaisé? Quel accord faut-il trouver avec soi, quel courage faut-il avoir pour maîtriser sa peur? A t-on peur? Quelle force pour encore aider les autres sur le chemin restant à parcourir.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les mots ne servent plus à rien. Nos parcours s’étaient écartés sans se dissoudre. J’aimerai être utile, pour eux parce qu’ils sont biens, un peu aussi car j’ai presque la culpabilité d’avoir laissé filer certaines choses. Ce n’est plus le sujet. C’est même indécent. Quelle maladresse. Je crains le prochain appel, on s’appelle. Oui. Le temps a modifié son échelle d’importance.    &lt;br /&gt;Depuis combien de temps ne l’ai-je pas revu? Peut-être une petite dizaine d’années, les trente ans, le mariage. Il animait certains spectacles, il chantait Bécaud avec une énergie enviable.    &lt;br /&gt;Depuis que nous nous étions trouvés, les fils, les pères s’étaient rapprochés. Je crois qu’il s’agit de la partie de pêche sur la jetée vers 5h du matin, ce souvenir inamovible. Il ne fallait pas rater la marée. Il fallut somnoler plus d’une heure dans la voiture en attendant le jour qui se lève, avec de la musique inoubliable. Il fait sombre en Bretagne au mois d’avril. Il nous accompagnait et profitait avec nous.&lt;/p&gt;  &lt;p align="center"&gt;_______&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Aujourd’hui.   &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne voulais pas de ce coup de fil. J’ai vu le nom sur le téléphone, j’ai eu cette hésitation coupable et lâche pour décrocher. Il m’avait dit que le prochain appel ne serait pas une bonne nouvelle. En une poignée de secondes, il me le dit. C’était cette nuit et cela s’est bien passé. Oui, finalement, on peut dire ça comme ça, ça s’est bien passé, dans le sens du mieux possible. Pendant que nous échangeons des paroles, je le vois face à moi, devant les yeux, c’est une image nette.   &lt;br /&gt;Il arrive à rester dur, ça se sent. Il y a également un soulagement. Que ce se soit déroulé bien, sans douleur pour lui. Je comprends, je crois que c’est une terme idéal lorsqu’on le replace dans la situation. Il faut aussi rester sur cette idée là. Je ne sais pas comment il fait. Bien entendu, il ne va pas se laisser aller ainsi. Son contrôle de soi m’a toujours étonné depuis longtemps.    &lt;br /&gt;Je n’ai pas à me poser la question de savoir comment je ferai à sa place, je sais. Et je n’aurai envie de parler à personne, de ne plus entendre qui que ce soit parce ce que, dans ces moments là, il n’y a plus que soi et une haine de la vie.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est le premier parent des amis qui s’en va, qui me rappelle que c’est ainsi, normal, même s’il s’agissait de cette putain de maladie devenue si courante. Il avait l’air tranquille et serein. Je suis rassuré, un tout petit peu, même si je le connais, même si son estomac prendra, accusera les coups.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’avais prévu de ne pas être là vendredi, à 300 kilomètres pour la fête annuelle entre vieux amis. Il devait venir et les évènements en ont décidé autrement. Je ne sais pas.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7098862338906656891?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7098862338906656891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7098862338906656891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/page-blanche.html' title='Page blanche'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5663569822851779614</id><published>2010-06-11T00:52:00.001-07:00</published><updated>2010-06-11T00:52:57.449-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>D’un camp à l’autre</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je retourne mon esprit et mes idées dans tous les sens. Je prends le sujet et l’aborde plusieurs fois, puis efface, puis reviens, puis la touche &lt;em&gt;Delete&lt;/em&gt;. Puis, finalement, il se trouve qu’à force de tourner en rond sur des cercles faussement concentriques, le problème n’est pas vraiment celui que je croyais. Enfin, rien ne sert de simplifier les choses.    &lt;br /&gt;Juste après guerre, au moment où l’ONU décida des frontières israéliennes unilatéralement, par souci du soulagement d’une culpabilité immense et par maladresse intense, ce n’était plus l’Etat d’Israël qui se créait mais 65 ans de conflits. Ces conflits sont logiques, évidents pour peu que je puisse utiliser ces adjectifs. Tous les êtres humains déportés, chassés de chez eux qui reviennent sans un sou et sans un toit. Leurs anciennes maisons ont été réappropriées, leurs biens disparus on ne sait où (mais eux non). Il fallait trouver un endroit qui les satisfasse à la mesure du crime intolérable. Quoi de plus aimable que le lieu le plus sacré qui soit sur la planète pour lequel les différentes religions se tapent sur la gueule depuis plusieurs millénaires.    &lt;br /&gt;Y’avait-il une solution plus raisonnable, une autre possibilité géopolitique qui puisse alors offrir le pardon des occidentaux coupables d’avoir participer, fermer les yeux. Qu’importe les efforts, les morts, russes, américains, la “découverte” de l’horreur était trop choquante.    &lt;br /&gt;L’ONU annexa le territoire saint, occupé par d’autres être humains. J’imagine bien que le risque était connu tout en se disant qu’il serait facile de le maîtriser. Après tout, c’était encore le temps des colonies. Et puis, la Palestine, c’est assez loin pour tout le monde, que ces gens se débrouillent.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Aujourd’hui, pour ce bout de terre, les droits sont divisés sans être partagés. Ce n’est pas plus compliqué que cela. J’entendais samedi dernier M. Morin, Ministre de la Défense dire, qu’il fallait du temps, pour que la situation se tasse. j’entendais sa voix, démagogique mais ne voyais pas sa tête d’autruche bien ancrée dans le sol. Sol sur lequel tout le monde n’a pas le droit de vivre librement.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;A cela s’ajoutent les religions incompatibles et incapables de prier le même Dieu. Finalement, je ne suis ni politologue, ni &lt;em&gt;religiologue&lt;/em&gt; mais reste persuadé que cela ne se règlera pas calmement dans cinquante ans, sans passer par de nouvelles guerres et nouvelles croisades. J’aimerai le jugement de Salomon: une vitrification nucléaire du tout pour savoir qui d’Israël ou de la Palestine attache réellement de l’importance au caractère sacré des lieux. Mon petit doigt me dit qu’aucun des deux Etats ne lâcherait. Qui accepterait de prendre en charge les populations aujourd’hui? Quel pays, égoïste et forcément hypocrite sur le conflit, accepterait de recueillir les migrants ? Les Etats-Unis? Incapables de dénoncer l’attaque récente du bateau?    &lt;br /&gt;Non, chacun tournerait la tête exactement comme tous les nations le font pour les démonstrations de force surréalistes des israéliens et pour les tirs de missile du Hamas. Donc, M. Morin a raison: cela se règlera sans doute, d’ici cinquante ans, faute de combattants dans une région dévastée. A moins que cela ne déclenche un conflit majeur dans lequel les Etats-Unis prendront fait et cause pour Israël contre les mécréants musulmans qui ont osé le 11 septembre. Parce que désormais tout est mélangé. Il y aura d’autres soulèvements.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Tout le monde oublie les réactions humaines des personnes sensées qui ne sont pas d’accord sur les agissements de leurs propres peuples. Tout le monde oublie qu’il reste de l’humanité raisonnable partout.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne veux donc pas m’en mêler non plus. Je ne me sens pas coupable de 1945 et l’argument ne doit plus tenir. Je serai contre les actions absurdes de l’attaque d’un bateau humanitaire dans les eaux internationales, peu importe qu’il y ait ou non une dizaines d’armes à l’intérieur. Je serai contre les murs érigés comme des barbelés de camps. Je serai contre l’impunité réelle dont bénéficie l’Etat d’Israël pour des raisons historiques, politiques et la force des lobbys israéliens mondiaux. Je serai tout aussi contre le terrorisme aveugle, l’embrigadement religieux, l’extrémisme. De chaque côté du mur, l’homme a la même valeur.   &lt;br /&gt;Mais à quel moment pouvons-nous aujourd’hui faire la différence entre les parties qui s’affrontent?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’essaye de comprendre. Je refuse les explications religieuses qui me semblent les plus absurdes, il n’y a qu’un seul sac infernal dans lequel tout le monde se débat. Les interactions de ce conflit génèrent bien trop de conséquences potentielles. Je sais que ce sera pire, que les limites sont sans cesse repoussées. Je ne vois aucune solution morale, humaine et juste.   &lt;br /&gt;Et quels droits avons-nous sur ce dossier? Aucun, comme nous n’avons pas le droit d’interdire la bombe à l’Iran. Quels sont les prétextes fallacieux à citer?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y aurait un gouvernement mondial capable d’arbitrer tout ce bordel que ça ne changerait rien. Ainsi est l’homme, ainsi est le recommencement de l’Histoire. Et si nous étions capables d’apprendre des erreurs passées, nous l’aurions déjà constaté. Faut-il que chaque nation fasse son expérience, un peu comme chaque enfant qui n’écoutera pas l’adulte pour jouer avec des allumettes, avant de prendre des décisions meilleurs, pacifiques, humaines?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et cette note ressortira dans six mois, un an, vingt ans, cinquante ans.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;font size="2"&gt;PS: le titre n’est que de principe et n’a pas caractère à comparer les agissements nazis de la seconde guerre mondiale avec les actions israéliennes actuelles. Il ne faudrait pas me faire dire ce que je ne dis pas.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5663569822851779614?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5663569822851779614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5663569822851779614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/dun-camp-lautre.html' title='D’un camp à l’autre'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-329096151097901868</id><published>2010-06-09T06:31:00.001-07:00</published><updated>2010-06-09T06:31:09.485-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1982-1986'/><title type='text'>Entre deux</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Nous ne sommes pas encore un groupe. Juste s’agit-il d’individualités qui se cherchent. Je partais de l’école primaire, d’une troupe féminine au moment de l’abordage adolescent. Les choses devaient changer, c’était la Nature, enfin les hormones.   &lt;br /&gt;Beaucoup conservent les années collège comme les meilleures. Car ensuite, viennent de plus grandes charges de devoirs, le bac en point de mire, la liberté d’après. Je n’étais pas insouciant, l’ai-je déjà été? A quoi pensais-je? Il devait y avoir cette éducation qui m’obligeait à rentrer aux bonnes heures. Trois kilomètres en vélo n’étaient pas dangereux. Je ne connaissais pas d’adultes à ne pas rencontrer. Je n’ai pas aimé le collège. Grand bâtiment en L recouvert de briques rouge, du béton et des graviers, la cahute d’entrée pour le gardien forcément insupportable. Les contrôles, le cahier de discipline, le Directeur précédé de sa réputation tragique, le tableau des absences de prof, le secrétariat inutile, les couloirs aux petits carreaux de carrelage, les trois étages, la salle de musique, le grand espace pour l’Education Manuelle et Technique.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En quatre années, je savais que je ne serai pas un bon musicien, ni mélomane. Je récupérais la flute de ma sœur, il y avait des bases de solfège. Je hais toujours les partitions, les noires, les blanches, les croches et autres sigles barbares. J’aurais aimé être saxophoniste ou guitariste, mais je crois qu’il s’agissait plus de maîtriser un happeau à filles plutôt qu’une véritable vocation. La salle était au rez de chaussée, le long de la cour, je n’en pouvais plus. A la maison, mon père fustigeait qu’on nous apprenne ‘&lt;em&gt;Le déserteur&lt;/em&gt;’. Tu parles, je me fichais bien des paroles. J’étais loin de l’Algérie, du débarquement de Normandie et de mon service militaire. Aujourd’hui, je comprends certaines choses. Je nuance en grandissant.    &lt;br /&gt;Je savais que je n’étais pas manuel. Déjà que la théorie était inintéressante, la pratique de l’EMT devenait une torture. Le     &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: right; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:bb38e32a-da1a-445e-95ee-5cd76e36394f" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="bb92c1f9-391d-422a-b99d-aa2e3257e740" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=S-vE3siPVTw&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TA-XlpZ9XoI/AAAAAAAAALU/j1SqIlJEQ2U/video263521ad99dd%5B3%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('bb92c1f9-391d-422a-b99d-aa2e3257e740'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;171\&amp;quot; height=\&amp;quot;143\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/S-vE3siPVTw&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/S-vE3siPVTw&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;171\&amp;quot; height=\&amp;quot;143\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; seul professeur intéressant fut ce remplaçant qui cherchait à accroitre la notoriété de William Sheller en devisant sur ses talents, la date du prochain concert. William Sheller, ce n’était pas très &lt;em&gt;mode&lt;/em&gt;, pas très &lt;em&gt;hype&lt;/em&gt;. Mais j’aimais sa façon de défendre sa passion. Bien plus tard, sortait “&lt;em&gt;Un homme heureux&lt;/em&gt;” au moment où je cherchais quelqu’un qui m’aimerait. Je l’ai trop écouté, je la connaissais par cœur et je repensais à ce monsieur de cinquième.    &lt;br /&gt;Je ne sortais pas de l’enfance. Je n’entrais pas dans l’adolescence.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne quittais pas ma coupe de cheveux au bol, qu’on me répètera de Mireille Matthieu. Je trouve des photos qui ne me rappellent pas grand chose. C’étaient les années de grandes vacances bretonnes, le gîte d’une ferme, un champ de vaches en face. Je voulais &lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TA-XmbLzjVI/AAAAAAAAALY/3zHBRStCO78/s1600-h/1982%5B3%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="1982" border="0" alt="1982" align="left" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TA-XnKms_SI/AAAAAAAAALc/TJTcHPUv0_Y/1982_thumb%5B1%5D.jpg?imgmax=800" width="244" height="157" /&gt;&lt;/a&gt; devenir fermier. Je ne savais rien encore. Mais je me levais à 6h pour aider le propriétaire à la traite, je remuais quelques fourches de foin, j’observais. Je revenais vers 9h et attrapais le petit-déjeuner avec mes parents et ma sœur à coup de demies baguettes fraiches. Il parait que j’enfournais des quantités de pain beurré hallucinantes. Je ne m’ennuyais pas, étais effrayé par ce vrai corbeau empalé dans le petit carré potager, passais des heures dans la petite serre, jouais avec les chèvres, suivais le fils du fermier pour la chasse aux anguilles et pour observer ce truc qu’on fait aux lapins comme on retourne des chaussettes. J’ai des grandes histoires dans cet univers. je ne sais même plus si nous étions loin de la plage, s’il faisait beau ou non. Je n’étais pas pressé de revenir au collège. Mes amis n’en étaient pas encore tout à fait.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je crois que je commençais à me poser des questions sur ces pantalons en velours vert, gris ou marron au genoux élimés, sur ces baskets de Monoprix qui ne tenaient pas longtemps sans que ma mère ne comprenne pourquoi. Je crois que je commençais à envier d’autres, plus marqués, plus naturels, plus tranquilles, plus meneurs. Je cherchais aussi à suivre, être à la fois avec d’autres et invisible.   &lt;br /&gt;C’était l’époque des petits caïds qui s’affirmaient par les souffre-douleurs. Je voyais certains qui subissaient et je ne voulais pas m’en approcher. L’un aura essayé de chercher ce petit bonhomme que j’étais. Par un concours de circonstances étonnant, j’étais alors satellisé autour du plus grand chef de cour qu’il se devait, lui, sous-chef, de respecter. Je me souviens d’éviter des zones, des heures, de surveiller des aller-venues. Il était petit, comme tous ces petits, raillés sans doute de leur taille, qui se rattrapaient par de grands gestes et de mauvaises manières. A l’époque, je ne me doutais pas que je n’aurai pas de traumatismes particuliers tandis que certains petits pourraient conserver le leur jusqu’à l’âge adulte.    &lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-329096151097901868?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/329096151097901868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/329096151097901868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/entre-deux.html' title='Entre deux'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TA-XlpZ9XoI/AAAAAAAAALU/j1SqIlJEQ2U/s72-c/video263521ad99dd%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1227578009153638170</id><published>2010-06-07T00:09:00.001-07:00</published><updated>2010-06-07T00:09:37.465-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Justesse</title><content type='html'>&lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 425px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:9cf2d635-bb28-421c-9b1e-9c3941e2e671" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="9a4b83d3-fe6d-42fb-ba67-3a733cde53b4" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=h-8PBx7isoM&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TAybMBSRptI/AAAAAAAAALQ/H3pkBOufUIc/video1ca98fc00e8b%5B3%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('9a4b83d3-fe6d-42fb-ba67-3a733cde53b4'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;425\&amp;quot; height=\&amp;quot;355\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/h-8PBx7isoM&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/h-8PBx7isoM&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;425\&amp;quot; height=\&amp;quot;355\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p&gt;Emotions proportionnelles à l’effet.   &lt;br /&gt;Faut-il être père pour le ressentir. En espérant que non.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1227578009153638170?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1227578009153638170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1227578009153638170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/justesse.html' title='Justesse'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/TAybMBSRptI/AAAAAAAAALQ/H3pkBOufUIc/s72-c/video1ca98fc00e8b%5B3%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1213871962767782529</id><published>2010-06-02T06:40:00.001-07:00</published><updated>2010-06-02T06:40:21.875-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Texte trop long et à usage unique sur l’Education Nationale, mai 68 et un avis unilatéral personnel de la question (merci de jeter le document à la fin et d’éteindre la lumière en sortant)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Paranoïaque en devenir, sans doute, mais le complot mondial qui tend à abrutir les masses est en route dans nos contrées. Entendez-vous dans nos campagnes mugir ces politiciens qui viennent jusque dans nos cahiers égorger le niveau de nos fils et nos filles.   &lt;br /&gt;J’étais jeune, je ne croyais pas mon père lorsqu’il rabâchait que &lt;em&gt;c’est de la faute de mai 68&lt;/em&gt;, tout ça. Dans un sens, c’était mieux avant, même si, règles sur les doigts, même si, baffes et coup de pieds au cul qui ne se perdaient pas forcément, même si, sévérité à outrance passant pour de la violence normalisée, même si plus encore. Nous n’avons pas su gérer l’après mai 68, poser des limites dans cet élan faussement libertaire. Peut-être que la seule victime de la fausse révolution est l’Education Nationale. Merci, je simplifie. J’ai dit victime, pas coupable. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le système s’est emparé du mammouth, les hommes en ont fait des procédures lourdes, des démarches inutiles, des changements trop fréquents. Les formations n’étaient plus celles d’avant. Et les prochaines seront inexistantes.   &lt;br /&gt;Je m’étonne d’apercevoir des fautes d’orthographes sur les corrections, du laxisme grammatical (bordel, une majuscule, un point ou un accent qui manque et c’est zéro, petits imbéciles), des objectifs toujours rabaissés, des programmes plus allégés d’année en année (comme si l’obésité avait frappé les manuels scolaires depuis un siècle). Moi, j’ai le droit de faire des fautes, j’ai eu mon bac. Na.    &lt;br /&gt;Alors chaque ministre traçant sa carrière apporte sa solution évidente, ultime, efficace, évidente. Nous ne saurons jamais si ces idées fonctionneront un jour, elles n’auront jamais le temps de donner leurs fruits avant la prochaine élection ou le remaniement suivant. Il parait que les hommes et femmes politiques sortent des grandes écoles et ont acquis le don d’ubiquité des compétences. A dire savoir tout faire, on ne sait plus faire grand chose, tout du moins ne s’agit-il plus de qualitatif.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je constate des bonnes volontés dans l’Education Nationale, je vois des fainéants et des mauvais. Un peu comme partout, un peu comme dans une entreprise. Sauf qu’évidemment, dans l’enseignement général, il s’agit des bases à apporter à nos enfants, pauvres petits chérubins, minuscules poussins abandonnés sous leurs montagnes de jouets et assommés par les heures de &lt;em&gt;Gulli,&lt;/em&gt; ou débordés par la surveillance de la vente de drogue des ainés. La tolérance de l’inconscient commun pour ces gens-là, les profs, est moins facile, alors on n’accepte pas les grèves de ces personnes connotés fonctionnaires, ne craignant pas le chômage, gavés d’avantages (on n’imagine même pas), on ne comprend pas que nos gosses ne soient pas choyés et accompagnés comme il se devrait puisque nos gosses sont les meilleurs du Monde, on ne veut pas être emmerdé dans notre quotidien si cette garderie scolaire déraille.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne sais par quel bout attaquer le dossier: programmes, formation des enseignants, rythmes scolaires. L’affiche est belle, je la décolle et aperçois l’absence de responsabilités déclarées du rôle des familles dans le résultat des études, alors que c’est un véritable tout.   &lt;br /&gt;Je dois être honnête: j’ai un exemplaire de fonctionnaire enseignante pour mioches de primaire dans mon lit (pas qu’à cet endroit mais c’est pour dire que nous sommes proches).    &lt;br /&gt;Elle, elle est une de ces qui ne font jamais grève, sauf lorsqu’elle se retrouve bêtement seule non gréviste dans son établissement , une de ces qui rentrent en colère d’insatisfaction plus d’un soir, une de ces qui font leurs heures supplémentaires consciencieusement, une de ces qui en font plus encore: blog pour la classe, blog sur le métier avec des centaines de fichiers mathématique et français à usage des parents et collègues, une de ces qui pourraient en pleurer parfois, non pas forcément à cause des élèves mais à cause de certains cons de parents bas du front, une de ces qui viennent de passer quinze ans dans le 9-3 sans trop le regretter (car même à Aulnay 3000, ou en plein lancer de caillasses tremblaysiennes, certains enfants sont attachants et méritent de s’en sortir), une de ces à qui les inspecteurs n’ayant jamais tenu une classe, même de maternelle, disent comme seule remarque à une inspection que les enfants aiment avoir une maîtresse coquette, une de ces qui voient passer des contrats d’aides (noms variables) à durée limitée, une de ces qui subissent les modifications de consignes des préfets, des ministres et des putains de pouvoirs politiques, un de ces pour qui tout change d’une saison à l’autre sans consultation, sans avis, sans cohérence, une de ces à qui on explique que sa profession n’est utile que pour changer des couches aux plus petits, une de ces qui aperçoivent les nouveaux venus, toujours moins formés, toujours moins motivés, toujours moins quelque chose, une de ces qui a eu l’expérience indirecte des maltraitances, des abandons familiaux, des attouchements sexuels, une de ces qui aiment encore un petit peu leur métier mais qui commencent à lâcher l’affaire, à craquer sous l’absence d’efficacité du système global.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Alors, vous voyez, je suis orienté. Mon cousin est prof de sport pour les vacances scolaires (j’accepte l’argument, et puis c’est mon cousin), des amis sont des couples des profs (ils se multiplient entre eux, c’est une secte, ne vous retrouvez jamais dans une assemblée de gens de l’Education Nationale, si vous êtes normal, comme moi. Ce ne sont pas des gens comme nous), d’autres se donnent bonne conscience en travaillant dans le privé (c’est pas comme le public). J’ai des exemples. Je n’en suis pas, fonctionnaire enseignant, mais vivre au quotidien dans cet environnement m’apporte la relativité des choses. C’est important sans quoi, les profs: quels branleurs. Hein!&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je crois que ma dame relativise aussi ses avantages (pas que physiques, ce n’est pas le sujet) contractuels en observant mes difficultés de salarié, d’ex-salarié, les cons de petits chefs, l’existence d’une inertie pesante dans l’entreprise également, la réalité des salaires, la précarité, les chantages et mauvais traitements. C’est un équilibre intéressant et très instructif partagé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous pouvons faire fi des travers de l’Ed’Nat en observant comment nous avons été nous-même pervertis, comment nous pervertissons nos sales gosses. Je lisais hier le mot bien écrit d’une mère d’élève qui reprochait vertement à ma moitié de savoir communiquer lorsque l’école était fermée (grève), la cantine annulée (grève de la mairie, cantine = mairie), ou lorsqu’il y a des sorties débiles (éducatives, pour les trop nombreux gamins du 9-3 qui pensent que le vaches pondent des œufs) mais de ne pas faire préparer de cadeaux pour la fête des mères. C’est vrai, pour le coup, ma professeur des écoles préférée a été en dessous de tout: faire un cadeau de fête des parents regroupant (papa+maman) mais pas exclusivement pour la fête des mères! Parce que vous comprenez, la pauvre petite chieuse de mioche était désolée (un peu triste) au moment du déjeuner midi de dimanche dernier car elle n’avait rien à offrir. Le mot parental était bien tourné, un quart de page, sans faute, on sent qu’elle y a passé un peu de temps, puisqu’elle a le sens des priorités cette maman parfaite.   &lt;br /&gt;Je suis sans doute idiot de penser que le père (oui, pour l’occasion, il y en avait un) aurait pu se charger de quelque chose, que l’enfant aurait pu faire un dessin ou récupérer un rouleau de PQ pour le décorer et en faire un pot à crayons (j’en ai trois sur mon bureau, avec des cœurs). Je suis un peu strict dans mon mode de pensée étroit, j’avoue.    &lt;br /&gt;Je ne parle pas des parents qui insultent, qui menacent, qui ne participent pas mais se plaignent constamment.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Revenons à mai 68. Les générations qui ont suivi ne possèdent pas la culture générale de nos anciens, nos parents. Pourquoi si ce n’est une baisse constante des niveaux et de mauvais apprentissage. Ok, mon père navigue moins vite sur internet que ma fille de CE1 et sait citer le nom de ses Petshops à l’envers sans se tromper. La Société en demande de moins en moins à ses élèves, est de moins en moins stricte, plus laxiste sous couvert de ne pas traumatiser ces chères petits têtes creuses aux fronts graciles. La sélection est devenue un gros mot, un ogre qui mange les petits élèves non doués, non adaptés ou pire, issus de milieux défavorisés. Les examens de passage sont facilités pour augmenter l’âge de l’inscription au Pôle Emploi. Que fait-on avec le bac pour ceux qui n’ont pas eu la chance, l’envie ou le courage de s’être orientés vers des filières techniques ou artisanales auparavant ou à ce moment là?   &lt;br /&gt;L’Education Nationale (je ne parle pas des enseignants mais des être pensants qui sont au-dessus entre deux diners à l’Elysée)&amp;#160; ne prépare pas au monde du travail. Les environnements familiaux ne motivent plus, ne poussent plus. C’est un tout je vous dis.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Alors vous allez me citer des contre exemples, des parents concernés (vous, vous en êtes bien entendu), des filières qui fonctionnent, des bonnes décisions politiques. Oui, heureusement, nous pouvons continuer de respirer et d’espérer.   &lt;br /&gt;Et ce complot alors? pourra t-on m’enlever de l’esprit que l’élevage de bovins protège les bergers? Pardon, j’adore les fermiers et les éleveurs, je voulais être fermier breton à 12 ans.    &lt;br /&gt;La France, pays de contrastes, de multitudes et de libertés veut donner l’égalité des chances pour tous, tout en conservant son élite. Amusant. Entre avant et après 1968, le nivellement s’est inversé. Du haut, nous voilà vers le bas, pour faire croire à l’égalité des chances. Comment ne pas admettre que ceux qui naissent dans les cités, banlieues ou campagnes aient plus de difficultés que ceux des centre-villes aisés. Il y a une volonté politique, démagogique à nier la force des environnements. Nous constatons les inégalités, nous ne les acceptons pas. C’est normal, il faut améliorer tout ça. Est-ce le sujet ?    &lt;br /&gt;Mon fils ne sera pas énarque (grand bien lui en fasse), ni footballeur (tant pis); il essaiera de s’en sortir avec les valeurs que nous tenterons de lui inculquer. Pourvu qu’il tombe sur ces enseignants qui n’ont pas encore craqué, pourvu que son bac ne lui soit pas donné pour qu’il comprenne assez tôt la saveur de l’effort accompli, pourvu qu’il apprenne à penser de façon critique pour sortir du troupeau et qu’il trace sa voie avec des difficultés nécessaires mais non excessives. Pourvu qu’il ne soit pas trop gâté par son environnement sorti des banlieues, qu’il connaisse la valeur des choses, des hommes et des femmes, qu’il sache séparer le bon grain de l’ivraie, que sa réussite soit la sienne et que j’accepte que ce ne soit pas forcément la mienne.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je vois que l’Education Nationale ne remplacera jamais les valeurs familiales. L’inverse est également vrai. L’équilibre du tout a disparu. Je me suis perdu à gauche et à droite dans ce texte qui n’a aucune ambition. Il n’y a pas de conclusion, rien à conclure. Juste des remarques et un ensemble à relativiser.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1213871962767782529?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1213871962767782529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1213871962767782529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/06/texte-trop-long-et-usage-unique-sur.html' title='Texte trop long et à usage unique sur l’Education Nationale, mai 68 et un avis unilatéral personnel de la question (merci de jeter le document à la fin et d’éteindre la lumière en sortant)'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5825499981908098162</id><published>2010-05-31T03:08:00.001-07:00</published><updated>2010-05-31T03:08:01.365-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Changement de déco</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Une petite fissure au plafond. La peinture est craquelée. Il faut gratter les deux couches avec une spatule. Tapoter, entendre que ça sonne creux. Le plâtre se décolle de la chape de béton. Il faudra creuser un petit peu plus loin, puis enduire, poncer, une fois, deux fois, et la peinture neuve masquera tout ça.   &lt;br /&gt;Debout sur ma chaise, j’ai pensé analogie, métaphore. Je me relis maintenant, c’est clair, un clair obscur.     &lt;br /&gt;J’ai eu l’air bête.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Occupation de l’esprit pendant que les bras agissent.   &lt;br /&gt;Rendez-vous passé avec un expert-comptable, une connaissance qui souhaitait en quelque sorte nous tester, étudier ce que nous avions en tête, dans le ventre, pour ce projet. Nous n’avons que peu parlé chiffres. Plutôt, état d’esprit, conseil. C’était bien plus concret. Je formalise la stratégie commerciale, ce que nous devons faire à partir de ce que nous avons dit tant de fois. Ce sont de bien trop grands mots.    &lt;br /&gt;En ce moment, l’alter-ego, il doute, je le vois. Il se préoccupe, c’est bien. Je maintiens une sorte de cap dans la même direction. Nous savons que nous passerons par ces moments là, chacun à son tour, en même temps mais d’intensités différentes. Comment savoir ce que nous serons dans deux ans, lorsque les indemnités chômage ne seront plus. Ce sera devenu beaucoup plus juste auparavant.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Alors il y a le business plan, ambitieux, clair. Je me dis avec certitude que si nous remplissons nos objectifs, ce sera formidable et l’assurance que nous ne nous étions pas trompés. Nous avons identifié la difficulté, la seule. Ce n’est pas la gestion, l’installation, le choix des ressources humaines. Ce sera notre capacité à trouver les clients. Quelle banalité. Sommes-nous capable de vendre?   &lt;br /&gt;Il parait qu’il faut connaitre le produit et y croire pour transmettre sa confiance. Nous y croyons. Suffisant?    &lt;br /&gt;Et puis, ce ne sont pas des petits pois, il s’agit de services.    &lt;br /&gt;J’étais de l’autre côté du bureau, je rencontrais des tas de gens, jeunes ou moins jeunes qui venaient me vendre des services. A force de rencontres, je reconnaissais en un regard, un accoutrement, une façon d’être, le guignol qui allait me faire perdre du temps pendant une demie-heure ou une heure. Je savais celui qui sortait de l’école et les discours formatés. Je voyais le trop beau pour être vrai, je sentais les risques et les avantages. J’étais devenu un professionnel dans mon métier. Autodidacte, quelque part. J’avais découvert le bon sens au milieu de paroles venteuses. Et au milieu, il y avait quelques uns, passionnés, qui me passionnaient.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je recommence à apprendre et c’est passionnant. Mais suis-je fabriqué pour les prises de risques? Au travers d’une inquiétude, j’imagine la fierté qui nous satisfera, peut-être. Quelle aventure humaine. Je passe d’un état d’esprit à l’autre en un rien de temps. J’essaye d’éluder la responsabilité familiale, le regard des autres en cas d’échec. Déjà que ma situation actuelle est particulière.   &lt;br /&gt;Je m’étonne d’y réfléchir constamment, c’est irrégulier, passager, soudain, fort, sous-entendu, toujours présent, calmement, nerveusement. Le temps qui passe pourrait être perdu, je le préfère acteur d’un moteur “intellectuel”. Nous ne le faisons pas volontairement.    &lt;br /&gt;Dimanche matin, avant de fêter les mères, j’envoyais le fichier word. En milieu d’après-midi, il me faisait suivre ses modifications du tableau excel.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nous ne discutons pas réellement de nos questions intérieures. Les motivations doivent s’additionner, le reste n’est peut-être pas nécessaire. Ce ne sont pas vraiment des non-dits mais plutôt des non-exprimés. Enfin, un demi-mot est quelquefois trop.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les murs sont à nu, attendent la nouvelle décoration. L’ancien papier peint a été gratté, déchiré, jeté.   &lt;br /&gt;La semaine dernière, j’y suis retourné une autre fois, une formation, un déjeuner à quatre. J’ai parcouru les kilomètres si bien connus à reculons. Je m’attendais à ce que la rupture soit progressive avec la vie d’avant. Elle fut brutale, sèche, en quelques jours. J’imaginais un manque, il n’en est rien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;39 ans. Si on m’avait dit, si j’avais su… je crois que ça n’aurait pas changé grand chose. Je souris. J’ai encore l’air bête.   &lt;br /&gt;L’an prochain, même jour… mais les travaux m’attendent.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5825499981908098162?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5825499981908098162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5825499981908098162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/changement-de-deco.html' title='Changement de déco'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6495932727955367302</id><published>2010-05-25T08:32:00.001-07:00</published><updated>2010-05-25T08:32:34.811-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>Echantillons</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;J’ai entendu un raisonnement raccourci entre &lt;a href="http://www.leparisien.fr/societe/violences-et-absenteisme-sarkozy-dans-un-college-de-beauvais-25-05-2010-936380.php"&gt;absentéisme scolaire et délinquance&lt;/a&gt;. Comme quoi il paraitrait (c’est de source sûre puisque l’Elysée relaie l’information) que l’enfant qui fugue un petit peu trop l’école a de grandes probabilités (sans doute un sondage IPSOSarkosien) de finir racaille à karchèriser. Sans aucun doute! Déjà que les enfant trainent trop en dehors de leur domicile et en dehors de horaires de classe. C’est un problème d’éducation, encore ces parents qui ne savent plus quoi faire tandis que l’ainé deale de la beuh (et plus si affinités) dans le hall de la cité et qu’il a le toupet de ne rien ramener à la maison. Ces gosses, quelle ingratitude. Alors ça évidemment, quand il s’agit de rouler sans casque à six sur des mini-motos et de griller des stop, il y a du monde, mais quand il s’agit de braquer un Monoprix pour ramener de la Mousseline pour le repas du soir, il n’y a plus grand monde. Ces enfants n’ont plus le sens des valeurs et des responsabilités.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je suis las.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puis, comment faire comprendre à ces imbéciles que l’école, c’est l’avenir alors qu’ils ne savent plus à quelle heure se lever ou faire du sport, ou profiter d’une activité culturelle (&lt;em&gt;déjà que tous les établissements scolaires ne distribuent pas de l’argent à ceux qui font de la présence: comment expliquer à Rachid (quitte à faire cliché) que son pote Moh, y gagne un voyage sur les plages du débarquement en fin d’année s’il est sage et qu’il est présent en classe alors que lui, son dirlo, c’est un sale rat qui ne veut pas lui donner de l’argent de poche, même quand on le rackette&lt;/em&gt;). Bref, ces pauvres gamins, d’une année sur l’autre, ils ont des semaines de 20h, de 30h, de 40 et ça dépend des régions, et ça dépend de la couleur du gouvernement, et ça dépend de la sensibilité du ministre : ces enfants ne savent plus calculer leur temps de vacances (avez-vous entendu le faible niveau des illettrés &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyscalculie"&gt;dyscalculiques&lt;/a&gt; qui passent en sixième?)    &lt;br /&gt;Oui, j’ai entendu dire qu’une sélection de quelques centaines de collèges et lycées allaient une nouvelle fois &lt;a href="http://www.liberation.fr/societe/0101630409-chatel-rouvre-le-debat-sur-les-rythmes-scolaires"&gt;modifier le calendrier scolaire&lt;/a&gt;. Ben, oui, être le pays d’Europe où les enfants “travaillent” le plus à l’école et celui qui a les plus mauvais résultats, ça vient obligatoirement des plannings de cours. Pauvres petits bichons qui sont fatigués le matin à 8h30 car ils se sont couchés à 2h du matin (hier soir, &lt;em&gt;y’avait la Méthode Cauet, émission littéraire et le film porno de Canal plus, œuvre de sciences naturelles,&amp;#160; car papa n’avait pas mis de code parental&lt;/em&gt;) et épuisés à 13h30 en pleine digestion (&lt;em&gt;alors qu’il parait que la cantine scolaire est mauvaise et que les enfants n’aiment pas y manger, faudrait savoir&lt;/em&gt;). Sans compter qu’à 17h, et bien, la journée est difficile et c’est inadmissible de faire des maths à cette heure-ci. Pourtant, les profs de tous niveaux font des efforts puisque leur taux d’absentéisme est inacceptable (&lt;em&gt;entre les grèves et les arrêts maladie tolérants signés par des docteurs ripoux qui ne font que creuser le trou d’on sait qui&lt;/em&gt;). Comme le Ministère, en plus ne gère pas les remplacements, ce sont des dizaines d’heures par mois pendant lesquelles les gosses se reposent en salle de perm’. Alors qui doit donc se plaindre?    &lt;br /&gt;Comme l’allemand ou le norvégien a toujours raison, l’après-midi doit être consacrer au self-défense ou à l’harmonica. Bien entendu, les structures existent déjà pour s’occuper efficacement et intelligemment des mioches de tous âges.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Fatigué.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Tu me diras (&lt;em&gt;auto-dialogue forcément schizophrénique&lt;/em&gt;), pendant que des gens élus et donc forcément intelligents réfléchissent à côté des vrais problèmes, ils réfléchissent quand même. Faire ou défaire, c’est toujours faire quelque chose.    &lt;br /&gt;Il parait aussi que nous allons travailler plus, au delà des soixante ans ma bonn’dame. Comme si tous les moins de quarante ans (je pousserais même jusqu’à quarante-cinq, voir soyons fous, à cinquante) ne le savaient pas déjà. Enfin, des gens bien attentionnés luttent démagogiquement contre le spectre de la retraite à plus de 60 ans. Ce qui est rassurant, c’est que si le décret passe, la gauche a déjà annoncé sa modification après sa victoire de dans deux ans. Avancer ou reculer, c’est toujours marcher. Je veux qu’Aubry nous ponde une retraite à 35h.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Usé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les difficultés existent. Les aprioris ont la dent dure. Sortes de messages subliminaux qui nous sont répétés à l’envie par du journalisme de masse ayant oublié l’analyse critique. Il parait que le journaliste n’est pas là pour juger et donner son avis mais pour exprimer rationnellement des faits. Il parait. L’exemple n’a jamais été aussi mal donné par nos classes politiques. Et on voudrait que je n’attende pas la Coupe du Monde avec impatience (malgré la main d’Henry , la communication de Domenech et Zahia).   &lt;br /&gt;Rien que pour ne plus entendre toutes ces conneries.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6495932727955367302?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6495932727955367302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6495932727955367302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/echantillons.html' title='Echantillons'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-9148926551303694481</id><published>2010-05-21T09:19:00.001-07:00</published><updated>2010-05-21T09:19:29.109-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le projet – Note n°2 sur un changement de cap – Voyage au Pôle</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je sortais amusé du deuxième appel Pôle Emploi. Je sors circonspect de la suite. Je suis chômeur. Il a fallu dire le mot pour que ma mère comprenne. Bigre, mon fils est vraiment au chômage, mais alors comme tous les autres? Et que va t-il devenir? Ai-je raté mon petit bébé pour qu’à l’aube de ses quarante ans, il finissent sous les ponts? Je la rassurais, je lui répétais ce que je lui avais déjà dit. Je reparlais du projet et du calendrier, des revenus, de quelques avantages de ce nouveau statut. Je ne sais pas si je suis convaincant.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Donc, je devais rappeler le 3949, numéro privilégié, tout vert. J’eu trois autres personnes comme autant d’avis et de démarches différentes. Pourquoi ne me sens-je pas très confiant? Enfin, j’ai l’adresse du centre d’où je dépends. Je m’y rends à l’aube (9h) après avoir déposé les enfants à l’école. Si mes enfants comprenaient ce qui les attendait (l’avenir, pas le chômage), ils iraient dans une île vivre comme des réfugiés de Koh-Lanta (sans la caméra mais avec le médecin à cinq minutes chrono du camp).&lt;img style="display: inline; margin-left: 0px; margin-right: 0px" align="right" src="http://blog.viadeo.com/fr/files/2009/11/agence-p%C3%B4le-emploi.jpg" width="309" height="208" /&gt;     &lt;br /&gt;J’entre, accueil. Chouette, il y a un vrai accueil avec une dame derrière et ce ne sont plus ces petits bouts de papier à distributeur. je raconte, je dis CRP, je dis dossier complet et je dis inscription. Que n’avais-je pas dit?&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Ah mais il faut prendre rendez-vous pour une inscription, regardez (&lt;em&gt;dit-elle en me montrant son agenda rempli de la matinée&lt;/em&gt;),         &lt;br /&gt;ah mais justement, c’est au 3949 qu’ils m’ont dit que je n’avais qu’à venir me présenter en disant CRP,         &lt;br /&gt;ah mais non, c’est une erreur, il faut s’inscrire,         &lt;br /&gt;ok mais pour la CRP,         &lt;br /&gt;Attendez, je vois ça avec ma collègue.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Elle part et revient avec sa jumelle. Elles sont gentilles, même pas agacées. Elle sont donc sous Prozac. C’est fou ce que le Pôle Emploi se soucie de ses employés. La seconde m’explique qu’ici, ce n’est pas un centre qui gère la CRP. Il faut aller à Pèncul sur Seine.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Ok, je dis, faut-il prendre rendez-vous aussi pour là-bas?        &lt;br /&gt;Oui, vous appelez le 3949, dites Inscription et votre département, et vous prenez rendez-vous.         &lt;br /&gt;Merci beaucoup, bonne journée,         &lt;br /&gt;Bon courage (&lt;em&gt;avec un sourire compatissant&lt;/em&gt;),         &lt;br /&gt;Vous aussi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je sors et appelle le 3949. Je raconte, premiers appels, CRP, dossier, inscription, premier déplacement, 3949, me voici.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Ah, mais je ne peux pas prendre de rendez-vous pour vous, il faut les appeler directement,        &lt;br /&gt;bon, d’accord, vous pouvez me donner le numéro?         &lt;br /&gt;oui, je cherche, voilà,         &lt;br /&gt;merci, bonne journée,         &lt;br /&gt;vous aussi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je compose le Saint Graal. Je raconte, premiers appels, CRP, dossier, inscription, premier déplacement, 3949, numéro donné de mon centre&amp;#160; CRP, me voici.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Mais là, vous êtes à Biribi-la-Galette?        &lt;br /&gt;ah non, je suis à Trifouillis-les Oies,         &lt;br /&gt;mais nous, on ne s’occupe pas de Trifouillis-les-Oies, seulement de Biribi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’avais eu le numéro du centre CRP du département d’à côté (certes, de la même région, l’erreur n’était que départementale, à nos époques de mondialisation, c’est minime). Je commençais à m’agacer. Ok, là, je crois que j’atteignais mon seuil de tolérance. il est vrai que je ne suis pas patient.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Pouvez-vous me donner le numéro du centre CRP de Pèncul sur Seine?        &lt;br /&gt;non, je ne peux pas, ils n’ont pas le téléphone,         &lt;br /&gt;?!!§£$ ? &lt;em&gt;(que pouvais-je dire? En plus, hurler tout seul dans la rue, un téléphone à l’oreille, ne me servait rien, par dépit, je décidais de ne pas montrer mon énervement et préférais bouillir de l’intérieur)          &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;pouvez-vous me donner l’adresse au moins?         &lt;br /&gt;oui, je vais essayer, je cherche,         &lt;br /&gt;merci madame, bonne journée,         &lt;br /&gt;vous aussi, au-revoir monsieur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je me rends à Pèncul sur Seine, file d’attente, accueil. Bonjour, je raconte, premiers appels, CRP, dossier, inscription, premier déplacement, 3949, numéro donné de mon centre&amp;#160; CRP, Trifouillis, Biribi, me voici.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p align="justify"&gt;&lt;font size="2"&gt;Ah mais pour une inscription, il faut prendre rendez-vous. Et après vous mettez le dossier dans la boite à lettre et on vous appelle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Normalement, à ce moment là, soit je fonds en larmes avec quelques soubresauts nerveux, soit je passe au dessus du comptoir et martèle la tête de la dame innocente sur le carrelage Castorama en faux marbre, soit je me transforme en quelque chose qui fait peur.    &lt;br /&gt;Etait-ce alors la décomposition avancée de mon visage ou le fait que j’insiste sur le dossier complet qui moisissait sous mon bras, mais la dame tenta de contacter un conseiller pour que je le rencontre immédiatement, on ne sait jamais, il y a peut-être quelqu’un de disponible.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dix minutes plus tard, j’avais vu un conseiller sympathique me confirmant la complitude de mon dossier et m’assurant que j’allais être recontacté d’ici 6, ou plutôt 10 enfin, 15 jours maxi, normalement. Je ressortais fier avec une pointe d’inquiétude sur l’éventualité de la perte de mon dossier. J’étais inscris. Enfin, à peu près.    &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Premier jour du reste de ma vie. Je suis bien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&lt;img style="display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto" src="http://www.snubourgogne.com/images/pole_emploi.jpg" width="162" height="220" /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-9148926551303694481?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9148926551303694481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/9148926551303694481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/le-projet-note-n2-sur-un-changement-de.html' title='Le projet – Note n°2 sur un changement de cap – Voyage au Pôle'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-2420127587030189362</id><published>2010-05-19T22:52:00.001-07:00</published><updated>2010-05-19T22:52:27.669-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Perte de temps'/><title type='text'>Voilà, c’est fini</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;Voilà, c’est fini&lt;/em&gt;.     &lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’ai eu c’que j’ai voulu même si je n’ai pas voulu ce que j’ai eu&lt;/em&gt;.     &lt;br /&gt;Un peu modifié, le vers de Jean-Louis Aubert me correspondait bien. J’y songeais hier soir en attendant le sommeil.     &lt;br /&gt;Alors comme ça, il suffisait de suivre le couloir, faire un dernier signe au loin à ce collègue qui faisait passer le temps d’une fumée de cigarette, longer le parking des deux roues, atteindre la voiture, passer la barrière du site, tourner à gauche sur la nationale.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne souhaitais pas faire le petit tour, et puis je l’ai fait. J’ai croisé, discuté, serré des mains, fais six bises. Toujours le même discours qui répondait aux mêmes questions. &lt;em&gt;Alors, tu vas faire quoi, tu as quelque chose de prévu &lt;/em&gt;?    &lt;br /&gt;J’ai salué des gens par politesse, je m’en foutais. J’ai trainé avec d’autres, sincèrement. J’ai eu le temps de le faire. Petit chef avait donné instruction de rendre le solde de tout compte après 17h. Petit chef est toujours mesquin, mais si peu surprenant. Oups, j’ai oublié de passer le voir. Oups également cette collègue qui finalement sera partie avant moi sans chercher à me dire un seul mot. Plus de 20% du parcours professionnel de deux vies à se côtoyer huit heures par jour pour ne même pas se dire au revoir. Je pensais l’ignorer, elle l’aura fait mieux que moi. Amusant.     &lt;br /&gt;Certains ne s’intéressaient pas à mon après et dilapidaient leurs paroles sur leurs cas. Je sais qu’ils seront dans le doute, dans l’hésitation d’avoir choisi de rester, ou simplement dans l’inquiétude de devoir attendre dans une boite dont la date de péremption approche. Je les laissais parler tout seuls et attendais de clôturer cette relation de travail. Combien de fois l’ai-je fait, avec hypocrisie et patience?     &lt;br /&gt;D’autres posaient &lt;em&gt;mais comment va t’on faire maintenant&lt;/em&gt;? Je les orientais vers Petit chef qui saurait confirmer toutes leurs certitudes sur le bordel à venir. Personne n’est irremplaçable: évidence. Une collègue m’aura dit que j’appartenais à ces collègues &lt;em&gt;facilitateurs&lt;/em&gt; de vie. Ils arrivaient avec un problème, je devais leur apporter cette solution. Ce n’étaient que des épines dans leurs pieds mais de celles qui pouvaient pourrir leurs quotidiens. J’appréciais le compliment et le gardais bien au chaud.     &lt;br /&gt;J’étais un petit Lego dans la base de l’édifice. Il y en aura de moins en moins jusqu’à qu’il n’y en ait plus assez.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Au restaurant, le midi du dernier jour, il y eut un petit groupe sélectionné, un stylo offert et une carte classique. Il me fut demandé un bilan. Comment faire un bilan? J’affirme que le petit groupe va me manquer, que le déjeuner va me manquer, que le café va me manquer. Depuis plusieurs mois, il n’y avait plus que cela qui rythmait les journées. C’était la seule raison de se lever avec le sourire et de prendre direction de la boite. Finalement, je m’y étais habitué et j’y avais trouvé des motifs importants de satisfaction. Je rentrais une dernière fois dans mon bureau en laissant le vin italien se dissoudre dans mes globules rouges. J’avais trop bu. Je terminais le tour. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Un jour peut-être je ferai ce bilan. Un fil conducteur, une synthèse, une anti-thèse, une vraie rédaction de niveau collège lorsqu’il faut raconter ses grandes vacances.    &lt;br /&gt;Qu’y aurait-il à regretter? Lorsque j’étais dans les cimes, sans doute, très sûr de moi, très motivé, très trompé, j’ai pris un drôle de virage. J’en ai souvent fait qu’à ma tête, suivi ma ligne, mes principes. Rapidement le big boss m’a défini comme psychorigide. En fait, je l’ai cru quelques temps, jusqu’au moment où je compris qu’il définissait ainsi toutes les personnes qui&amp;#160; ne s’agenouillaient pas, qui ne disaient pas &lt;em&gt;amen&lt;/em&gt; sans concession, qui donnaient simplement un avis. J’étais étiqueté par ce mauvais patron qui ne m’avait pas choisi. Il faut dire qu’à notre premier entretien, alors qu’il me testait, pour savoir si j’étais du côté de l’ancienne Direction, je lui répondais avec franchise que peu m’importait le CV et la tête du PDG, j’étais là pour servir et travailler pour l’entreprise. Je ne l’ai pas flatté. Je lui ai rappelé que les gens passaient, que les salariés et patrons entraient et sortaient mais que la survie de la boite était l’objectif. Les hommes font la boite mais la boite faisait les hommes. Ces additions d’humains permettaient à l’entreprise d’être centenaire grâce à ces gens qui croyaient en Elle. Je croyais en cette boite. Je lui rappelais en pointillé, avec un sous-entendu maladroit, qu’il était éphémère. J’avais pris trop de recul, il était trop près du sol dans son raisonnement. Il ne comprit pas que je respectais tout de même sa fonction et son rôle. Peu importe, la suite me donna raison sur ces premiers contacts.     &lt;br /&gt;Dans ce bilan, je décrirai deux vrais sales cons. Des cons universels qui seront cons où qu’on les pose, qui nuiront à tout environnement. Faut-il que ce soit un hasard que l’un soit un patron arriviste et l’autre un délégué syndical à la Coluche?     &lt;br /&gt;J’ai été déçu par l’inhumanité de notre Société. J’en fais résolument partie. Mais je ne regrette rien, aucune de mes décisions, ni le passage au Comité d’Entreprise, ni mes choix, ni mes erreurs. En quelque sorte, en suivant mes convictions, je me suis autodétruit professionnellement. Alors quoi? Ne vaut-il pas mieux rester droit dans ses bottes? Je continuerai ainsi. J’ai beaucoup appris, je dois désormais m’en servir.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Le bureau est vide. Le service a été dissous. L’incohérence de cette décision me conforte.   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Ce matin, il y a eu une réunion pour répartir l’une de mes tâches. Petit chef avait réuni dix personnes pour une simple tâche n’ayant rien d’extraordinaire. Ils seront trois ou quatre au final pour essayer d’ôter cette épine de quelques pieds. Je m’en amuse en attendant qu’ils découvrent tous combien d’épines je retirais du quotidien des passants du service. Bientôt, dans trois semaines, notre petit groupe aura perdu la moitié de ses membres, j’aurai de moins en moins de nouvelles, je n’aurai plus de curiosité pour la boite. La page sera tournée. Vingt-quatre heures après avoir reçu le dernier chèque, je n’ai pas encore décompressé, oublié, réalisé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Avez-vous vu comme le printemps semble revenir?   &lt;br /&gt;Dimanche dernier, j’ai surpris deux hirondelles dans la chambre. J’y ai vu un signe.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-2420127587030189362?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2420127587030189362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/2420127587030189362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/voila-cest-fini.html' title='Voilà, c’est fini'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-3386959959870717322</id><published>2010-05-12T10:03:00.001-07:00</published><updated>2010-05-12T10:03:32.374-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Perte de temps'/><title type='text'>Mon clavier souvenir</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S-rfXsPWLeI/AAAAAAAAALE/6M522sXY1v8/s1600-h/clavier%5B2%5D.jpg"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; border-top: 0px; margin-right: auto; border-right: 0px" title="clavier" border="0" alt="clavier" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S-rfYYP1NdI/AAAAAAAAALI/WskUi5Sekqs/clavier_thumb.jpg?imgmax=800" width="244" height="184" /&gt;&lt;/a&gt; Je pars avec mon clavier d’ordinateur. C’est idiot.    &lt;br /&gt;En fait, il a une histoire ce clavier. Une anecdote bête et simple, je l’ai utilisé pour couvrir un pote collègue qui s’était gouré dans une commande. Une erreur de référence, trois claviers que personne n’aimait, avec des touches rapprochées, des zones de doigts inhabituelles, des ralentissements de productivité. Depuis trois quatre ans, je m’y suis habitué, je m’amuse de voir mes visiteurs s’escrimer dessus lorsqu’ils veulent me montrer quelque chose ou lorsque les gars de l’informatique cherchent eux-même certaines touches. Je tape dessus sans regarder ou presque, je le connais comme il m’a apprivoisé. J’aime son contact.     &lt;br /&gt;J’écoute un album d’ &lt;em&gt;Angus et Julia Stone&lt;/em&gt;. Je suis bien.&lt;/p&gt;  &lt;div style="padding-bottom: 0px; margin: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; display: inline; float: right; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:38da3ddc-101c-4d9c-9e28-a120ffdf16a0" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="84dc1707-b9c5-47ac-bf0b-5f4a2670214a" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=VEZ-m61dBKY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S-rfY16smNI/AAAAAAAAALM/mNYef-5jnwE/video75a6835ec10c%5B4%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('84dc1707-b9c5-47ac-bf0b-5f4a2670214a'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;384\&amp;quot; height=\&amp;quot;320\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/VEZ-m61dBKY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/VEZ-m61dBKY&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;384\&amp;quot; height=\&amp;quot;320\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La journée fut particulière. Il y a un ensemble de trois bureaux, dont le mien. Des vitres et des portes qui les séparent et je suis dans celui du fond, un peu celui du chef qui a ses filtres humains dans la zone juste devant, mais aussi ami et collègue. Les nouveaux arrivés de la boite qui m’étaient envoyés n’osaient pas me déranger. J’imagine que ce bureau du fond devait me donner une quelconque importance. Je les déconcertais en souriant pour les accueillir et en les tutoyant directement, et surtout en disant oui après leurs questions. C’était agréable d’être utile, de rendre service. Ce bureau servait également de rendez-vous café, de mini-meeting de brainstorming comme lorsque nous refaisions le Monde. Combien de fois l’avons-nous reconstruit, commenté, critiqué, détesté, ce Monde? Et cette société. Bien pire encore. Je fermais accessoirement la porte pour les rendez-vous, les entretiens, les coups de téléphones ou pour m’isoler. Cela arrivait de plus en plus souvent.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai rangé les deux armoires, classé, préparé, jeté. Mon regard s’est attardé sur des classeurs qui parlent de projets achevés, sur des dossiers réussis ou simplement ayant existés. Des tableaux, des chiffres, des compte-rendus, des conclusions. Il y a du temps à l’intérieur de ces feuilles, il y a des discussions, des efforts, des rigolades et des engueulades. Il y a la vie dans ces impressions et ces graphiques en couleur. Ils me racontent des histoires, celles des gens qui sont passés un instant auprès de moi et qui m’ont laissé des traces. J’oublie. J’essaye.   &lt;br /&gt;J’empile des classeurs dans un carton d’archives trop petit qui sera envoyé dans un grenier, puis détruis dans des années, sans être ouvert. Mon œil est le dernier, j’en suis persuadé. Je ne cache rien. De toute façon, personne n’aura la peine de ressortir tout cela.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La journée fut étrange. Je ne pensais pas être touché, j’imaginais même m’en réjouir. Le petit chef de service a décidé de transférer les bureaux de devant dans son département en open space. Il veut marquer le coup, faire comprendre que désormais, c’est vraiment lui le chef des gens qui étaient juste à côté de moi, alors il pense qu’en les déménageant, ce sera mieux. Les effectifs se réduisent et tout se regroupe. Je le gênais dans ses désirs de contrôle total, il devait s’obliger à passer par moi. Ce n’est plus nécessaire. Il veut son petit cheptel sous ses yeux, ça doit le rassurer, l’assurer de dominer ces gens. Il est si con et si maladroit qu’on ne peut plus rien y faire. Il ne sait obtenir le respect normalement. Il confond obéissance et collaboration.&amp;#160; Il subit le grand boss avec faiblesse et fait subir dans la force. Risible. Haineusement risible.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Les déménageurs sont venus, ils ont tout emporté. Mes deux armoires y sont passées dans cette vague Tout juste reste t-il un bureau. Les affiches au mur sont décrochées. La pièce de devant est vide. Les paroles résonnent, les sons ne savent-plus ou se perdre. Je n’entends plus de fax, ni l’imprimante. Au travers des vitres, successives, de mon côté, assis, je croise les yeux des passants. Il y a de l’incompréhension, de la curiosité, de l’amusement. Il y a de la tristesse. Certains savent. Certains réalisent.   &lt;br /&gt;Le sol est sale, les dessous de meubles, même roulants, ne sont jamais nettoyés. Je retrouve des marques au mur, sur le linoleum gris, d’anciens déplacements de mobilier. Je ne me souvenais plus.    &lt;br /&gt;Des collègues, la sélection naturelle, s’arrêtent pour me voir, pour tenter de comprendre. Je leur explique qu’il n’y a rien à comprendre. Que bientôt je ne serai plus et qu’il faut effacer les traces, nettoyer, faire oublier le passé par un déménagement, des tables différentes, des meubles, autrement. J’aime dire qu’il n’y aura plus qu’à désinfecter après mon départ.    &lt;br /&gt;Ils sont choqués. Je n’avais pas réalisé que c’était choquant. Je comprends maintenant, avec eux, grâce à eux. Enfin. Effectivement, c’est un dernier camouflet, une ultime insulte que je n’avais pas vu venir. Encore responsable d’un service qui n’existe plus, de personnes que je ne vois plus, je suis seul. Ils auraient pu attendre encore une semaine, quelques jours, ce n’était pas grand chose mais ils ont préféré le faire en ma présence. Je dois voir le spectacle, apprécier. Il faut le calice … toutes ces expressions.    &lt;br /&gt;Je n’avais pas compris, dans ma naïveté humaine des rapports humains. Je serai donc sur un simple bureau pour une poignée de jours, dans un coin, sous le regard d’autres salariés. Ils se diront, ceux qui ne savent pas tout, &lt;em&gt;mais qu’a t-il fait pour en arriver là?      &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;J’en fais trop. Sans doute.    &lt;br /&gt;Dans un réflexe compréhensible, ceux qui visitent l’espace libre, ceux qui sont interloqués, éteignent la lumière du bureau de devant. Je suis une lumière de néon au fond. D’autres viennent déjà discuter dans la salle qui sonne le creux pour se répartir la zone. Je gueule avec un humour jaune, une pointe de sourire aiguisé, qui doit faire hésiter sur mon sérieux, qu’ils pourraient attendre ces quelques jours, que bordel, ils pourraient juste patienter, respecter un tant soit peu. Mais ils n’y pensent pas, ils sont déjà dans l’après pendant que je me fixe dans le passé. Je suis noyé dans le passé, même mon présent n’est plus réel.    &lt;br /&gt;C’est ainsi et ça ne mérite pas la lutte. Juste du mépris. Je ne pensais pas apprendre à mépriser autant. Entre le signe volontaire qui m’a été envoyé en pleine gueule par le petit chef et tous les autres qui ne se rendront compte uniquement des méthodes employées quand leur tour viendra, je navigue entre des flots d’émotions que je rejette. Enfin, j’essaye. J’aimais cette boite, j’y étais bien, je pense y avoir été reconnu. J’ai flirté avec des sommets avant la chute. Est-ce que donner toujours son avis vaut tout cela? Je ne sais pas vraiment. Je ne regrette rien.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je rigole aussi avec d’autres. Nous usons de grands noms d’oiseaux. J’ai envie de les écrire partout, de les taguer sur les murs vides.    &lt;br /&gt;Le déménageur venait également ôter mes cadres. Je lui ai dit que non, que j’étais encore là, vivant. Il m’explique avec ses mots et un air aigri, &lt;em&gt;vous n’êtes pas tout seul&lt;/em&gt;. Je le regarde bêtement et lui demande pourquoi. Il pose sa visseuse électrique et nous parlons. Son patron lui a annoncé vendredi qu’il était viré. Il a 57 ans. Certains lui ont dit que ce n’était pas grave puisque qu’à 57 ans, c’est la retraite. Lui pensait qu’il était dehors à cause de la crise mais il a rapidement appris qu’il y avait de la sous-traitance de je ne sais plus quel pays de l’Est. Je le vois en colère, je prends sa visseuse pendant qu’il soulage sa tête lourde et finis d’enlever les accroches murales à sa place. Il part, je lui dis &lt;em&gt;bon courage&lt;/em&gt;. C’est ainsi. Tout débarrasse le plancher, mobilier, femmes et hommes.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je veux partir, je ne veux plus de tout cela. Ont-il gagné? Je n’ai plus que mon mépris. Je ne sais pas si c’est suffisant, si cela me suffira. Je dois y retourner encore.   &lt;br /&gt; Une “plus que connaissance professionnelle” avait décidé de m’emmener au restaurant ce midi. Il ne fait pas partie de l’entreprise, un partenaire commercial; il a traversé la zone franche et j’ai vu un air désolé sur son visage. J’ai haussé les épaules. Pendant le repas et sous prétexte de &lt;em&gt;commencer à me connaitre depuis tout ce temps&lt;/em&gt;, il me dit que je suis anormalement calme, qu’il se doute de ce qui se passe à l’intérieur. Je ne le voyais pourtant pas si souvent. Il m’a expliqué. J’ai reconnu le mode de fonctionnement qu’il me décrivait, c’était simplement moi.    &lt;br /&gt;Je ne dois pas me mentir. Je ne dois pas leur faire plaisir. Je sais que je ne suis pas seul. Des dizaines pensent comme moi, font aussi le même choix. ils vont abandonner un morceau de leur carrière, de leur vie. A force de discuter avec eux, mes nouveaux semblables, le refrain est identique, il ne faut rien regretter, presque plaindre ceux que nous apprécions et qui restent, se désoler pour cette belle entreprise qui coule irrémédiablement. Nous avons raison, nous le savons. Nous réalisons avec tristesse que nous avons raison.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je pars avant les autres, aujourd’hui, la semaine prochaine.   &lt;br /&gt;Aujourd’hui comme un avant dernier chapitre.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-3386959959870717322?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3386959959870717322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3386959959870717322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/mon-clavier-souvenir.html' title='Mon clavier souvenir'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S-rfYYP1NdI/AAAAAAAAALI/WskUi5Sekqs/s72-c/clavier_thumb.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5613556604770404993</id><published>2010-05-09T08:01:00.001-07:00</published><updated>2010-05-09T08:01:36.950-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Perte de temps'/><title type='text'>Des poignées</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Tout a été communiqué officiellement en 48 heures. Je ne m’y attendais plus. Il faut dire qu’il n’y a plus que huit jours, avec les dimanches, le jeudi de l’Ascension travaillé et la ligne du calendrier qui m’emmène jusqu’au lundi en 8.   &lt;br /&gt;Et tout s’arrêtera. Puisque tout le monde le sait, puisque la procédure s’enclenche pour les autres également, puisque la Direction ne s’interroge pas d’avoir trop de volontaires sur la liste, puisqu’elle sera obligée de dire non à certaines candidatures, puisque la page se tourne, je continue d’être impatient d’avoir ce passé derrière moi.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Tant de temps depuis cinq mois, à réfléchir, rechercher, à craindre, à se questionner. A se demander pourquoi l’échéance si certaine est passée par toutes ces circonvolutions intellectuelles. J’ai entendu un type dire, avec un dédain morveux,&amp;#160; que les partants étaient des démissionnaires. Je ne le connais déjà plus ce type, c’est un con du début de l’histoire, un siècle avant, mais déjà un gars que l’on croise dans la rue et que l’on oublie cinq minutes après. Je le classe dans le tiroir de la mémoire à court terme comme une connaissance inutile d’une vie. Il dit cela car effectivement le plan a bien évolué: de sec à volontaire, le départ est devenu négocié par le comité d’entreprise.    &lt;br /&gt;Je lui rappelais, au sale type englué dans sa morale étriqué de petit chef, que mon nom avait été cité, que j’avais la preuve d’être ciblé personnellement par le big boss. Alors pourquoi rester? Continuer d’être dans une mesquinerie de recherche de la faute grave?    &lt;br /&gt;Parce que l’entreprise est devenue ainsi. Point de négociation à l’amiable possible mais l’attitude fourbe du patron qui attend patiemment, de façon purement improductive mais flattant son ego surdimensionné: un mauvais mèl, une erreur, pour envoyer un recommandé. Et les fautes étaient provoquées dans une formidable dépense énergétique stérile. J’entendais depuis son arrivée les procès au prud’hommes qui ne l’inquiétaient pas puisqu’il se considère au dessus de ses salariés.    &lt;br /&gt;Alors je suis devenu volontaire désigné. C’était plus raisonnable ainsi et c’est devenu le coup de pied au cul salvateur. C’en devient un autre projet.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Dans le contexte pourrissant de notre Société, il y a beaucoup de personnes qui insisteraient sur la dangerosité de la décision. Je vois souvent la peur de partir, de changer, l’absence de possibilité de choix à cause de la responsabilité familiale, de la crainte de la crise. Je vois également ceux qui restent et qui haïssent les partants : &lt;em&gt;ils piquent de l’argent à la boite en partant&lt;/em&gt; (les indemnités compensatoires et légales), comme si ces sommes étaient destinées à emplir leurs poches en fin d’années (plutôt que les actionnaires). Et aussi: &lt;em&gt;ils ont de la chance, moi je ne peux pas&lt;/em&gt;. Alors ils sont envieux et hargneux. Comment leur expliquer? Je n’y tiens plus. Je ne m’y épuise plus. Ils oublient que je pars sans assurance, avec un parachute qui ralentit la chute pendant seulement deux petites années.    &lt;br /&gt;Je ne leur dirai pas que la boite sera vendue dans les douze prochains mois, qu’un prochain plan est dans les cartons, qu’il –le con le plus haut gradé- ne s’arrêtera pas là, que tout est en train de changer. Ils n’ont qu’à se poser les bonnes questions, écouter, faire l’effort de comprendre. Rien n’est jamais blanc ou noir, toujours gris.    &lt;br /&gt;Il s’agit d’œillères bien installées.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est une grande question: peut-on toujours quand on veut? J’ai toujours trouvé cette réflexion totalement idiote parce que je me suis souvent caché, retranché derrière le on ne peut pas toujours. Alors a-t-on toujours le choix? Je pourrai continuer de relativiser sur le sujet mais avais-je le choix de rester?   &lt;br /&gt;Oui, je pense. Il se serait passé plusieurs mois, un changement d’actionnaire, une nouvelle chance de prouver mes compétences. Ou un nouveau plan, celui-là, directif et strict. Ou je ne sais pas.     &lt;br /&gt;Alors le sale type nous dit en nous regardant de côté que nous sommes démissionnaires. Je comprend la nuance entre démissionnaire et volontaire et ce qu’il veut dire est détestable. Mais le gars sait combien ce sera difficile pour ceux qui restent, comment l’entreprise laisse partir sans aucune réorganisation intelligente, comme le patron se moque de tout ce qui fait le quotidien de son chiffre d’affaire.    &lt;br /&gt;Je le regarde, je souris presque. Si ça se trouve, je le plains sans me l’avouer. Au delà de lui, je n’oublierai pas sa réflexion et le désarroi qui en découle.    &lt;br /&gt;Que fais-je encore à m’intéresser à ces gens-là?    &lt;br /&gt;Juste une poignée de personne il restera, juste une poignée de jours à croiser les autres.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5613556604770404993?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5613556604770404993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5613556604770404993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/des-poignees.html' title='Des poignées'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5656815216069587923</id><published>2010-05-02T05:45:00.001-07:00</published><updated>2010-05-02T05:45:52.335-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Porté</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;La plus grande catastrophe écologique touche les Etats-Unis (enfin les Etats-Unis du Sud, environ 4 états). Je ne pense pas au cormoran englué mais au prix de l’essence qui va augmenter. Comment est-ce possible?   &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;J’ai regardé récemment &lt;em&gt;Avatar&lt;/em&gt;. Je comprends mais n’accepte pas que &lt;em&gt;Démineurs&lt;/em&gt; fut oscarisé à sa place. Enfin, je comprends qu’il vaut mieux mettre en avant un film à la gloire des exploits de soldats américains (au milieu d’une horreur classique de guerre) en lieu et place d’un film aux décors envoutants dénonçant les politiques colonialistes. Alors donc, même les artistes en sont?    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;La Grèce va nous pomper quelques milliards d’euros sous forme d’un prêt d’escrocs. Nous démontrons la force de l’Europe et sa solidarité. Des gens intentionnés en profitent pour boursicoter sur leurs dos, sur la croupe de la monnaie européenne. Dans ce système qui devrait normalement mener à une dévalorisation de l’euro, les meubles se sauvent en ce moment. Comment en arrive t-on là? Et si la Grèce ne remboursait pas?    &lt;br /&gt;    &lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 307px; padding-right: 0px; display: inline; float: right; margin-left: 0px; margin-right: 0px; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:ebe66d57-084b-4123-8ecf-96f61f6ec144" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="dd4e2e81-f15c-4cc6-8938-b7e4cffa575c" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=nlhfpU5IaYE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S91z_xkVI4I/AAAAAAAAALA/uAiT840xAs4/videoed92bd55571b%5B5%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('dd4e2e81-f15c-4cc6-8938-b7e4cffa575c'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;307\&amp;quot; height=\&amp;quot;256\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/nlhfpU5IaYE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/nlhfpU5IaYE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;307\&amp;quot; height=\&amp;quot;256\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;    &lt;br /&gt;J’écoute l’album de Pete Yorn et de Scarlett Johansson. J’aime. Suis-je influencé par la partie de ping-pong de &lt;em&gt;Match point&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dehors, il fait beau mais il pleut de temps en temps. Il fait doux mais frais aussi. Tout est possible.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le 1er mai passé, les clochettes doivent apporter un peu de chance. En ai-je besoin?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;A midi, il y avait des petites crevettes grises. Etaient-ce des bébés crevettes ou des qui étaient déjà adultes? Non, parce que c’est pénible à décortiquer (je sais, ça ne se décortique pas). Donc, j’ai sous-traité l’opération.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Pourquoi ai-je plus envie d’écrire en ce moment? Pourquoi cela passera?&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Entre rien écrire et raconter pas grand chose, la marge n’est-elle donc pas énorme? Quelles sont nos influences (?). &lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5656815216069587923?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5656815216069587923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5656815216069587923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/05/porte.html' title='Porté'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S91z_xkVI4I/AAAAAAAAALA/uAiT840xAs4/s72-c/videoed92bd55571b%5B5%5D.jpg?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-7037341252420214281</id><published>2010-04-29T10:17:00.001-07:00</published><updated>2010-04-29T10:17:43.814-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le projet d&apos;un pari (et inversement)'/><title type='text'>Le projet – Note n°1 sur un changement de cap</title><content type='html'>&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_J4nTtLI/AAAAAAAAAKo/ivhSPxMwvu4/s1600-h/image%5B13%5D.png"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_K2kCBfI/AAAAAAAAAKs/7zYp9MWhoXQ/image_thumb%5B7%5D.png?imgmax=800" width="313" height="171" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il est question de deux cerveaux à connections foncièrement différentes qui se retrouvent dans une pièce close pour réfléchir approche marketing, philosophie tarifaire et discours commercial. Il écrit, tire des traits, et même des flèches, sur une feuille blanche, il catégorise, remplit un tableau. Je pars en live.   &lt;br /&gt;Nous confrontons nos idées et nos approches instinctives des problèmes du projet. Avantage, nous n’y connaissons pas grand chose, si ce n’est nos expériences respectives et nos humanités. Ajouterai-je, notre bon sens, pendant que des agences de coaching et de com’ tentent de nous accompagner pour vendre du vent. Moi, je souffle avec la bouche, je sais aussi faire de l’air.     &lt;br /&gt;Nous réfléchissons, pesons le pour, le contre et leurs opposés respectifs qui ne sont pas forcément les mêmes contraires (ou inversement).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Après une heure trente, nous sortons fiers et curieux de cette séance de brainstorming. Certes, nous ne sommes que deux. Certes, il se pourrait que des agrafeuses volent un jour. Bien entendu, notre plus grand exploit sera de poursuivre cet accord qui fera la réussite. Il doit y avoir un juste milieu à nos raisonnements.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;En parallèle, nous fourmillons de tout ce qu’il reste à faire. Je pense à bientôt. Je compte les jours. Les jours. C’est terriblement long car j’attends la dernière journée comme une reprise de souffle.   &lt;br /&gt;Cela fait plus de deux mois que nous avons pondu le planning des tâches à réaliser. Il faut respecter l’ordre, le chemin critique (c’est qu’il sait également être chef de projet, j’apprends des mots).    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;J’ai déjà mes premiers contacts avec Pôle Emploi. Ah, mes amis, cela faisait si longtemps. Après un siècle, un tiers de vie&lt;a href="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_MIiP6eI/AAAAAAAAAKw/7eWbRspg5e4/s1600-h/image%5B9%5D.png"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="right" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_MvqwG8I/AAAAAAAAAK0/mFSUWMSJ-yA/image_thumb%5B5%5D.png?imgmax=800" width="229" height="272" /&gt;&lt;/a&gt; professionnelle, et de cotisations. Comment allais-je vous retrouver? Alors comme ça, vous avez changé de logo, ah oui, celui qui coûte quelques millions; vous avez fusionné avec les Assedics, voilà qui serait (conditionnel potentiel) plus simple.    &lt;br /&gt;Donc, un appel, il faut prendre rendez-vous, c’est obligatoire pour l’inscription. J’appelle.     &lt;br /&gt;Boite vocale, j’ai l’impression d’avoir un problème client chez Orange Business Services tant je passe de questions en choix multiples. “Etoile, 1, 3, oui, info”. Je parle à une dame qui n’est pas derrière l’écouteur. Autant, c’est normal de discuter avec un téléphone à l’oreille et avec quelqu’un, autant dire des mots simples toutes les quinze secondes à un répondeur, je me trouve plus lapin crétin. Bref, je circule vers le ‘un interlocuteur va prendre l’appel, merci de patienter’. Diantre, j’attends à peine. Je ravale ma critique facile et mes vieilles arrière-pensées. J’explique. Résumé le plus concis possible utilisant les mots clés: licenciement économique, convention de reclassement personnalisée (CRP), projet création d’entreprise.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je me fais enregistrer. Cela fait bizarre.   &lt;br /&gt;La dame est aimable, gentille. Bien. J’explique réunion faite au sein de l’entreprise avec le Pôle Emploi, oui, ah bon, oui, c’est bien ça (je ne dis pas que ça doit donner bonne conscience au patron-con d’aider les licenciés à se reclasser). J’arrive au moment important, la question: maintien des allocations de la CRP si dans six mois gérant non salarié ne percevant pas de salaire? (notre business plan n’envisage pas que nous payions l’Impôt sur la Fortune immédiatement).    &lt;br /&gt;J’entends alors, ça je sais pas, collègue qui pourra répondre, ah mais non, pas à son bureau, d’accord, rappelle, bon merci.    &lt;br /&gt;Heureux de ce premier contact, je positive.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Deux appels ratés de ma faute (je ne dors pas à côté du téléphone) et quatre jours plus tard, la dame me rappelle: ah bah pour votre réponse, faut venir à une réunion d’informations. Bien. Je dis déjà fait mais bientôt une autre grâce à mon futur ex-employeur chéri (de mes couilles, pense-je) donc j’aurai ma réponse de mon côté. J’en profite et demande: j’ai reçu le dossier d’inscription que vous m’avez envoyé mais je suis encore salarié quelque semaines, je ne le renvoie pas de suite? Ah ben non, c’est un peu tôt. Ok. Mais vous m’aviez dit que vous alliez prendre la CRP? Oui. Alors vous allez avoir un dossier à remplir par votre employeur qui transmettra. Ah. Oui, oui. &lt;a href="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_NMFVcII/AAAAAAAAAK4/gKoFn22ZrkI/s1600-h/image%5B4%5D.png"&gt;&lt;img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-top: 0px; margin-right: 0px; border-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="left" src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_Ni65L5I/AAAAAAAAAK8/tEi6W-CZnRo/image_thumb%5B2%5D.png?imgmax=800" width="122" height="122" /&gt;&lt;/a&gt;Bon, alors je fais quoi du dossier d’inscription? Il ne sert à rien. Alors je le jette. Oui, vous pouvez. Et la convocation pour la réunion d’information? On verra après. Bon.     &lt;br /&gt;Rangement vertical.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Amusé de ce second contact, je positive.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;(…)&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-7037341252420214281?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7037341252420214281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/7037341252420214281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/le-projet-note-n1-sur-un-changement-de.html' title='Le projet – Note n°1 sur un changement de cap'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9m_K2kCBfI/AAAAAAAAAKs/7zYp9MWhoXQ/s72-c/image_thumb%5B7%5D.png?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-125563363842120036</id><published>2010-04-27T10:30:00.001-07:00</published><updated>2010-04-27T10:30:35.611-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hume heure qui passe'/><title type='text'>Chute libre</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ce n’est pas tant l’envie d’en parler mais plutôt d’admettre qu’il est difficile de fermer sa gueule.   &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Passons les prêtres qui sonnent le tocsin sous leurs soutanes pendant les cours de catéchisme. Ceux qui sont couverts par les plus chapeautés de la papauté à défaut d’être couverts de honte. Pour eux, “Il” mériterait de ne pas exister, ou bien de justifier le sous-sol, l’Enfer. Il y a cet évêque, accusé dans les années 80 ou 90, peu importe l’année puisque rien ne change, condamné au sursis pour avoir caché et n’avoir pas remis à la justice des hommes les coupables. Ce type là qui dit aujourd’hui, presque fier, ne rien regretter, affirme qu’il referait la même chose aujourd’hui: se taire. Ce mec ajoute, culotté, que la loi du silence, cette omerta de la pédophilie religieuse, est normale et que le gamin pouvait également rompre son silence et dénoncer les agissements de son curé de paroisse.   &lt;br /&gt;Et de nier complètement le rôle d’exemple de l’adulte, l’importance de la portée de l’icone religieuse dans laquelle l’enfant est baigné. Et de considérer que l’enfant a sa de responsabilité.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Passons le battage médiatique autour du port du voile intégral. Ouh ceux qui sont montrés du doigt, il faut trouver des signes extérieurs pour appliquer une politique politicienne. La campagne 2012 est lancée de part et d’autre. Et pendant combien de temps encore cela va durer? On s’en fout de ce morceau de tissu. Oh bien sûr, de mon côté très moralisateur à la con, le voile ne me ressemble pas, j’associe à la volée le maintien de la dignité de la femme à la tête nue. Mais qu’en sais-je. Il parait que cette minorité est volontaire. On dit aussi que les kamikazes qui se font sauter sur des marchés sont également volontaires. Je ne suis pas suffisamment compétent.   &lt;br /&gt;Je pense toutefois que tous les signes extérieurs et exacerbés de religiosité m’effraient. Car l’homme est si facilement manipulable par l’homme. Car les Bible, Coran, Tora et autres discours interprétés ne disent rien de ce que nous voyons et faisons.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Nouveau paragraphe car il est question de la dérive d’un voile vers la polygamie. Ou comment passer sans transition d’un sujet à l’autre. Ce serait même illégal dans l’esprit, ce changement de sujet. Mais on ne parle pas d’esprit, on gueule avec ce goût dans la bouche qui dégage des odeurs putrides. Voilà que le gars se fout désormais de l’Etat en parlant de maîtresses. Et il a raison. A quoi jouent-ils les Besson et Hortefeux? Faut-il donc se croire à ce point au dessus des lois pour agir ainsi? L’exemple est montré par Naincolas lorsqu’il balance des culpabilités en lieu et place de présomptions d’innocence. Où va t-on bordel? Les ministres mènent leurs barques mais quelle légèreté, quelle inconséquence dans les paroles et les actes, quelle incompétence.   &lt;br /&gt;Et les électeurs se disent qu’ils sont mal dirigés, qu’ils pourraient faire mieux, plus juste. Moins con. Faut-il donc avoir de tels égos pour agir comme cela?    &lt;br /&gt;A quel point peut-on être débile pour balancer des déchéances de nationalité à un gars qui n’aura fait qu’un écart de loi? Alors ok, on applique cela et dans une semaine, il y aura quarante millions de français en moins (approximativement).    &lt;br /&gt;Alors ok, j’accroche pas à la polygamie parce qu’il y a des lois en France. Qui peut reprocher au gars de les contourner pendant que notre gouvernement le fait à plus grande échelle?    &lt;br /&gt;Quant aux histoires de magouilles aux allocations, et bien, étudions et faisons un procès en bonne et due forme. Si des preuves existent. Mais pourquoi partir d’un PV sur voile anti-conducteur pour glisser vers la polygamie ? (pour le PV: règle du jeu laissée à l’appréciation du policier, amusante cette notion; comme les mains volontaires ou non dans une surface de réparation de football, c’est en fonction de l’arbitre, de ces envies, de son appétit, de ses statistiques).&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Monsieur le Président se déplace en faisant beaucoup de vent et d’embouteillages à Tremblay-en-France. A t-il besoin de se déplacer avec toute sa cour armée de gyrophares? Faut-il bloquer des axes, des quartiers, des villes quand monsieur visite? Alors il vient faire des déclarations sur la suspension des allocations familiales. Chouette. Mais m’sieur, c’est un texte qui n’est pas appliqué depuis des années? Alors?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ribéry baise des prostitués comme d’autres politiciens, artistes et hommes communs. Il ne savait pas pour la minorité de la fille. Sûr que lorsqu’on voit la carrosserie, on peut ne pas se poser trop de questions. Mais pourquoi ne parle t’on pas plus du Gentil Organisateur de soirées qui sévit depuis bien longtemps, à Lyon puis à Paris la lucrative?   &lt;br /&gt;Oups, personne ne savait ce qui se passait dans ce bar-pub des Champs. Oups, peut-être que personne ne sait non plus ce qui se passe dans les estafettes rouillées ornées de bougies qui sont stationnées le long de nos routes? Re-oups, personne ne sait donc non plus ce que font les jolies filles dans les contre allées des grandes avenues qui partent de la place de l’Etoile. Re-re-oups, et le quartier du Moulin Rouge, les abords de certains bois, les liens internet ?    &lt;br /&gt; Foutons-lui la paix à Ribéry et autres mecs pleins de blé. Il doit régler certains soucis avec son épouse... Pourquoi ne parle-t-on     &lt;br /&gt;pas de vrais problèmes, des réseaux, du système toléré?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;La banque d’affaire Goldman Sachs prend ses clients pour des vaches à lait et accessoirement (ce n’est pas l’objectif premier) pour des cons. Qu’en est-il de nos belles banques à nous qui se sont gaver sur l’Etat, donc sur nous, pour leurs propres fautes de 2008, qui ont tout remboursé moins d’un an plus tard, qui croulent de nouveau sous les bénéfices quand n’importe quel être humain de ce pays n’arrive pas à obtenir un malheureux prêt pour entreprendre, pour habiter? Et ce parce que l’être humain a une allergie notée sur un questionnaire de santé, moins de 2 k€ par mois qui tombent sur le compte ou&amp;#160; parce qu’il a simplement besoin d’un coup de main?&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Concrètement, on fait quoi?   &lt;br /&gt;Une révolution? Pour faire une friche et replanter les mêmes imbéciles aux yeux qui brillent? C’est la nature humaine ma pov’dame, on n’y peut rien. On a la société, les politiques et les journalistes qu’on mérite.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’attends que ça passe, parce que tout passe.   &lt;br /&gt;J’attends mon chèque, mon solde de tout compte. J’ai envie de fermer les yeux, tourner le regard, de m’intéresser qu’à ma famille, mes amis. Et encore.    &lt;br /&gt;J’attends de devenir toujours plus égoïste, plus renfermé. Une seule ambition de tenter d’offrir aux gamins les moyens de s’en sortir quand ce sera pire. Ce sera pire.    &lt;br /&gt;La chute de cette tour de Babel. A chaque étage, vous, nous, à des centaines de kilomètres/heure, en passant, nous nous disons juste que &lt;em&gt;jusque là ça va&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Plus dure sera la chute.    &lt;br /&gt;Air désenchanté.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-125563363842120036?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/125563363842120036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/125563363842120036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/chute-libre.html' title='Chute libre'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-1031892901524248743</id><published>2010-04-26T09:38:00.001-07:00</published><updated>2010-04-26T09:38:57.037-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Perte de temps'/><title type='text'>En mai, fais ce qu’il te plait</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je sors de chez le &lt;font size="2"&gt;DRH&lt;/font&gt;, traverse l’open-space, passe le petit couloir et entre.    &lt;br /&gt;Il me demande ce que ça fait.    &lt;br /&gt;Je sens qu’il anticipe ce que sera sa réaction quand son tour viendra. Pour lui une question de semaines, entre un et deux mois. Et moi, un compte à rebours qui commence, précis, légal, non négociable. Trois semaines précises avant d’être reversé chez Pôle Emploi. Je peux désormais compter en jours.    &lt;br /&gt;Je lui réponds que ça ne change pas encore grand chose pour le moment, que je réalise en fait pas vraiment. Il me dit que ça doit faire drôle, 9 ans et ça se termine. Une vraie période dans une vie. Je rectifie son calcul mais il n’était pas loin. A travers la vitre qui nous sépare habituellement, je regarde les affiches de mon bureau, celles qui sont un petit moi, un petit peu la boite. Le plan de travail est clairsemé, cela fait des mois que plus rien ne s’empile, qu’il n’y a qu’un ou deux tas bien classés en attente de passer vers le service suivant.    &lt;br /&gt;Alors nous parlons. Il n’est plus question de regrets. Ou alors de ce que représentait cette entreprise il y a plus de quatre ans, avant l’arrivée des financiers, des actionnaires que l’on ne rencontre pas, des fonds de pension internationaux. Comment tout a pu tomber? Je connais les réponses à cette simple question mais elles ne m’intéressent plus. Le combat est terminé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je repense à cette offre d’emploi de janvier qui m’a permis de me faire concrètement à l’idée de partir, de perdre presque vingt-cinq pourcents sur mon salaire actuel, de comprendre que le plus important est ailleurs. Cette possibilité qui finalement n’aboutira pas –de mon fait curieusement- a été la goutte d’eau dans ma réflexion globale. J’ai eu le temps de dire adieu et de tourner la page. Une des conclusions était cette envie d’autre chose, de risque, d’excitation dans le projet.   &lt;br /&gt;Alors le projet se construit, doucement mais avec certitude. Nous sommes conscients des difficultés à venir, sans pour autant trop y penser. Mais ces jours qui vont s’écouler jusqu’à mi mai me rappellent à l’ordre sur demain.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je m’attache à des éléments matériels. C’est vrai qu’il était sympa ce bureau , l’espace, cette possibilité d’être tranquille dès que je fermais la porte. Personne qui regardait derrière mon écran, un endroit rien que pour moi. Et il y avait ces gens qui venaient me demander, quoi, comment, quand, un conseil, une direction à prendre. C’était réconfortant. J’avais fait ma place à force d’heures, de “bonnes” décisions, d’esprit quelque peu droit dont certains penseront rigide. Mais il y avait un sentiment qui flirtait entre respect et confiance. J’étais bien. Je n’aurais pas tout réussi, loin de là. Mais il y avait aussi des impondérables et de vrais cons. Peu importe, c’est de l’apprentissage, des notions sur l’humain, quitte à comprendre que cette espèce terrestre peut être autant à louer qu’à vomir.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je garde des souvenirs, des bons moments et je conserve ceux qui comptent, en attendant peut-être que le temps fasse son ouvrage. Ou non. Est-ce que la difficulté de ces derniers mois, de ces dernières années aura suffisamment consolidé le ciment nécessaire pour ne pas se perdre de vue lorsque les aventures se sépareront? Ce sont des choses qui dépendent aussi de nous.   &lt;br /&gt;Mais qu’ils sont si peu, une poignée juste.    &lt;br /&gt;Je quitte son bureau, ferme la porte en lui disant que nous en rediscuterons plus tard.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je connais la dernière date, je sais également quand ce sera officiel. Pour le moment, il n’est pas question d’annonce. D’ailleurs, je n’en veux pas. Si je pouvais juste faire un tour ciblé une heure avant de rendre le badge, je serais satisfait. Je suis rassuré, le contexte empêche le pot de départ. Personne ne fête un plan, même s’il a été négocié pour satisfaire les syndicats et éviter de soulever les masses. Je ne leur en veux plus non plus. Je suis assez las. Ou plutôt, je navigue entre la satisfaction de partir, et la fatigue d’être encore forcé de jouer le rôle pendant encore trop longtemps.   &lt;br /&gt;Je connais toutes les personnes que je quitterai définitivement, sans aucune envie de nouvelles. J’aurai des espions qui me raconteront les anecdotes, comment la déchéance continuera, comment elle se fera racheter, quand sera organisé le prochain plan, qui tirera son aiguille de ce panier de crabes, combien de millions d’€ seront masqués de nouveau, ou plutôt distribués ailleurs. J’aurai l’assurance d’avoir bien fait. Peut-être que même les ragots ne m’intéresseront plus.    &lt;br /&gt;J’entendrai sans écouter ces gens qui cracheront sur les partants afin de se donner convenance et parler compétence. J’aurai ce rouge aux joues qui me donnera l’envie d’insultes mais je ne ferai rien parce qu’il fera beau dehors. Putain qu’il fait beau dehors. Au sens propre comme au figuré.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Allez, il ne faut pas user ses ressentiments, j’aurai besoin de mes réserves pendant une vingtaine de jours. En mai, je ferai ce qu’il me plait. C’est donc vrai ce dicton.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-1031892901524248743?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1031892901524248743'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/1031892901524248743'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/en-mai-fais-ce-quil-te-plait.html' title='En mai, fais ce qu’il te plait'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-6338421352060717784</id><published>2010-04-24T07:41:00.001-07:00</published><updated>2010-04-24T07:41:46.059-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1982-1986'/><title type='text'>C’est ça la vie, bordel</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Des approches envers les filles totalement antagonistes. Celui qui se voulait vivre dans un monde de musique et de poésie contre un bulldozer de chantier à usage industriel de l’amour. &lt;img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin-left: 0px; border-left-width: 0px; margin-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="right" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9MDGRbLPEI/AAAAAAAAAKU/j87uD7S_TJQ/image_thumb4.png?imgmax=800" width="170" height="170" /&gt;J’écoutais ses conseils alors qu’il paraissait imperméable aux miens. Après une étude minutieuse de la méthode, il paraissait toutefois évident que son taux de réussite n’était que très peu supérieur au mien.    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;A cet instant d’écriture et presque vingt-cinq ans plus tard, je retrouve quelques airs, en mp3, j’écoute &lt;em&gt;2 minutes to midnight&lt;/em&gt;, 1984. Ah, les intros de Maiden, les solos de guitare. C’est rapide, c’est rock, c’est rythmé. Je cherche la vidéo sur You Tube. J’enchaine avec &lt;em&gt;The Number of the Beast&lt;/em&gt; qui débute par cette voix d’outre-tombe, il la connaissait par cœur et c’est lui que j’entend. Je le vois même, mimant le chant, en plein air guitar.     &lt;br /&gt;Dans un carton de déménagement non encore rangé depuis six ans, rempli forcément d’indispensable, je trouve mon propre sac US, kaki, élimé, récupéré de ma sœur; il porte les stigmates d’inscriptions, de ratures. Le sac en toile maltraitait les livres et cahiers, à se demander &lt;a href="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9MDIOKqH6I/AAAAAAAAAKY/Cnikd4hGfmU/s1600-h/image11.png"&gt;&lt;img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin-left: 0px; border-left-width: 0px; margin-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="left" src="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9MDJVhjm4I/AAAAAAAAAKc/82B9JuG6lI4/image_thumb7.png?imgmax=800" width="175" height="175" /&gt;&lt;/a&gt; comment mes parents ont accepté que je le prenne. &lt;em&gt;Aces High&lt;/em&gt;, c’était l’époque des maxi 45 t, des grandes pochettes de disques vinyles. Une chanson coutait 40 F mais elle durait huit ou dix minutes. C’était collector, une version que d’autres n’auraient pas. Petit à petit, commençait aussi la recherche d’imports anglais, américains ou japonais. Des économies réservées, des négociations dures avec ma mère pendant les courses alors qu’on ne parlait pas encore d’argent de poche.    &lt;br /&gt;Aussi, une image, une sensation, des matinées d’avril, sur la moquette de la chambre de la maison bretonne. Par la fenêtre ouverte, donnant sur le toit en tôle du garage, le soleil passait nous réchauffer de la fraicheur de la saison. Nous jouions aux échecs sur un énorme plateau avec des pièces en métal de 10 cm de haut. J’apprenais, perdais une fois sur cinq sur le coup du berger, gagnais à l’arrachée une fois sur vingt, par fatigue de l’adversaire. Ou peut-être était-ce un signe de compassion que j’aimais interpréter comme un exploit.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;J’ai envie de lui dire, faut qu’on cause de ça, t’as aussi des titres en mp3? Mais il a changé de style depuis et je ne le vois pas se remémorer tout ça. Il était math et physique tandis que j’étais sciences naturelles et français. Encore que, je ne sais pas vraiment ce que j’étais. Un peu sur l’air de Souchon :&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;“&lt;em&gt;J'me teignais les cheveux, les sourcils        &lt;br /&gt;Pour être plus brun, pour faire viril.         &lt;br /&gt;Carrément débile, j'trouve pas mon style.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je commençais à regarder mes pompes d’un drôle d’air, ces baskets achetées au Monoprix. Je lorgnais sur des Nike ou des Adidas. Je commençais à regarder de travers le genre de pantalon, de sweat et de survêtement qui revenaient du marché. Je sortais de plus d’un quinquennat de coupe au bol, je voulais les cheveux longs. J’avais &lt;strike&gt;la moustache&lt;/strike&gt; le duvet qui poussait, celui qu’il ne faut pas raser trop tôt. Et ce pote qui avait l’air de surfer sur le regard des autres, j’essayais de prendre la vague. Il avait une moto tandis que j’avais un vélo. Une Yamaha DT50 qui diffusait son énergie en bruit plutôt qu’en vitesse, mais il roulait plus vite que moi.     &lt;br /&gt;Dans sa chambre, tout un équipement hifi monté de bric et de broc mais qui tenait la route, je découvrais des marques inconnues. J’avais un magnétophone à K7 pour toute installation musicale, et l’accès limité, contrôlé à la chaine de ma sœur. J’affirmais mon aspect petit con avec fierté et j’entendais parler de crise d’adolescence. Ah les parents, ils ne peuvent pas comprendre.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Au collège, ce fut une traversée du désert amoureuse, un célibat obligatoire. Je n’étais pas le seul, bien au contraire. Trouver une copine était le meilleur moyen d’être mis de côté par un groupe envieux qui imposait une sorte de pression extérieure incroyable. Quoi qu’il en soit, je ne trouvais pas, je ne faisais que chercher, et toujours de loin. La transition de l’enfance vers l’adolescence assumée fut longue.   &lt;br /&gt;Avec lui, nous en parlions plus que nécessaire, il n’y avait plus que cela pour se rassurer, se trouver normaux et se conforter dans l’idée que les filles, de toute façon, y’en a pas beaucoup qui valent le coup. Cependant, appliquant une démarche raisonnée et scientifique, nous ne voulions pas tirer des conclusions hâtives sur ce thème et nous donnions forcément une période d’analyse supplémentaire avant de changer de sujet d’intérêt (et éventuellement d’avis). Force est de constater avec un peu de recul que quelques années de plus ne furent pas de trop pour finaliser la thèse.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;C’est dans un tel état d’esprit qu’il m’expliqua que les plus beaux slows étaient crées par des groupes de hard-rock (ou éventuellement de rock tout court – la frontière restait à son appréciation, je me trompais à court sûr –). C’est ainsi qu’il sortit de sa caisse de 33 T l’album Love Ballads de Scorpions. Derrière le classique et donc sans intérêt &lt;em&gt;Still Loving You&lt;/em&gt;, se cachaient des titres tels que &lt;em&gt;Holiday&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Always somewhere, Lady Starlight&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;When the smoke is going down&lt;/em&gt;. Pauses intemporelles dans le monde de brutes que nous découvrions. Airs ultimes que je classe immédiatement à la suite de &lt;em&gt;With or without you&lt;/em&gt; de U2, que j’entendis une poignée d’années plus tard.     &lt;br /&gt;Dépucelé musicalement, détaché viscéralement des airs de voyages de mes parents, j’entrais définitivement dans un nouvel univers.&lt;/p&gt;  &lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 331px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:cba586fa-9a32-4bba-832d-fbd4e5f97872" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="6c0422d4-1785-4f93-a110-f4234ada1ce9" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x4mcti_scorpions-holiday-live-athens_music" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh5.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9MDKARJhgI/AAAAAAAAAKk/WYoqJ_1YyQc/videodb9be7cefcc6%5B4%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('6c0422d4-1785-4f93-a110-f4234ada1ce9'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;331\&amp;quot; height=\&amp;quot;202\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4mcti&amp;amp;related=0\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;allowFullScreen\&amp;quot; value=\&amp;quot;true\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;allowScriptAccess\&amp;quot; value=\&amp;quot;always\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4mcti&amp;amp;related=0\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;331\&amp;quot; height=\&amp;quot;202\&amp;quot; allowFullScreen=\&amp;quot;true\&amp;quot; allowScriptAccess=\&amp;quot;always\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;p align="justify"&gt;[…]&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-6338421352060717784?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6338421352060717784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/6338421352060717784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/cest-ca-la-vie-bordel.html' title='C’est ça la vie, bordel'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S9MDGRbLPEI/AAAAAAAAAKU/j87uD7S_TJQ/s72-c/image_thumb4.png?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-3988244723032459861</id><published>2010-04-19T10:47:00.001-07:00</published><updated>2010-04-19T10:47:36.922-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1982-1986'/><title type='text'>“C’est la vie”</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Je ne pensais pas que cela puisse arriver. J’en avais fait mon parti, avais tourné la page, accepté que c’était la vie. Vous savez, cet air là, alourdi de regrets, qui dit, accompagné d’une petite moue: c’est bête mais c’est la vie. That’s life.    &lt;br /&gt;Ensuite, j’en avais profité pour grandir, pour devenir un petit peu plus adulte.     &lt;br /&gt;Et je suis surpris aujourd’hui.     &lt;br /&gt;Ce ne sont que des infimes choses et un nouvel exemple de ce que sont les relations humaines, fragiles, inattendues.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;font face="Segoe Script"&gt;J’avais un ami, mais il est parti, ce sens à ma vie n’est plus en vie.        &lt;br /&gt;Il m’a tout donné puis s’est effacé, sans me déranger.         &lt;br /&gt;Et je crois que j’ai pleuré, j’ai pleuré (…)         &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size="2" face="Arial"&gt;Téléphone – au cœur de la nuit&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y a de vraies amitiés adolescentes. Nous avions l’âge d’une classe de quatrième de collège. Il changeait d’établissement, de département, de domicile. J’entend encore la simple annonce de notre professeur de français pour l’accueillir. La rentrée était déjà passée. Il s’est assis à côté d’une fan inconditionnelle des Cures, je fus le second élève à qui il adressa la parole. Il avait un sac US noir portant des inscriptions sauvages de marqueur, les cheveux en bataille, une vraie tignasse.    &lt;br /&gt;Dès le début, il était assez extraverti, allait vers les autres, discutait avec toutes les filles avec un naturel qui me laissait étonné. Perplexe était le véritable adjectif. D’où venait-il? Dans quel pays était-il possible d’acquérir cette compétence? Il accostait quand j’évitais. J’étais… disons que j’aimais de loin, vision embuée. Sur l’échelle de la timidité, je me posais sur le dernier barreau, en altitude sans oxygène.     &lt;br /&gt;Pourtant différents, et pourtant très rapidement, nous ne quittions plus, bavardions sans cesse, nous apprivoisions. Dans la même classe, le même sport du mercredi après-midi, dans des discussions qui sonnaient juste. Sans réfléchir, sans calculer, naturellement.     &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;Quelques semaines plus tard, à nous entendre raconter les anecdotes et nos occupations, nos pères nous posèrent respectivement quelques questions sur les noms de famille. Et si c’était lui? était sous-entendu. Puis, amusés, les deux familles se retrouvèrent lors d’un repas de samedi soir. Nous étions étonnés. Ils s’étaient connus également aux alentours de nos âges dans une activité de chorale municipale. Ils se sont perdus de vue avec le service militaire et l’Algérie. C’est la vie.     &lt;br /&gt;Nous rigolions de la coïncidence. Einstein disait de la coïncidence qu’elle était une façon de faire de Dieu pour rester anonyme. J’aime la formule. J’en souris.     &lt;br /&gt;Nous étions dans la chambre après le diner, entendions de l’étage les adultes raconter des souvenirs &lt;a href="http://lh4.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S8yXMfeK6tI/AAAAAAAAAKI/-4cSZpaTRBs/s1600-h/image%5B6%5D.png"&gt;&lt;img style="border-right-width: 0px; display: inline; border-top-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin-left: 0px; border-left-width: 0px; margin-right: 0px" title="image" border="0" alt="image" align="right" src="http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S8yXNQGshgI/AAAAAAAAAKM/w6lsqkQDRG0/image_thumb%5B4%5D.png?imgmax=800" width="201" height="201" /&gt;&lt;/a&gt;fous et intemporels. Ils se sont retrouvés après une trentaine d’années. Trente ans, il faut pouvoir imaginer; nous n’en avions pas la moitié, ou presque. C’était des siècles pour nous. J’ai appris par la suite que des copains qui se quittent – c’est la vie – et qui se retrouvent par hasard des années après n’ont plus grand chose à se raconter. Une fois rappelés tous les souvenirs du temps d’avant, gênés, les amis réalisent que le lien est rompu – c’est la vie –. Alors ils se disent qu’ils doivent se revoir, se promettent en souriant, qu’il ne faut plus laisser faire le temps. Ils savent qu’ils mentent mais comme ils mentent en souriant, les yeux dans les yeux, ils ne se trompent pas. J’ai découvert ensuite que les exceptions arrivaient tous les jours.     &lt;br /&gt;La soirée s’étira, s’allongea, dura comme rarement. Nous ne comprenions pas vraiment ce qui se passait. Nous regardions l’heure entre deux histoires qui parlaient de filles et de musique. Minuit était passé depuis une éternité. Deux, trois heures du matin, bientôt quatre, que se passait-il? Nous&amp;#160; finissions fatigués, allongés sur le lit à écouter les 33 t. Il me faisait découvrir sa passion pour le hard rock, je n’en finissais pas d’observer les pochettes d’album d’Iron Maiden. Il me sortait un album de Scorpions, je retrouvais mes oreilles. En une soirée, je voulais devenir guitariste. J’étais devenu une éponge qui absorbait de la nouveauté. J’appréciais ce que je n’imaginais même pas un jour auparavant.&lt;/p&gt;  &lt;blockquote&gt;   &lt;p&gt;&lt;font face="Segoe Script"&gt;(…) Quelques mots perdus, dans la nuit,        &lt;br /&gt;Quelques mots qui traînent, à minuit,         &lt;br /&gt;Quelques mots qui cognent, au cœur de la nuit         &lt;br /&gt;Mais la nuit ne peut pas entendre         &lt;br /&gt;Non la nuit ne peut pas comprendre (…)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;  &lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Ces retrouvailles paternelles furent le début d’autres histoires. Peut-être que si nous n’avions pas été là, le temps aurait fait son ouvrage, ils se seraient quittés à la fin de la nuit en souriant. Mais les fils prenaient le relais, avaient crée l’obligation de se revoir. Ils se sont trouvés d’autres souvenirs, ils se racontèrent leurs vies d’entre les deux rencontres, ils construisirent une autre relation dont nous étions le ciment.    &lt;br /&gt;J’avoue que nous n’en étions pas peu fiers, nous étions ravis. Nous avions également cette excuse, cet alibi pour discuter plus encore en sortant du collège, puis du lycée, décrocher le téléphone en soirée et papoter encore. Les forfaits téléphone d’alors n’étaient pas illimités. Nous sommes partis en vacances chez l’un, chez l’autre. Bretagne, Ile d’Oléron, Jura.     &lt;br /&gt;Nous étions toujours différents. Il parlait toujours aux filles très naturellement, même additionnant les défaites; indestructible, il regardait les fesses quand je ne quittais pas les visage tout en évitant les regards. Il me parlait de fortes poitrines alors j’essayais de lui expliquer que ce ne m’était pas suffisant.     &lt;br /&gt;Il jouait un rôle, je jouais son opposé.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;A deux, je crois que nous formions le gars parfait.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;[…]&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;  &lt;div style="padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; width: 362px; padding-right: 0px; display: block; float: none; margin-left: auto; margin-right: auto; padding-top: 0px" id="scid:5737277B-5D6D-4f48-ABFC-DD9C333F4C5D:884b23d2-a018-406e-abfd-9baf760bea4b" class="wlWriterEditableSmartContent"&gt;&lt;div id="915247a2-eb4f-45cf-8114-c8c3ad93d2e9" style="margin: 0px; padding: 0px; display: inline;"&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=bj46nP1sFvg&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;" target="_new"&gt;&lt;img src="http://lh3.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S8yXN3XjKCI/AAAAAAAAAKQ/v-nUqCecgWY/video72f4601a56ba%5B5%5D.jpg?imgmax=800" style="border-style: none" galleryimg="no" onload="var downlevelDiv = document.getElementById('915247a2-eb4f-45cf-8114-c8c3ad93d2e9'); downlevelDiv.innerHTML = &amp;quot;&amp;lt;div&amp;gt;&amp;lt;object width=\&amp;quot;362\&amp;quot; height=\&amp;quot;303\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;param name=\&amp;quot;movie\&amp;quot; value=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/bj46nP1sFvg&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/param&amp;gt;&amp;lt;embed src=\&amp;quot;http://www.youtube.com/v/bj46nP1sFvg&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&amp;amp;hl=en\&amp;quot; type=\&amp;quot;application/x-shockwave-flash\&amp;quot; width=\&amp;quot;362\&amp;quot; height=\&amp;quot;303\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;\/embed&amp;gt;&amp;lt;\/object&amp;gt;&amp;lt;\/div&amp;gt;&amp;quot;;" alt=""&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-3988244723032459861?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3988244723032459861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/3988244723032459861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/cest-la-vie.html' title='“C’est la vie”'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://lh6.ggpht.com/_6uFOovedc5U/S8yXNQGshgI/AAAAAAAAAKM/w6lsqkQDRG0/s72-c/image_thumb%5B4%5D.png?imgmax=800' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-30040262102938425</id><published>2010-04-18T06:12:00.001-07:00</published><updated>2010-04-18T06:12:27.720-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Perte de temps'/><title type='text'>Assaisonnement de nos choix</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Pas un avion dans le ciel, quelques trains en moins, je souris à une sorte d’accord involontaire entre l’homme et la Nature pour bloquer les déplacements vers l’Europe du Nord, vers la Capitale. Je m’amuse, je suis au soleil, je reste dans mon petit coin.   &lt;br /&gt;La situation semble prendre la direction tant espérée. La sortie parait proche, c’est la première fois que je ressens cela. L’impatience s’écoule face au joli mois de mai qui se profile.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il s’agit de faux-semblants, je ne réfléchis plus, je ne pense plus vraiment aux conséquences des inconséquences. Quelques annonces, un goût d’officialisation, le point de départ à des délais légaux qui ne se discutent pas dans des réunions de dupes. C’est ainsi, un week-end au soleil et les reflets sont changeants.   &lt;br /&gt;Je me suis surpris à me rendre de compte que finalement, il ne restait que très peu de semaines avant la page tournée. J’attends quelques accords, quelques signatures et voilà, ce sera tout. Cela s’appelle le solde de tout compte. Puis ensuite, la déclaration à valider mensuellement sur internet, au coin du Pôle.    &lt;br /&gt;Le projet avance en parallèle, il prend forme. Les idées se couchent sur papier, les contacts se font, les rendez-vous commencent, les informations construisent, affinent. Il faudra encore plusieurs mois et un été pour un statut, un numéro dans un registre de commerce. peu importe où nous allons, nous y allons.    &lt;br /&gt;Nous savons que si nous ne sommes pas fait pour cela, nous tirerons une conclusion dans les 24 ou 36 mois à venir. Et tout recommencera. Ce sera différent.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Je ne sais pas encore si je suis conscient, inconséquent. La volonté de passer à autre chose est tellement forte. J’aime dire, une chose à la fois. Il parait que les hommes ne savent pas faire deux choses à la fois alors que j’aurais plutôt tendance à suivre plusieurs lièvres, quitte à m’éparpiller. Cette énergie, il la faut. J’espère pouvoir la canaliser, la retrouver tandis qu’elle s’évanouissait depuis trois ou quatre ans.   &lt;br /&gt;Est-ce que mes déceptions, mes nouvelles idées conçues sur le dégoût et la rage de cette situation qui s’étire, sauront me guider avec intelligence, avec sagesse?    &lt;br /&gt;Nous ne parlons pas de salaire, nous ne parlons pas d’argent qui tombe, encore moins de dividendes. Nous nous amusons à imaginer mais nous sommes réalistes à penser que les sommes de demain seront largement inférieures à celles d’aujourd’hui.    &lt;br /&gt;Alors pourquoi?    &lt;br /&gt;Epanouissements personnels? Paris? Tests personnels? Et ma quarantaine qui pointe. Sourire.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il y a une femme de trente-six bougies qui hésite. Elle nous voit dans notre projet, solides, regardant dans la même direction avec une sorte d’assurance qu’elle nous envie. Si elle savait que nous éludons volontairement nos craintes et nos doutes.   &lt;br /&gt;Nous lui expliquons que ce n’est finalement pas si difficile, que les risques sont minimes. Elle est compétente, volontaire, elle retrouvera un emploi, elle fera une formation, elle prendra un virage vers un travail qui lui plaira, elle aura la sécurité financière pendant presque deux années avec la Convention de Reclassement Personnalisée. Elle n’aura peut-être pas une autre occasion avant quelques années, elle se perd en restant. Je la motive et essaye de la rassurer sur la “prise de risque”. Elle est mère de deux enfants. Elle se trouve des excuses, son conjoint ne la soutient pas et pense argent en moins quand elle discute de lassitude de son emploi actuel.    &lt;br /&gt;Je n’ai pas la vérité de chacun en moi, je ne maîtrise déjà pas la mienne. Mais je pressens que ses raisons de ne pas se porter volontaire sur le plan ne sont pas les bonnes. Son homme m’agace à ne pas comprendre qu’il vaut mieux accompagner plutôt que d’inquiéter. Elle me parle de responsabilité familiale passant par son salaire, je lui dis et moi donc? Et lui aussi.    &lt;br /&gt;Mais je dois arrêter. je crois que mes arguments sont simplement une manière personnelle que j’aie de me conforter dans mes choix.    &lt;br /&gt;Elle prendra sa décision.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Carrefour de destins, virage étrange d’une vie.   &lt;br /&gt;Et dans le ciel bleu, le soleil chauffe désormais suffisamment. La saison du renouveau, je ne le dis pas, la Nature me le montre.    &lt;br /&gt;Encore deux mois, peut-être moins.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-30040262102938425?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/30040262102938425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/30040262102938425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/assaisonnement-de-nos-choix.html' title='Assaisonnement de nos choix'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-5894659724583812711</id><published>2010-04-12T00:07:00.001-07:00</published><updated>2010-04-12T00:09:12.062-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Digressions'/><title type='text'>La question n’est pas d’être d’accord ou non</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;A la lecture matinale de ma revue psychologique à teneur socio-médiatique, TéléLoisirs, je tombe de nouveau sur cette tempête sous crânienne agitant les milieux journalistiques: faut-il dévoiler ses sources en cas de mis en danger de la vie d’autrui?   &lt;br /&gt;D’un côté, cela cause de déontologie de la carte de presse, de l’autre, il s’agit de respect d’article du code pénal. D’un côté, il y a un Pujadas avec son émission &lt;em&gt;Les infiltrés&lt;/em&gt; et de l’autre &lt;em&gt;Haute définition&lt;/em&gt; d’Emmanuel Chain. L’avantage de n’avoir vu aucune des deux émissions, est de pouvoir naturellement donner son avis.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;L’argument phare me paraissant le plus judicieux est: si un journaliste a pu le faire, un policier devrait être capable également de contacter, d’infiltrer, quitte à se déguiser en pigiste de TF1. Alors pourquoi n’est-il pas le cas? Pourquoi la police ne fait pas son travail diantre?   &lt;br /&gt;A cette question, je m’en fous assez royalement.    &lt;br /&gt;Car TéléLoisirs le sait bien, l’intérêt est d’interroger: “fallait-il dénoncer les pédophiles?”    &lt;br /&gt;Je change ma vie soudainement, me trouve dans la situation de l’intervieweur, et entend le prédateur expliquer froidement ses prochains projets vis à vis de quelques gamins ou gamines qui passent là, devant nos yeux. J’imagine le choc d’une réalité qui m’agresse. Je ne suis plus subitement dans mon métier mais face à un futur fait divers aux conséquences dépassant l’entendement et la nature humaine. Je reprends mon souffle, tente de cacher les rougeurs me montant aux joues, preuve d’un énervement certain allant entraîner une évidente colère. Je conserve ma rage intérieurement, je cherche une solution dans ma petite tête pendant que le fauve, confiant, se confie. La quasi fierté du malade dans ses évocations me place face à mes certitudes quant aux frontières entre le Bien et le Mal et me jette à la figure l’inadéquation de mes responsabilité professionnelles et celles d’homme simple.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Petit a, j’ai déjà un ou plusieurs marmots en privé, mes sentiments sont exacerbés. Ce type m’est devenu immédiatement intolérable. Outre le besoin de l’émasculer dans l’instant, j’imagine toutes les tortures possibles qui pourraient lui faire expier ces crimes passés et éviter les prochains. Je ne suis plus très rationnel (enfin, en fait, si, mais ce n’est pas politiquement correct).   &lt;br /&gt;Petit b, je n’ai pas encore de gosse rien qu’à moi, je suis affreusement choqué, bousculé car je n’avais pas été formé à cela et je suis certain qu’il me faut faire quelque chose. Par exemple, demander conseil au rédacteur en chef de l’émission pour, au pire, diffuser mes responsabilités face à la prise de décision. Je dois me détacher.    &lt;br /&gt;Petit c, j’ai déjà en tête l’opportunité du scoop et je sais que le reportage sera une tuerie en terme d’audience, je suis donc un sale con.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Il doit y avoir autant de petites lettres de l’alphabet que de réactions imaginables.   &lt;br /&gt;Autant je suis persuadé que, malgré leurs grands discours donneurs de leçons sur la protection du secret des sources, la police a également été informée de l’enquête en cours sur les réseaux de drogues de Tremblay-en-France par les journalistes eux-mêmes, d’où l’intervention idoine le matin de la diffusion dans les tours de banlieue; autant je suis persuadé que Pujadas a eu raison de donner son accord sur la divulgation des noms et prénoms des pédophiles estimés dangereux.    &lt;br /&gt;Pour le reste, c’est uniquement une question de communication, de guéguerre entre chaînes concurrentes: ouh, toi, t’as vu ce que t’as fait, t’as pas respecté le code. Ouh ah ouais mais ce sont de p’tits enfants, c’est plus fort que ta drogue. Et entrent dans la danse tous les avis des confrères.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Y’a t-il deux poids deux mesures en comparant le trafic de drogue de Tremblay et la pédophilie? Ce n’est pas la même urgence même si la fin des histoires reste dramatique pour les gamins qui ne demandent qu’à jouer dans un bac à sable.   &lt;br /&gt;Pourtant, ce n’était pas la première fois que je m’étonnais que la police ne soit au fait des résultats d’une enquête journalistique (pour le dossier drogue). Peut-être en fait que le Ministère de l’Intérieur suit de cela près (…), peut-être qu’il y a collaborations secrètes. Mais pourquoi en parler ouvertement? En tant que simple téléspectateur, j’ai un code de moralité me permettant d’admettre que la déontologie d’un journaliste puisse souffrir de quelques écarts, même si ouh, ce n’est pas bien pour la liberté de la presse.    &lt;br /&gt;Je préfère ne rien savoir des modes de fonctionnement entre les services de l’Etat et les services de presse, avec l’unique espérance que tout est réalisé en bonne intelligence et pourquoi pas en bonne humanité.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Pfff, utopiste que je suis.&lt;/p&gt;  &lt;p align="justify"&gt;Et puisque personne ne me pose la question, je donne ma réponse: oui, j’aurais dénoncé le pédophile aux flics (en n’omettant pas de l’avoir émasculé accidentellement juste avant). Je l’aurais peut-être fait discrètement (le dénoncer et l’émasculer) afin de conserver ma conscience normale si le chef avait été contre. Non, je n’aurais pas dénoncé le trafic de drogue de Tremblay et je n’arrive pas trop à expliquer pourquoi.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1737840381785770912-5894659724583812711?l=l-ours.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5894659724583812711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1737840381785770912/posts/default/5894659724583812711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://l-ours.blogspot.com/2010/04/la-question-nest-pas-detre-daccord-ou.html' title='La question n’est pas d’être d’accord ou non'/><author><name>sapiens71</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12369761099625108616</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_6uFOovedc5U/SespzIqa7QI/AAAAAAAAACE/A-2uYbhOuIs/S220/Barny.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1737840381785770912.post-4608033187696218729</id><published>2010-04-06T00:32:00.001-07:00</published><updated>2010-04-06T00:32:14.119-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En direct'/><title type='text'>Vengeance totalement gratuite et ponctuelle</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ah ce coup-ci, on l’a bien niqué le soleil. Ouais, tu le savais pas hein que c’était le lundi de Pâques, tu pensais encore nous faire le coup du weekend foireux sous la flotte, un genre de novembre au printemps, et un retour au travail sous tes rayons!   &lt;br /&gt;Sûr qu’il fallait judicieusement déplacer le jour de distribution des œufs à cause de la météo, c’est bien connu, les cloches qui balancent du chocolat dans les arbres ne sont pas waterproof. Alors les 
